18 avril 2008BULLETIN DES ANNONCES LEGALES OBLIGATOIRES Bulletin n°47


Publications périodiques
____________________

Sociétés commerciales et industrielles (Comptes annuels)
____________________



 

LAFARGE

Société Anonyme au capital de 690 258 300 euros.

Siège social : 61, rue des Belles Feuilles, 75116 Paris.

542 105 572 R.C.S. Paris.

 

Documents comptables annuels

 

A. — Comptes sociaux.

Commentaires sur le résultat et le bilan.

 

Les comptes de l'exercice 2007 se soldent par un résultat net de 669 millions d’euros, contre 2 130 millions l’année précédente.

 

— Les résultats traduisent les événements suivants :

  – la forte diminution du résultat d'exploitation -98 millions d’euros est liée principalement à la prise en charge sur l’exercice des commissions et honoraires relatifs à l’acquisition d’Orascom Building Materials Holding (-90 M€), à la charge nette constatée sur l’externalisation des régimes de retraite à prestations définies pour la population retraitée (-51 M€) et à l’augmentation des redevances (+ 26 M€),

  – la croissance du résultat financier + 383 millions d’euros correspond à une augmentation des dividendes (+ 439 M€) compensée par une hausse des charges financières nettes (-56 M€),

  – le résultat exceptionnel ressort à -16 millions d’euros en 2007,

  – enfin l’impôt sur les bénéfices prend en compte les impôts reçus ou à recevoir des filiales pour 170 millions d’euros ;

 

— Les principales évolutions au bilan reflètent :

  – l’augmentation des titres de participations + 4991 millions d’euros s’explique notamment par :

  – l’augmentation de capital de Sabelfi pour (+ 5 003 M€),

  – l’augmentation de capital de notre filiale brésilienne CNCP (+ 3 M€), et la réduction du capital de Lafarge Maroc pour (-29 M€).

  – la diminution des prêts et avances à court et long termes consentis aux sociétés du groupe pour 5 209 millions d’euros

  – l’augmentation des capitaux propres avant résultat de + 1162 millions d’euros, résultant de l’affectation du résultat de l’année précédente (+ 2130 M€), du versement d’un dividende de (-521 M€), de l’exercice d’options pour (+ 76 M€) et de l’annulation d’actions propres de (-522 M€)

  – la diminution de 1255 millions d’euros de l’endettement net qui ressort à 7 878 millions d’euros.

 

A la fin de l'année, la dette brute est composée d'emprunts obligataires pour 5371 millions d’euros, de Titres de créances négociables pour 2 061 millions d’euros, d’emprunts auprès de sociétés du groupe pour 418 millions d’euros et d'autres emprunts pour 289 millions d’euros.

 

I. — Compte de résultat au 31 décembre 2007.

(En millions d'euros)

Notes

2007

2006

2005

Produits d'exploitation

 

 

 

 

    Production vendue (services)

 

309

280

238

    Reprises sur provisions

1

41

 

 

 

 

 

 

 

Charges d'exploitation

 

 

 

 

    Autres achats et charges externes

 

-451

-283

-240

    Salaires et Charges sociales

 

-129

-122

-107

    Impôts et Taxes

 

-5

-6

-4

    Dotations aux amortissements et aux provisions

1

-25

-31

-27

        Résultat d exploitation

 

-260

-162

-140

Produits Financiers

 

 

 

 

    Dividendes

2

864

425

315

    Autres produits de participations

3

461

502

368

    Autres produits financiers

4

47

31

36

Charges financières

 

 

 

 

    Charges assimilées sur participations

3

-75

-77

-62

    Autres charges financières

4

-512

-479

-356

        Résultat financier

 

785

402

301

Résultat courant avant impôt

 

525

240

161

Résultat exceptionnel

5

-16

1 737

406

Impôts sur les bénéfices

6

160

153

141

        Résultat net

 

669

2 130

708

 

II. — Bilan au 31 décembre 2007.

(En millions d'euros).

Actif

Notes

31/12/2007

31/12/2006

31/12/2005

 

 

Montant brut

Amortis. provisions

Montant net

Montant net

Montant net

Immobilisations incorporelles & corporelles

7

154

72

82

77

69

Immobilisations financières (1)

8

17 315

6

17 309

13 405

11 572

    Participations

 

14 340

1

14 339

9 348

7 407

    Créances rattachées à des participations

 

2 946

3

2 943

4 012

4 123

    Autres immobilisations financières

 

29

2

27

45

42

        Actif immobilisé

 

17 469

78

17 391

13 482

11 641

Créances

 

2 685

 

2 685

6 567

3 923

Valeurs mobilières de placement

9

55

 

55

82

65

Disponibilités

 

206

 

206

37

72

        Actif circulant

 

2 946

 

2 946

6 686

4 060

Primes de remboursement des obligations

10

66

 

66

73

76

Ecarts de conversion

10

203

 

203

206

105

        Total général

 

20 684

78

20 606

20 447

15 882

(1) dont à moins d'un an

 

 

 

1 307

153

58

 

Passif (avant affectation)

Notes

31/12/2007

31/12/2006

31/12/2005

Capital social

 

690

707

704

Primes d'émission, de fusion, d'apport

 

5 962

6 392

6 347

Ecarts de réévaluation

 

88

88

88

Réserve légale

 

71

70

68

Autres réserves

 

649

649

649

Report à nouveau

 

1 998

389

131

Résultat de l'exercice

 

669

2 130

708

Provisions réglementées

 

2

2

2

    Capitaux propres

12

10 129

10 427

8 697

Provisions pour risques et charges

13

351

386

340

Emprunt obligataire convertible

 

 

 

482

Autres emprunts obligataires

 

5 371

5 785

4 564

Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit (1)

 

289

480

519

Autres dettes financières diverses

 

2 479

2 987

1 023

    Dettes financières

14

8 139

9 252

6 588

Dettes fiscales et sociales

 

53

48

34

Autres dettes

 

1 510

111

99

Total dettes (2)

 

9 702

9 411

6 721

Ecarts de conversion

10

424

223

124

    Total général

 

20 606

20 447

15 882

(1) dont concours bancaires courants et soldes créditeurs de banques

 

138

9

13

(2) dont à moins d'un an

 

2 429

979

1 075

 

III. — Tableau de financement.

(En millions d'euros).

 

2 007

2 006

2 005

Marge brute d'autofinancement (*)

652

511

721

Variation du besoin en fonds de roulement

5 487

-2 627

420

    Flux de trésorerie liés aux opérations (I)

6 139

-2 116

1 141

Investissements

-25

-31

-13

Acquisitions de titres

-5 009

-252

-22

Diminution nette des prêts et divers

1 048

108

-450

Actifs immobilisés cédés

31

7

20

    Flux de trésorerie liés aux opérations d'investissements (II)

-3 955

-168

-465

Augmentations de capital

76

49

298

Rachat d'actions propres pour annulation

-484

 

 

Dividendes au titre de l'exercice précédent

-521

-447

-408

    Flux de trésorerie liés aux opérations de capital (III)

-929

-398

-110

    Variation de l'endettement net (I+II+III)

-1 255

2 682

-566

    Endettement net de clôture

7 878

9 133

6 451

Détail de l'endettement net

7 878

9 133

6 451

    Dettes financières

8 139

9 252

6 588

    Valeurs mobilières de placement

-55

-82

-65

    Disponibilités

-206

-37

-72

(*) La marge brute d'autofinancement est essentiellement composée du résultat net (669 M€) hors dotations aux amortissements (28 M€), dotations et reprises de provisions (- 45 M€).

 

IV. – Projet d’affectation du résultat.

(En euros).

Il serait proposé à l’Assemblée Générale Ordinaire d’affecter ainsi le résultat bénéficiaire qui s’élève à 668 817 251,03 euros :

 

Origines

(En euros)

Bénéfice de l'exercice

668 817 251,03

Report à nouveau antérieur (*)

1 997 924 397,92

        Total

2 666 741 648,95

Affectation

 

Réserve légale

 

Dividende

 

    Premier dividende (5 % de la valeur nominale de l'action)

38 881 468,40

    Dividende complémentaire (dividende total - premier dividende)

738 747 899,60

    Montant maximum de la majoration de 10 %

6 149 429,60

    Dividende total

783 778 797,60

Report à nouveau

1 882 962 851,35

        Total des affectations

2 666 741 648,95

(* ) Après prise en compte :

– Des dividendes perçus sur les actions auto détenues, soit 8 543 709 euros ;

– De la majoration de 10 % non perçue au titre des actions nominatives transférées dans un compte au porteur entre le 1er janvier et le 24 mai 2007, soit 88 737 euros.

 

V. — Annexe.

Exercice clos le 31 décembre 2007.

 

Principes comptables.

Les comptes sont établis conformément aux dispositions du Plan comptable général (règlement CRC N° 99-03).

 

Les principes comptables suivis sont les suivants :

— Immobilisations incorporelles. — Les immobilisations incorporelles sont comptabilisées à leur coût d'acquisition et comprennent principalement les logiciels acquis et les coûts de développement nécessaires à leur mise en oeuvre.

Ces actifs sont amortis sur une durée de 5 ans.

— Immobilisations corporelles. — Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût d'acquisition, à l'exception de celles acquises antérieurement au 31 décembre 1976 qui figurent au bilan à leur valeur réévaluée à cette date (réévaluation légale).

Les amortissements sont calculés selon le mode linéaire sur la durée de vie estimée des immobilisations:

– Constructions : 25 ans

– Matériel : 3 à 10 ans

– Véhicules : 4 ans

— Immobilisations financières.

– Titres de participation :

La valeur brute des titres de participation est constituée par le coût d'achat hors frais d'acquisition mais après réévaluation légale 1976, pour les titres détenus avant cette date.

Lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence. La valeur d'inventaire est déterminée en tenant compte de la quote-part de la situation nette, des perspectives de rentabilité et des cours de bourse s'ils sont pertinents. Lorsque la quote-part de la société dans les capitaux propres des participations est négative, et si la situation le justifie, une provision pour risque est constituée.

– Actions propres:

Les actions Lafarge SA auto détenues sont inscrites en Valeurs mobilières de placement lorsque ces titres sont destinés à couvrir des plans d'options d'achats et d'attributions gratuites et en Autres immobilisations financières dans les autres cas.

Les actions propres sont évaluées en fonction du cours moyen de mois de clôture ou en fonction du cours d'attribution garanti au salarié lorsqu'elles sont affectées explicitement à cette catégorie.

— Opérations en devises. — Les dettes et créances libellées en devises sont converties aux taux en vigueur au 31 décembre. L'écart de conversion qui en résulte est inscrit au bilan sous la rubrique écarts de conversion.

Les pertes de change latentes sont provisionnées pour leur totalité sauf dans le cas où ces pertes sont compensées par des gains de change latents, constatés sur des créances et dettes ou des engagements hors bilan exprimés dans les mêmes devises et dont les termes sont suffisamment proches.

— Instruments dérivés de taux. — Les résultats relatifs à ces contrats sont déterminés et comptabilisés de manière symétrique à la prise en compte des produits et charges sur les dettes couvertes.

— Primes d'émission et de remboursement des emprunts obligataires. — Les emprunts obligataires dont le remboursement est assorti de primes sont comptabilisés au passif du bilan pour leur valeur totale, primes de remboursement incluses. En contrepartie, ces dernières sont inscrites à l'actif et sont amorties systématiquement sur la durée de l'emprunt par fractions égales. Toutefois, les primes afférentes à la fraction d'emprunt remboursée ne sont pas maintenues au bilan.

— Capitaux Propres. — Les frais d'augmentation de capital sont imputés sur la prime d'émission.

— Provisions pour risques et charges. — Une provision est constatée dès lors qu'il existe une obligation dont il est probable ou certain qu'elle provoquera une sortie de ressources sans contrepartie.

—  Impôt sur les bénéfices.

– La société est placée sous le régime de l'intégration fiscale :

Lafarge est redevable vis à vis du Trésor de l'impôt calculé sur la somme des résultats fiscaux des sociétés intégrées.

L'économie d'impôt résultant de l'écart entre la charge d'impôt du groupe fiscal et la charge d'impôt des sociétés bénéficiaires est comptabilisée en produits de l'exercice.

— Engagements de retraites. — Des provisions sont constituées pour les engagements en matière d'indemnités de départ et de compléments de retraite. Ces provisions résultent d'évaluations actuarielles périodiques selon la méthode des unités de crédit projetées.

Cette méthode prend en compte notamment, l'ancienneté, l'espérance de vie et le taux de rotation du personnel de l'entreprise, ainsi que les hypothèses de revalorisation et d'actualisation.

Les écarts actuariels résultant du changement d'hypothèses ou d'écarts d'expérience sont comptabilisés dans la mesure où ils sont supérieurs à 10 % de la valeur des engagements. Ils sont alors amortis sur la durée moyenne résiduelle d'activité des bénéficiaires des plans.

Les écarts actuariels liés aux inactifs sont comptabilisés en charge.

 

Tous les montants sont exprimés en millions d'euros sauf mention contraire.

 

1. — (Dotations) reprises sur provisions et amortissements d'exploitation.

 

2007

2006

2005

Pensions et Indemnités de fin de carrière

41

 

 

        Reprises sur provisions d'exploitation

41

 

 

Dotations aux amortissements

 

 

 

    Immobilisations incorporelles

-14

-12

-11

    Immobilisations corporelles

-4

-5

-5

Dotations aux provisions

 

 

 

    Pensions et Indemnités de fin de carrière

-4

-14

-11

    Autres

-3

 

 

        Dotations aux amortissements et aux provisions

-25

-31

-27

 

2. — Dividendes.

 

2007

2006

2005

France

801

404

249

Autres pays

63

21

66

    Total

864

425

315

 

3. — Autres produits et charges sur participations.

 

2007

2006

2005

Produits sur créances rattachées long terme

200

272

202

Produits sur avances et prêts aux sociétés du groupe

250

230

157

Reprise financières relatives à des participations

11

 

9

    Total des autres produits de participations

461

502

368

Charges sur dettes rattachées long terme

-25

-35

-34

Charges sur avances et emprunts auprès des sociétés du groupe

-50

-37

-28

Dotations financières relatives à des participations

 

-5

 

    Total des charges assimilées sur participations

-75

-77

-62

 

4. — Autres produits et charges financières.

 

2007

2006

2005

Autres intérêts et produits assimilés

8

20

13

Différence positive de change

24

11

5

reprises sur provisions financières

15

 

18

    Total des autres produits financiers

47

31

36

Charges sur emprunts obligataires

-325

-296

-273

Autres intérêts et charges assimilées

-135

-151

-71

Différence négative de change

-40

-3

-2

Dotations aux provisions financières

-12

-29

-10

    Total des autres charges financières

-512

-479

-356

 

5. — Résultat exceptionnel.

 

2007

2006

2005

Résultat sur cession de participations

 

1697(*)

2

Boni sur Rachat de l' EDI

 

 

408

Autres éléments exceptionnels nets

-16

40

-4

    Total

-16

1 737

406

(*) Les 1 697 millions d'euros sont constitués pour l'essentiel, par la plus value réalisée sur l'apport de titres Lafarge North America Inc à Efalar Inc dans le cadre de l'opération de rachat des actionnaires minoritaires lancée le 21 février 2006.

En vertu d'un Contribution agreement en date du 16 mai 2006, Lafarge SA a apporté ses actions Lafarge North America comptabilisées pour un montant total de 425 millions d'euros à Efalar Inc. En contrepartie Lafarge SA a reçu des actions Efalar pour un montant total de 2 120 millions d'euros. La valeur d'échange correspondant au prix de l'offre soit 85,5 $ par action. La plus value dégagée qui s'élève à 1 695 millions d'euros a bénéficié, le 16 Octobre 2006, du régime de faveur prévu par l'article 210 A du CGI permettant son report d'imposition.

 

6. — Impôt sur les bénéfices.

 

2007

2006

2005

Produit de l'intégration fiscale

170

163

153

Impôt société

-10

-10

-12

    Total

160

153

141

 

Le déficit reportable du groupe fiscal s'élève à 132 millions d'euros.

 

7. — Immobilisations incorporelles et corporelles.

 

31/12/2006

Augmentations

Diminutions

31/12/2007

Immobilisations incorporelles

91

21

17

95

Amortissements

-47

-14

-16

-45

Immobilisations corporelles

57

4

2

59

Amortissements

-24

-4

-1

-27

    Total

77

7

2

82

 

8. — Immobilisations financières.

 

31/12/2006

Augmentations

Diminutions

31/12/2007

Participations (1)

9 348

5 020

29

14 339

Créances rattachées à des participations

4 012

430

1 499

2 943

Autres immobilisations financières

45

22

40

27

    Total

13 405

5 472

1 568

17 309

(1) le détail est donné dans la note 11 dans le tableau "Valeurs financières"

 

L'augmentation des Participations concerne essentiellement la capitalisation de notre filiale Sabelfi snc pour 5003 millions d'euros.

Les "Autres immobilisations financières" intègrent principalement des actions propres auto détenues (203 000) pour une valeur nette de 23 millions d'euros contre 43 millions d'euros au 31/12/2006.

 

9. — Valeurs mobilières de placement. 

 

 

31/12/2006

Augmentations

Diminutions

31/12/2007

Actions propres Lafarge SA

36

16

15

37

Sicav monétaires

46

 

28

18

    Total

82

16

43

55

 

Au 31/12/2007, la valeur de marché des actions propres auto détenues (454 233 actions) s'établit à 57 millions d'euros.

 

10. — Ecarts de conversion et primes de remboursement des obligations. 

 

 

2007

2006

2005

Primes de remboursement des obligations (*)

66

73

76

Ecarts de conversion

203

206

105

    Actif

269

279

181

Ecarts de conversion

424

223

124

    Passif

424

223

124

(*) En 2007 ce compte a enregistré 3 millions d'euros de primes afférentes à un nouvel emprunt obligataire et 10 millions d'euros d'amortissement.

 

11. — Valeurs financières.

Ce chapitre regroupe l'ensemble des informations relatives aux Titres de Participation.

 

Filiales et participations :

 

(En millions d’euros)

Capital

Capitaux propres

Quote-part de capital détenue en %

Valeur brute comptable des titres détenus

2007

Valeur nette comptable des titres détenus

2007

Valeur nette comptable des titres détenus

2006

Prêts et avances consentis et non remboursés

Montants des cautions et avals donnés par la société

Chiffre d'affaires H.T. du dernier exercice clos

Résultat (bénéfice ou perte) du dernier exercice clos

Dividendes encaissés par la société au cours de l'exercice

a. Renseignements détaillés concernant les filiales et participations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    1) Filiales françaises (+ 50 % du capital détenu par la société)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Sofimo

5 769

6 384

99,99

5 812

5 812

5 812

665

 

 

814

567

        Lafarge Ciments (*)

134

364

99,99

207

207

207

23

 

985

237

192

        Lafarge Gypsum  International (*)

523

565

99,99

594

594

594

269

 

 

27

33

    Filiales étrangères

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Sabelfi

5 075

5 099

99,99

5 082

5 082

67

 

 

 

75

47

        Companhia Nacional de Cimento Portland

100

135

99,86

241

241

237

131

 

 

(2)

 

         Lafarge North America Inc

 

2 109

80,43

2 310

2 310

2 310

241

 

3 940

461

 

         Lafarge Zement gmbh

26

0

10,00

29

29

29

 

 

 

14

 

     2) Participations étrangères (10 à 50 % du capital détenu par la société)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Lafarge Maroc

73

152

41,20

27

27

56

 

 

 

76

11

         Ciments du Cameroun

9

32

43,65

15

15

15

 

 

135

11

3

     3) Autres participations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Sté Nationale d'investissement

96

623

2,25

10

10

10

 

 

 

94

1

b. Renseignements globaux concernant les autres filiales et participations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    1) Filiales non reprises au paragraphe a 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Françaises (ensemble)

 

 

 

9

9

9

 

 

 

 

10

        Etrangères (ensemble)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    2) Participations non reprises aux paragraphes a 2 et a 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Françaises (ensemble)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Etrangères (ensemble)

 

 

 

4

3

2

 

 

 

 

 

        Total

 

 

 

14 340

14 339

9 348

1 329

0

 

 

864

* la valeur de ces participations tient compte de la réévaluation 1976 pour 85 millions d'euros sur Lafarge Ciments et de 2 millions d'euros sur Lafarge Gypsum Int.

 

12. — Capitaux propres. 

 

 

Capital

Primes liées au capital

Autres réserves

Résultat

Total

Capitaux propres au 31/12/2006

707

6 392

1 198

2 130

10 427

Affectation du résultat 2006

 

 

1 609

-2 130

-521

Augmentations de capital

4

72

 

 

76

Réduction de capital par annulation d'actions

-20

-502

 

 

-522

Résultat de l'exercice 2007

 

 

 

669

669

    Total

690

5 962

2 807

669

10 129

 

Au 31 décembre 2007 le capital social est composé de 172 564 575 actions au nominal de 4 euros.

 

13. — Provisions pour risques et charges.

 

2005

2006

Variations de l'exercice

2007

 

 

 

Dotations

Utilisations

Reprises sans objet

 

Provision Risque concurrence (1)

243

254

10

 

 

264

Provisions pour Retraites

73

88

4

41

 

51

Autres Provisions

24

44

19

27

 

36

    Total

340

386

33

68

0

351

        dont dotations / reprises :

 

 

 

 

 

 

            Exploitation

 

 

 

7

41

 

            Financier

 

 

 

10

15

 

            Exceptionnel

 

 

 

16

12

 

(1) Le 3 décembre 2002, Lafarge a fait l'objet d'une décision de la Commission européenne lui imposant une amende de 250 millions d'euros, au motif que certaines de ses filiales auraient participé avec leurs concurrents, entre 1992 et 1998 à des répartitions de marché ainsi qu'à des concertations sur les prix de la plaque de plâtre, essentiellement au Royaume-Uni et en Allemagne. Lafarge conteste vigoureusement cette décision et a déposé un recours auprès du Tribunal de Première Instance (TPI) à Luxembourg le 14 février 2003.

La procédure devant le TPI est désormais close suite à l'audience des plaidoiries qui s'est tenue le 25 janvier 2007 à Luxembourg, au cours de laquelle Lafarge et la Commission européenne ont présenté leurs arguments respectifs. Il est probable que la décision du TPI sera rendue au cours de l'année 2008. En contrepartie de la fourniture d'une garantie bancaire, aucun paiement ne sera exigible avant la décision du TPI.

Un montant de 214 millions d'euros a été provisionné dans les comptes clos au 31 décembre 2002 au titre de ce litige. Des provisions complémentaires ont été comptabilisées dans les comptes au titre des intérêts courus depuis 2002, pour un montant de 50 millions d'euros.

 

14. — Etat des dettes financières.

 

Devises

Montant initial

(en m€)

Taux

Durée

Capital restant dû

31/12/07

Capital restant dû

31/12/06

Emprunt obligataire 1997

euros

152

6,000%

10 ans

 

86

Emprunt obligataire 1998

euros

152

5,400%

10 ans

89

89

Emprunt obligataire 2000

euros

700

6,375%

7 ans

 

588

Emprunt obligataire 2001

livre sterling

538

6,875%

11 ans

477

521

Emprunt obligataire 2002

livre sterling

307

6,625%

15 ans

273

298

Emprunt obligataire 2003

euros

500

5,448%

10 ans

500

500

Emprunt obligataire 2001

euros

1 000

5,875%

8 ans

440

439

Emprunt obligataire 2004

euros

612

5,000%

10 ans

612

612

Emprunt obligataire 2005

euros

500

4,250%

11 ans

500

500

Emprunt obligataire 2005

euros

500

4,750%

15 ans

500

500

Emprunt obligataire 2006

dollar us

444

6,150%

5 ans

408

456

Emprunt obligataire 2006

dollar us

444

7,125%

30 ans

408

456

Emprunt obligataire 2006

dollar us

592

6,500%

10 ans

543

607

Emprunt obligataire 2007

euros

500

5,375%

10 ans

500

 

Intérêts courus

 

 

 

 

121

133

    Sous Total

 

 

 

 

5 371

5 785

Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit

 

 

 

 

289

480

Autres dettes financières diverses

 

 

 

 

2 479

2 987

        Total

 

 

 

 

8 139

9 252

 

15. — Etat des échéances des créances et des dettes à la clôture de l'exercice.

Créances

Montant net au 31/12/2007

A moins d'un an

De 1 à 5 ans

A plus de 5 ans

Créances Rattachées à des Participations

2 943

1 283

1 642

18

Autres immobilisations financières

27

24

2

1

    Sous total créances long terme

2 970

1 307

1 644

19

Créances

2 685

2 685

 

 

        Total

5 655

3 992

1 644

19

 

Dettes

Montant au 31/12/2007

A moins d'un an

De 1 à 5 ans

A plus de 5 ans

Emprunts obligataires

5 371

650

885

3 836

Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit

 289

 139

 150

 0

Titres de créances négociables

2 061

77

1 984

0

Dettes rattachées

418

 

418

 

    Sous total dettes financières

8 139

866

3 437

3 836

Dettes fiscales et sociales

53

53

 

 

Autres dettes

1 510

1 510

 

 

        Total

9 702

2 429

3 437

3 836

 

16. — Informations concernant les entreprises liées.

 

Montant net

Dont

 

 

Entreprises liées

Autres participations

Immobilisations financières :

 

 

 

    Titres de participation

14 339

14 329

10

    Créances à long terme rattachées à des participations

2 943

2 943

 

Dettes Financières

 

 

 

    Autres Dettes Financières diverses

2 479

418

 

Créances

 

 

 

    Prêts et comptes courants

2 565

2 557

8

    Autres créances

120

 

 

Autres dettes

 

 

 

    Emprunts et comptes courants

1 363

1 361

2

    Autres dettes

200

12

 

Produits nets sur participations

1 250

1 250

 

Autres (Charges) et produits financiers

-465

 

 

 

17. — Engagements financiers.

Les engagements donnés pour 889 millions d'euros sont principalement constitués de garanties de passif accordées à des tiers dans le cadre de cessions réalisées et de garanties financières données. Il n'existe pas d'engagements de caution ou de sûreté au 31 décembre 2007.

 

18. — Instruments dérivés.

— Risque de Change.

Lafarge SA utilise des achats et des ventes à terme de devises et des swaps de change pour :

– assurer le refinancement des prêts et emprunts à des filiales dans une devise autre que l'Euro

– couvrir le risque de change des filiales du groupe (engagements fermes et transactions hautement probables), sachant que les contrats négociés avec les filiales sont retournés symétriquement sur le marché interbancaire et ne génèrent pas de position au niveau de Lafarge SA

Au 31 décembre 2007, les contrats à terme ont été principalement conclus pour une durée inférieure à un an.

 

La valeur nominale et la juste valeur des instruments dérivés à la date de clôture de l'exercice sont :

 

(En millions d'euros)

Notionnel

Juste valeur (*)

Achats à terme et swaps de change

 

 

Dollar Americain (usd)

94

-2

Livre Britannique (gbp)

428

-8

Autres devises

120

0

    Total

642

-10

Ventes à terme et swaps de change

 

 

Dollar Americain (usd)

1 576

17

Livre Britannique (gbp)

240

3

Autres devises

199

3

    Total

2 015

23

(*) La juste valeur des instruments dérivés de change a été calculée en utilisant les prix de marché que Lafarge SA devrait payer ou recevoir pour dénouer ces contrats.

 

— Risque de Taux.

L'exposition de Lafarge SA aux variations de taux d'intérêt recouvre deux natures de risques :

– un risque de prix lié aux actifs et passifs financiers à taux fixe: les variations de taux d'intérêt ont une influence sur leurs valeurs de marché

– un risque de flux de trésorerie lié aux actifs et passifs financiers à taux variables: les variations de taux d'intérêt ont une incidence directe sur le résultat futur de la société

Lafarge SA dans le cadre de sa politique générale, arbitre entre ces deux natures de risques, en utilisant au besoin des swaps de taux d'intérêt.

 

Le montant notionnel et la juste valeur des instruments dérivés de taux à la date de clôture de l'exercice sont :

 

(En millions d'euros)  

Taux moyen  

Montant notionnel des contrats par date d'échéance (a)

Juste valeur (b) 

2 008

2 009

2 010

2 011

2 012

> 5 ans

Total

Swap de taux d'intérêts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Payeurs du taux Fixe

6,3%

70

7

 

 

 

 

77

0

    Receveurs du taux Fixe

4,4%

 

 

 

 

 

600

600

-9

    Autres dérivés de taux

7,2%

 

18

 

 

 

 

18

1

(a) Le montant notionnel des contrats représente la valeur nominale des instruments financiers traités avec des contreparties.

(b) La juste valeur des swaps de taux a été calculée en utilisant les prix de marché que Lafarge SA devrait payer ou recevoir pour dénouer les contrats.

 

19. — Engagements de retraite.

Les engagements de retraite de Lafarge consistent en des régimes de retraite complémentaire et d'indemnités de départ. En 2007, la société a souscrit auprès de Cardif Assurance Vie une Convention d'Assurance Vie Collective par laquelle la société a transféré ses obligations relatives à ses régimes à prestations définies pour la population retraitée". La prime payée s'est élevée à 99 millions d'euros. Conformément à la réglementation française, la compagnie d'assurance garantit la revalorisation des pensions de retraite dans la limite des produits techniques affectés à la convention d'assurance, le coût résiduel éventuel lié à la revalorisation des pensions restant à la charge de la société.

Les engagements au titre des régimes de retraite complémentaire et des indemnités de départ ont été évalués selon la méthode dite des Unités de Crédits Projetés.    

 

Les principales hypothèses retenues dans ces évaluations sont décrites ci après :

 

 

2007

2006

2005

Taux d'actualisation

4,75- 5,25%

4,5%

4,20%

Taux de croissance des salaires

2 à 5,5 %

2 à 3,5 %

2 à 3,5 %

Taux de rendement long terme attendus sur les actifs de régime

 

4,20%

4,85%

Valeur actualisée de l'obligation

102

191

155

Juste valeur des actifs de régime

0

-11

-10

Ecarts actuariels et effets des modifications de plan non comptabilisés

-51

-92

-72

    Provision au titre des engagements de retraite

51

88

73

 

20. — Rémunérations allouées aux membres des organes d'administration et de direction. 

 

 

2007

2006

2005

Conseil d'administration

0,46

0,46

0,46

Direction

9,91

7,68

6,93

 

21. — Effectif moyen employé pendant l'exercice. 

 

 

2007

2006

2005

Cadres

306

334

370

Agents de maîtrise et techniciens

114

121

135

Employés

15

19

23

    Effectif total

435

474

528

 

22. — Droits individuels a la formation.

En application de l'avis 2004 F du Comité d'urgence relatif à la comptabilisation du droit individuel à la formation (DIF), Lafarge n'a provisionné aucun droit dans les comptes de l'exercice clos le 31/12/2007.

Les droits acquis à fin 2007 sont évalués à 25 180 heures.

 

23. — Situation fiscale latente exprimée en base d’imposition. 

 

(Holding seule)

2007

2006

2005

I. Impôt latent

 

 

 

    Provisions réglementées

2

2

1

    Plus value en report d'imposition (*)

1764

1764

70

II. Crédit d’impôt latent

 

 

 

    Provisions pour Retraites

51

88

74

    Autres provisions

12

10

 

    Charges non déductibles temporairement

62

17

 

III. Déficits reportables

 

 

 

    Déficits du groupe d'intégration fiscal

132

186

458

        Ecart de réévaluation (1976)

88

88

88

(*) voir note 5

 

24. — Evénements postérieurs à la clôture. 

 

Le conseil d'administration de Lafarge s'est réuni le 9 décembre 2007, et a approuvé l'acquisition d'Orascom Building Materials Holding S.A.E. (OBMH) pour 8,8 Milliards d'euros. Cette acquisition est financée à hauteur de 2,8 milliards d'euros par une augmentation de capital réservée aux actionnaires d' OBMH votée lors de l' Assemblée générale extraordinaire de Lafarge du 18/01/2008, et par recours à la Dette pour 6 milliards d'euros .L'acquisition est effective le 23 janvier 2008.

 

Evolution des résultats financiers de la société au cours des cinq derniers exercices.

(Articles 133-135 et 148 du décret du 23 mars 1967 sur les sociétés commerciales). 

 

 

2007

2006

2005

2004

2003

1. — Capital social 

 

 

 

 

 

Capital social (en euros)

690 258 300

706 500 568

703 941 212

683 676 312

668 871 252

Nombre d'actions ordinaires existantes

172 564 575

176 625 142

175 985 303

170 919 078

167 217 813

Nombre maximal d'actions futures à créer

6 502 420

6 957 586

6 938 951

16 995 458

16 576 285

    Par conversion d'obligations

 

 

 

10 768 504

10 768 504

    Par exercice d'options de souscription d'actions

6 502 420

6 957 586

6 938 951

6 226 954

5 807 781

2. — Opérations de l’exercice (en milliers d'euros)

 

 

 

 

 

a) Chiffre d'affaires hors taxes

1 634 956

1 232 191

917 619

972 135

960 362

b) Résultat avant impôts, participation des salariés et dotations aux amortissements et provisions

492 565

2 055 625

613 550

249 924

206 170

c) Impôts sur les bénéfices

159 648

152 584

141 451

155 483

183 405

d) Participation des salariés due au titre de l'exercice

 

 

 

 

 

e) Résultat après impôts, participation des salariés et dotations aux amortissements et provisions

668 817

2 129 712

708 387

322 038

402 027

f) Résultat distribué (a)

783 779

521 087

447 358

408 283

382 598

dont majoration de 10% (1)

6 149

3 872

2 846

2 467

2 256

Résultat par action (en euros)

 

 

 

 

 

a) Résultat après impôts, participation des salariés mais avant dotations aux amortissements et provisions

3,78

12,50

4,29

2,37

2,33

b) Résultat après impôts, participation des salariés et dotations aux amortissements et provisions

3,88

12,06

4,03

1,88

2,40

c) Dividende net

4,000

3,000

2,550

2,400

2,300

Dividende net majoré

4,400

3,300

2,800

2,640

2,530

d) Revenu global

 

 

 

 

3,450

Revenu global majoré

 

 

 

 

3,795

3. — Personnel

 

 

 

 

 

    Nombre de salariés au 31 décembre

435

447

510

510

481

    Masse salariale (en milliers d'euros) (2)

91 934

87 679

75 454

66 447

61 960

    Avantages sociaux (milliers d'euros) (3)

37 383

34 715

31 789

29 097

26 882

    Intéressement versé (en milliers d'euros)

2 806

1 903

1 016

777

594

(a) Ce dividende prend en compte les 22,5 millions d'actions nouvellement émises (augmentation de capital approuvée par l' AGE du 18/01/2008).

(1) Majoration du dividende relative aux actions nominatives détenues depuis plus de deux ans.

(2) Incluant indemnités de départ et compléments de retraite.

(3) Organismes sociaux, oeuvres sociales, etc.

 

B. — Comptes consolidés.  

I. — Compte de résultat consolidé.

(En millions d’euros, sauf indications contraires).

 

Notes

Exercices clos le 31 décembre

 

 

2007

2006

2005 (*)

Produits des activités ordinaires

 

17 614

16 909

14 490

Coût des biens vendus

 

-12 700

-12 385

-10 585

Frais administratifs et commerciaux

 

-1 672

-1 752

-1 659

    Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

 

3 242

2 772

2 246

Plus- (moins-) values de cession

5

196

28

40

Autres produits (charges) d’exploitation

6

-149

-122

-105

    Résultat d’exploitation

 

3 289

2 678

2 181

Charges financières

7

-652

-582

-498

Produits financiers

7

126

97

83

Quote-part dans les résultats des entreprises associées

12

 

30

31

    Résultat avant impôts des activités poursuivies

 

2 763

2 223

1 797

Impôts

22

-725

-630

-470

Résultat net des activités poursuivies

 

2 038

1 593

1 327

Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

3

118

-4

97

    Résultat net de l’ensemble consolidé

 

2 156

1 589

1 424

        Dont

 

 

 

 

            Part du Groupe

 

1 909

1 372

1 096

            Intérêts minoritaires

 

247

217

328

Résultats nets par action (euros)

 

 

 

 

Résultat net - Part du Groupe

 

 

 

 

    Résultat par action de base

 

11,05

7,86

6,39

    Résultat par action dilué

 

10,91

7,75

6,34

Des activités poursuivies

 

 

 

 

    Résultat par action de base

8

10,37

7,88

5,82

    Résultat par action dilué

8

10,24

7,77

5,79

Des activités cédées ou en cours de cession

 

 

 

 

    Résultat par action de base

3

0,68

-0,02

0,57

    Résultat par action dilué

3

0,67

-0,02

0,55

    Nombre moyen d’actions (milliers)

8

172 718

174 543

171 491

(*) Les chiffres ont été ajustés des retraitements expliqués dans la Note 3(b) suite à la cession de la branche Toiture décidée en 2006 et réalisée en 2007 et ne correspondent donc pas aux états financiers publiés dans le Rapport Annuel 2005. Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

II. — Bilan consolidé.

(En millions d’euros).

Actif

Notes

Au 31 décembre

 

 

2007

2006 (*)

2005 (*)

Actif non courant

 

21 490

20 474

20 543

    Goodwill

9

7 471

7 511

6 646

    Immobilisations incorporelles

10

472

426

355

    Immobilisations corporelles

11

11 904

11 183

12 171

    Participations dans des entreprises associées

12

331

253

376

    Autres actifs financiers

14

1 096

830

626

    Instruments dérivés actifs

26

5

70

49

    Impôts différés actifs

22

211

201

320

Actif courant

 

6 818

9 367

7 352

    Stocks et travaux en cours

15

1 761

1 619

1 857

    Clients

16

2 515

2 674

2 737

    Autres débiteurs

17

1 061

1 126

925

    Instruments dérivés actifs

26

52

60

98

    Trésorerie et équivalents de trésorerie

18

1 429

1 155

1 735

    Actifs en cours de cession

3

 

2 733

 

        Total actif

4

28 308

29 841

27 895

(*) Les chiffres ont été retraités suite à l’application par le Groupe de l’amendement à la norme IAS 19 – Avantages du Personnel, permettant la comptabilisation de l’ensemble des écarts actuariels relatifs aux régimes à prestations définies au bilan en contrepartie des capitaux propres (cf. Note 2). Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

Passif

Notes

Au 31 décembre

 

 

2007

2006 (*)

2005 (*)

Capital

19

691

707

704

Primes

19-20

6 019

6 420

6 316

Actions propres

 

-55

-72

-98

Réserves et résultat consolidés

 

4 411

3 023

2 025

Autres réserves

19

36

31

-37

Écarts de conversion

 

-104

205

741

    Capitaux propres part du Groupe

 

10 998

10 314

9 651

Intérêts minoritaires

21

1 079

1 380

2 533

    Capitaux propres

 

12 077

11 694

12 184

    Passif non courant

 

10 720

11 962

9 852

Impôts différés passifs

22

695

529

515

Provision avantages du personnel

23

724

1 057

1 415

Provisions

24

928

935

984

Passifs financiers

25

8 347

9 421

6 928

Instruments dérivés passifs

26

26

20

10

    Passif courant

 

5 511

6 185

5 859

Provision avantages du personnel

23

79

120

156

Provisions

24

201

132

123

Fournisseurs

 

1 732

1 598

1 675

Autres créditeurs

27

1 553

1 668

1 575

Impôts à payer

 

148

136

165

Passifs financiers

25

1 762

1 664

2 077

Instruments dérivés passifs

26

36

25

88

Passifs liés aux actifs en cours de cession

3

 

842

 

    Total passif

4

28 308

29 841

27 895

(*) Les chiffres ont été retraités suite à l’application par le Groupe de l’amendement à la norme IAS 19 – Avantages du Personnel, permettant la comptabilisation de l’ensemble des écarts actuariels relatifs aux régimes à prestations définies au bilan en contrepartie des capitaux propres (cf. Note 2). Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

III. — Tableau des flux de trésorerie consolidés.

(En millions d’euros).

 

Exercices clos le 31 décembre

 

Notes

2007

2006

2005 (*)

Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’exploitation

 

 

 

 

    Résultat de l’ensemble consolidé

 

2 156

1 589

1 424

    Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

 

118

-4

97

    Résultat net des activités poursuivies

 

2 038

1 593

1 327

    Élimination des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés aux opérations, des impôts et des frais financiers :

 

 

 

 

    Amortissements des immobilisations

4

941

932

849

    Pertes de valeur des actifs

6

13

23

65

    Quote-part dans les résultats des entreprises associées

12

 

-30

-31

    (Plus-) et moins-values de cession

5

-196

-28

-40

    (Produits) charges financiers

7

526

485

415

    Impôts

22

725

630

470

    Autres, nets

 

-238

90

-50

    Variation du besoin en fond de roulement lié aux opérations d’exploitation avant effet des impôts et des frais financiers

 

-79

-257

-334

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations avant impôts et frais financiers

 

3 730

3 438

2 671

    Intérêts reçus/payés

 

-478

-513

-429

    Impôts sur les bénéfices payés

 

-550

-543

-491

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’exploitation des activités poursuivies

 

2 702

2 382

1 751

    Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’exploitation des activités cédées ou en cours de cession

 

-26

184

135

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’exploitation

 

2 676

2 566

1 886

Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement

 

 

 

 

    Investissements industriels

4

-2 113

-1 639

-1 313

    Acquisitions de titres d’entreprises consolidées (1)

 

-604

-3 151

-383

    Investissement dans les entreprises associées

12

-225

-10

-10

    Acquisitions d’actifs financiers disponibles à la vente

 

-228

-14

-9

    Cessions d’actifs (2)

 

2 492

180

143

    (Augmentation) diminution nette des prêts et autres débiteurs non courants

 

-10

-15

19

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement des activités poursuivies

 

-688

-4 649

-1 553

    Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement des activités cédées ou en cours de cession

 

-15

-198

-131

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement

 

-703

-4 847

-1 684

    Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement

 

 

 

 

    Augmentations de capital

 

76

48

301

    Part des minoritaires dans les augmentations /(diminutions) de capital des filiales

 

-23

148

86

    (Acquisitions) cessions en numéraire d’autocontrôle

 

-505

26

4

    Dividendes versés

19

-521

-447

-408

    Dividendes versés aux minoritaires des filiales

 

-131

-170

-137

    Augmentation des passifs financiers à plus d’un an

 

1 279

3 341

2 100

    Remboursement des passifs financiers à plus d’un an

 

-2 239

-2 213

-2 017

    Augmentation (Diminution) des passifs financiers à moins d’un an

 

359

1 148

-81

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement des activités poursuivies

 

-1 705

1 881

-152

    Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement des activités cédées ou en cours de cession

 

41

15

-33

        Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement

 

-1 664

1 896

-185

 

(En millions d’euros)

Notes

Exercices clos le 31 décembre

 

 

2007

2006

2005 (*)

Variation de trésorerie et équivalents de trésorerie des activités poursuivies

 

309

-386

17

Variation de trésorerie et équivalents de trésorerie des activités en cours de cession

 

 

1

 

Incidence des variations des cours des monnaies étrangères sur la trésorerie

 

-35

-97

168

Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice

 

1 155

1 735

1 550

Reclassement de trésorerie et équivalents de trésorerie des activités en cours de cession

 

 

-98

 

    Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l’exercice

18

1 429

1 155

1 735

         Dont trésorerie des entreprises acquises

 

10

5

27

         Dont trésorerie des entreprises cédées

 

16

4

1

Analyse de la variation du besoin en fonds de roulement

 

 

 

 

    (Augmentation) / diminution des stocks et travaux en cours

 

-201

-146

-164

    (Augmentation) / diminution des clients et comptes rattachés

 

126

-238

-183

    (Augmentation) / diminution des autres débiteurs - hors créances fiscales et frais financiers à recevoir

 

5

-167

-76

    Augmentation / (diminution) des fournisseurs et comptes rattachés

 

131

122

82

    Augmentation / (diminution) des autres créditeurs - hors dettes fiscales et frais financiers à payer

 

-140

172

7

(*) Les chiffres ont été ajustés des retraitements expliqués dans la Note 3 (b) suite à la cession de la branche Toiture décidée en 2006 et réalisée en 2007 et ne correspondent donc pas aux états financiers publiés dans le Rapport Annuel 2005. Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

IV. — Tableau de variation des capitaux propres.

 

(En nombre d’actions)

(En millions d’euros)

 

Actions en circulation

Dont Actions propres

Capital

Primes

Actions propres

Réserves et résultat consolidés

Autres réserves

Écarts de conversion *

Capitaux propres - Part du Groupe

Intérêts minoritaires

Capitaux propres

Solde au 1er janvier 2005 (**)

170 919 078

1 834 396

684

6 013

-102

1 337

-10

-182

7 740

2 112

9 852

Actifs financiers disponibles à la vente

 

 

 

 

 

 

42

 

42

 

42

Couverture des flux de trésorerie

 

 

 

 

 

 

16

 

16

 

16

Gains et pertes actuariels

 

 

 

 

 

 

-65

 

-65

-31

-96

Impôts différés et autres variations

 

 

 

 

 

 

-20

 

-20

 

-20

Variation des écarts de conversion

 

 

 

 

 

 

 

923

923

278

1 201

    Variations de résultat reconnues directement en capitaux propres

 

 

 

 

 

 

-27

923

896

247

1 143

Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

 

1 096

 

 

1 096

328

1 424

    Total des produits et charges comptabilisés

 

 

 

 

 

1 096

-27

923

1 992

575

2 567

Dividendes versés

 

 

 

 

 

-408

 

 

-408

-137

-545

Augmentation de capital (plan de réinvestissement des dividendes)

3 995 201

 

16

232

 

 

 

 

248

 

248

Augmentation de capital (exercice de stock-options)

494 899

 

2

20

 

 

 

 

22

 

22

Augmentation de capital réservée aux salariés

576 125

 

2

31

 

 

 

 

33

 

33

Paiements fondés sur des actions

 

 

 

20

 

 

 

 

20

 

20

Actions propres

 

-49 322

 

 

4

 

 

 

4

 

4

Autres mouvements intérêts minoritaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-17

-17

    Solde au 31 décembre 2005 (**)

175 985 303

1 785 074

704

6 316

-98

2 025

-37

741

9 651

2 533

12 184

Actifs financiers disponibles à la vente

 

 

 

 

 

 

145

 

145

 

145

Couverture des flux de trésorerie

 

 

 

 

 

 

-38

 

-38

 

-38

Gains et pertes actuariels

 

 

 

 

 

 

18

 

18

27

45

Impôts différés et autres variations

 

 

 

 

 

73

-57

 

16

 

16

Variation des écarts de conversion

 

 

 

 

 

 

 

-536

-536

-146

-682

    Variations de résultat reconnues directement en capitaux propres

 

 

 

 

 

73

68

-536

-395

-119

-514

Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

 

1 372

 

 

1 372

217

1 589

    Total des produits et charges comptabilisés

 

 

 

 

 

1 445

68

-536

977

98

1 075

Dividendes versés

 

 

 

 

 

-447

 

 

-447

-170

-617

Augmentation de capital (exercice de stock-options)

639 839

 

3

45

 

 

 

 

48

 

48

Paiements fondés sur des actions

 

 

 

59

 

 

 

 

59

 

59

Actions propres

 

-412 814

 

 

26

 

 

 

26

 

26

Autres mouvements intérêts minoritaires (cf. Note 21)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-1 081

-1 081

    Solde au 31 décembre 2006 (**)

176 625 142

1 372 260

707

6 420

-72

3 023

31

205

10 314

1 380

11 694

 

 

(En nombre d’actions)

(En millions d’euros)

 

Actions en circulation

Dont Actions propres

Capital

Primes

Actions propres

Réserves et résultat consolidés

Autres réserves

Écarts de conversion *

Capitaux propres - Part du Groupe

Intérêts minoritaires

Capitaux propres

Solde au 31 décembre 2006 (**)

176 625 142

1 372 260

707

6 420

-72

3 023

31

205

10 314

1 380

11 694

Actifs financiers disponibles à la vente

 

 

 

 

 

 

-29

 

-29

 

-29

Couverture des flux de trésorerie

 

 

 

 

 

 

12

 

12

 

12

Gains et pertes actuariels

 

 

 

 

 

 

19

 

19

-1

18

Impôts différés et autres variations

 

 

 

 

 

 

3

 

3

 

3

Variation des écarts de conversion

 

 

 

 

 

 

 

-309

-309

-45

-354

    Variations de résultat reconnues directement en capitaux propres

 

 

 

 

 

 

5

-309

-304

-46

-350

Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

 

1 909

 

 

1 909

247

2 156

    Total des produits et charges comptabilisés

 

 

 

 

 

1 909

5

-309

1 605

201

1 806

Dividendes versés

 

 

 

 

 

-521

 

 

-521

-159

-680

Augmentation de capital (exercice de stock-options)

968 838

 

4

72

 

 

 

 

76

 

76

Paiements fondés sur des actions

 

 

 

29

 

 

 

 

29

 

29

Diminution de capital par annulation d’actions

-5 029 405

-5 029 405

-20

-502

522

 

 

 

 

 

 

Actions propres

 

4 314 378

 

 

-505

 

 

 

-505

 

-505

Autres mouvements intérêts minoritaires (cf. Note 21)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-343

-343

    Solde au 31 décembre 2007

172 564 575

657 233

691

6 019

-55

4 411

36

-104

10 998

1 079

12 077

(*) Dont 23 millions d’euros relatifs aux activités en cours de cession au 31 décembre 2006. (**) Les chiffres ont été retraités suite à l’application par le Groupe de l’amendement à la norme IAS 19 – Avantages du Personnel, permettant la comptabilisation de l’ensemble des écarts actuariels relatifs aux régimes à prestations définies au bilan en contrepartie des capitaux propres (cf. Note 2). Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

V. — État consolidé des produits et charges comptabilisés.

(En millions d’euros) 

31 décembre

2007

2006

2005

Résultat net de l’ensemble consolidé

2 156

1 589

1 424

Actifs financiers disponibles à la vente

-29

145

42

Couverture des flux de trésorerie

12

-38

16

Gains et pertes actuariels

18

45 *

(96) *

Impôts différés et autres variations

3

16

-20

Variation des écarts de conversion

-354

-682

1 201

Variations de résultat reconnues directement en capitaux propres

-350

-514

1 143

    Total des produits et charges comptabilisés

1 806

1 075

2 567

        Dont Part du Groupe

1 605

977

1 992

        Dont Intérêts minoritaires

201

98

575

(*) Les chiffres ont été retraités suite à l’application par le Groupe de l’amendement à la norme IAS 19 – Avantages du Personnel, permettant la comptabilisation de l’ensemble des écarts actuariels relatifs aux régimes à prestations définies au bilan en contrepartie des capitaux propres (cf. Note 2). Les notes suivantes font partie intégrante des états financiers.

 

VI. — Notes annexes aux comptes consolidés.

Note 1. — Description de l’activité.

Lafarge S.A. est une société anonyme de droit français. Son nom commercial est "Lafarge". La Société a été créée en 1884 sous le nom de "J. et A. Pavin de Lafarge". Les statuts actuels de la Société fixent sa durée jusqu’au 31 décembre 2066, sous réserve d’une nouvelle prorogation. Le siège social est situé au 61, rue des Belles Feuilles, BP 40, 75782 Paris. La Société est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 542105572 RCS Paris.

Le Groupe organise ses activités en trois branches : Ciment, Granulats & Béton et Plâtre. La branche Toiture a été cédée le 28 février 2007. Dans le cadre de cette opération, le Groupe conserve une participation de 35 % dans la nouvelle entité (cf. Note 3 (b)).

Les actions Lafarge se négocient sur la Bourse de Paris depuis 1923. Le titre Lafarge fait partie du CAC 40 (et ce depuis l’origine de cet indice) et du SBF 250. Depuis le 24 septembre 2007, les actions Lafarge ne sont plus négociées sur la Bourse de New York ("New York Stock Exchange", "NYSE") sous la forme d’American Depositary Share (ADS).

Les termes "Lafarge S.A." et "la société mère", utilisés ci-après, font référence à la société anonyme de droit français (hors filiales consolidées). Les termes "Groupe" ou "Lafarge" font référence à l’ensemble économique composé de la "Société Lafarge S.A." et de ses filiales consolidées. Les états financiers sont présentés en euros arrondis au million le plus proche.

Ces comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d’Administration du 13 février 2008.

 

Note 2. — Synthèse des principales règles et méthodes comptables.

a) Principes comptables. — En application du règlement n° 1606/2002 du Conseil européen adopté le 19 juillet 2002, les comptes consolidés du Groupe publiés au titre des exercices présentés sont établis conformément aux International Financial Reporting Standards ("IFRS") tels qu’adoptés dans l’Union européenne au 31 décembre 2007, identiques à ceux adoptés par l’IASB à cette même date. Les états financiers sont établis selon la convention du coût historique, à l’exception des éléments suivants :

– les instruments financiers dérivés évalués à la juste valeur ;

– les investissements détenus à des fins de négociation et les actifs financiers détenus en vue de la vente évalués à la juste valeur ;

– les actifs et les passifs faisant l’objet de couverture pour tenir compte des variations des justes valeur des risques couverts, évalués à la juste valeur.

En tant que premier adoptant des IFRS au 1er janvier 2004, le Groupe a appliqué les règles spécifiques relatives à une première adoption, telles que prévues par IFRS 1. Les options retenues dans le cadre de cette transition sont décrites dans les notes suivantes.

Les révisions de normes, nouvelles normes et interprétations suivantes sont d’application obligatoire pour l’exercice 2007 :

– IFRS 7 – Instruments financiers : Informations à fournir ;

– Amendement à IAS 1 – Présentation des états financiers ;

– IFRIC 7 – Application de l’approche du retraitement dans le cadre de la norme IAS 29, Information financière dans les économies hyperinflationnistes ;

– IFRIC 8 – Champ d’application IFRS 2 ;

– IFRIC 9 – Réévaluation des dérivés incorporés ;

– IFRIC 10 – Information financière intermédiaire et pertes de valeur (dépréciation).

Ces nouveaux textes publiés par l’IASB et d’application obligatoire en 2007 n’ont pas eu d’incidence significative sur les comptes du Groupe.

Le Groupe a appliqué au 1er janvier 2007 l’option proposée par l’amendement à la norme IAS 19 "Avantages du Personnel", permettant la comptabilisation de l’ensemble des écarts actuariels relatifs aux régimes à prestations définies au bilan en contrepartie des capitaux propres. Le Groupe appliquait jusqu’à présent la méthode dite du "corridor" consistant à amortir les écarts actuariels au compte de résultat pour la partie excédant 10 % du montant le plus élevé entre les obligations et la juste valeur des actifs de préfinancement, sur la durée résiduelle de vie active des bénéficiaires.

 

Le tableau ci-après présente les incidences de ce changement de méthode :

 

(En millions d’euros)

31 décembre 2006

31 décembre 2005

 

Bilan publié

Incidences retraitement norme IAS 19

Bilan retraité

Bilan publié

Incidences retraitement norme IAS 19

Bilan retraité

Actif

 

 

 

 

 

 

    Actif non courant

20 447

27

20 474

20 543

 

20 543

        Dont Goodwill

7 484

27

7 511

6 646

 

6 646

    Actif courant

9 367

 

9 367

7 352

 

7 352

            Total actif

29 814

27

29 841

27 895

 

27 895

Passif

 

 

 

 

 

 

    Autres réserves

120

-89

31

70

-107

-37

    Capitaux propres part du Groupe

10 403

-89

10 314

9 758

-107

9 651

        Intérêts minoritaires

1 391

-11

1 380

2 571

-38

2 533

            Capitaux propres

11 794

-100

11 694

12 329

-145

12 184

    Passif non courant

11 859

103

11 962

9 707

145

9 852

        Dont Impôts différés passifs

577

-48

529

567

-52

515

        Dont Provision avantages du personnel

906

151

1 057

1 218

197

1 415

Passif courant

6 161

24

6 185

5 859

 

5 859

        Dont Passifs liés aux actifs en cours de cession

818

24

842

 

 

 

            Total passif

29 814

27

29 841

27 895

 

27 895

 

Selon la méthode précédente l’amortissement des écarts actuariels aurait été de 12 millions d’euros avant impôt et de 8 millions d’euros après impôts pour l’exercice clos au 31 décembre 2007.

 

b) Règles de consolidation. — Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce un contrôle exclusif sont consolidées par intégration globale. Le contrôle exclusif est le pouvoir, direct ou indirect, de diriger les politiques financière et opérationnelle d’une entreprise afin de tirer avantage de ses activités.

Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce un contrôle conjoint avec un autre investisseur sont consolidées par intégration proportionnelle. La quote-part du Groupe dans les résultats, les actifs et les passifs de ces sociétés est comptabilisée dans les états financiers consolidés. Ces sociétés sont nommées "coentreprises" dans les états financiers consolidés.

Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce une influence notable sur les politiques financières et opérationnelles sans en avoir le contrôle, sont comptabilisées par mise en équivalence. Ces sociétés sont nommées "entreprises associées" dans les états financiers consolidés.

L’influence notable est présumée exister si le Groupe détient au moins 20 % des droits de vote des entreprises associées. La participation dans une entreprise associée est initialement comptabilisée au coût. Les états financiers consolidés incluent la quote-part du Groupe dans le montant total des profits et pertes comptabilisés par les entreprises associées, après prise en compte d’ajustements de mise en conformité des méthodes comptables avec celles du Groupe, à partir de la date à laquelle l’influence notable est exercée jusqu’à la date à laquelle l’influence notable prend fin. Si la quote-part du Groupe dans les pertes est supérieure à sa participation dans l’entreprise associée, la valeur comptable des titres mis en équivalence (incluant tout investissement à long terme) est ramenée à zéro et le Groupe cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes à venir, à moins que le Groupe ait une obligation de participer aux pertes ou d’effectuer des paiements au nom de l’entreprise.

Les créances, dettes, produits et charges réciproques sont éliminés en totalité pour les entreprises intégrées globalement et dans la limite du pourcentage de détention pour les entreprises en intégration proportionnelle.

Les profits latents résultant de transaction avec les entreprises associées sont éliminés en déduction de l’investissement. Les pertes latentes ne sont éliminées que dans la mesure où il n’existe pas d’indication d’éventuelle dépréciation.

Pour les transactions avec les actionnaires minoritaires, le Groupe applique les mêmes principes et méthodes comptables que pour des transactions avec des tiers externes au Groupe.

 

c) Estimations et jugements de la direction. — L’établissement des comptes consolidés, conformément aux règles édictées par les IFRS, implique que la direction procède à un certain nombre d’estimations et retienne certaines hypothèses qui ont une incidence sur les montants portés à l’actif et au passif et sur les montants portés aux comptes de produits et de charges au cours de l’exercice. Ces estimations font l’hypothèse de la continuité d’exploitation et sont établies en fonction des informations disponibles lors de leur établissement. Les estimations peuvent être révisées si les circonstances sur lesquelles elles étaient fondées évoluent ou par suite de nouvelles informations. Les résultats réels peuvent être différents de ces estimations.

Les principales estimations faites par la direction lors de l’établissement des états financiers portent notamment sur les hypothèses retenues pour le calcul des amortissements et dépréciations, des engagements de retraite, des impôts différés, de l’évaluation des actifs (corporels, incorporels et des titres de participation).

La comptabilisation de certaines provisions, de certains instruments financiers, et l’information fournie au titre des actifs et des passifs éventuels existant à la date de l’établissement des états financiers consolidés, fait appel au jugement. Les facteurs faisant l’objet de jugement sont détaillés dans les notes correspondantes.

 

d) Méthode de conversion des éléments en devises.

1) Transactions en devises. — Les transactions en monnaie étrangère sont converties dans les monnaies fonctionnelles respectives des entités du Groupe en appliquant le cours de change en vigueur à la date des transactions. À chaque clôture, les actifs et passifs monétaires libellés en monnaie étrangère comptabilisés à leur coût historique sont convertis dans la monnaie fonctionnelle en utilisant le cours de change à la date de clôture tandis que ceux évalués à la juste valeur sont convertis en utilisant le cours de change de la date à laquelle la juste valeur a été déterminée. Les éléments non monétaires en monnaie étrangère qui sont évalués au coût historique sont convertis en utilisant le cours de change à la date de la transaction. Les écarts de change résultant de ces conversions sont comptabilisés en résultat de la période à l’exception des écarts sur les emprunts en monnaie étrangère qui constituent une couverture d’un investissement net dans une entité étrangère. Ceux-ci sont directement imputés sur les capitaux propres jusqu’à la sortie de l’investissement net.

2) Activités à l’étranger. — Les actifs et les passifs y compris le goodwill et les ajustements de juste valeur découlant de l’acquisition d’une activité à l’étranger dont la monnaie fonctionnelle n’est pas l’euro sont convertis en utilisant le cours de change à la date de clôture.

Les produits et les charges d’une activité à l’étranger, en dehors des activités à l’étranger dans une économie hyperinflationniste, sont convertis en euros en utilisant le cours de change moyen de la période sauf fluctuations importantes sur la période.

Les différences de conversion qui découlent de ces conversions sont comptabilisées en capitaux propres sur la ligne "Écarts de conversion". Lorsqu’une activité à l’étranger est cédée, pour tout ou partie, la quote-part afférente des écarts comptabilisés en réserve de conversion est transférée en résultat.

Conformément aux dispositions de la norme IFRS 1 "Première application du référentiel IFRS", le Groupe a choisi de transférer en réserves consolidées les écarts de conversion au 1er janvier 2004, relatifs à la conversion en euros des comptes des filiales ayant une monnaie étrangère comme monnaie de fonctionnement. En conséquence, ceux-ci ne sont pas comptabilisés en résultat lors de la cession ultérieure.

Pour les sociétés opérant dans des pays à forte inflation, les montants figurant au bilan et qui ne sont pas exprimés dans l’unité de mesure en vigueur à la date de clôture sont retraités à l’aide de l’indice des prix le plus approprié. Les charges et produits en monnaie locale sont également indexés mois par mois. Les différences entre les valeurs historiques et les valeurs réévaluées générées par ce traitement sont inscrites au compte de résultat. Le Groupe définit la forte inflation à partir de critères économiques tels que le taux d’inflation et les variations des cours des monnaies étrangères.

 

Le tableau ci-après présente le taux de change pour les principales devises du Groupe :

 

Taux

2007

2006

2005

(En euros)

Taux moyen

Taux de clôture

Taux moyen

Taux de clôture

Taux moyen

Taux de clôture

Real brésilien (BRL)

0,3750

0,3817

0,3659

0,3551

0,3288

0,3621

Dollar canadien (CAD)

0,6808

0,6921

0,7021

0,6544

0,6624

0,7286

Peso chilien (CLP)

0,0014

0,0014

0,0015

0,0014

0,0014

0,0016

Yuan chinois (CNY)

0,0960

0,0930

0,0999

0,0973

0,0980

0,1050

Livre égyptienne (EGP)

0,1293

0,1232

0,1388

0,1330

0,1388

0,1477

Livre sterling (GBP)

1,4608

1,3636

1,4667

1,4892

1,4622

1,4592

Dirham marocain (MAD)

0,0889

0,0878

0,0903

0,0895

0,0905

0,0914

Ringgit malais (MYR)

0,2124

0,2054

0,2172

0,2151

0,2121

0,2243

Naira nigérian (NGN)

0,0059

0,0058

0,0063

0,0060

0,0060

0,0065

Peso philippin (PHP)

0,0159

0,0165

0,0155

0,0155

0,0146

0,0159

Zloty polonais (PLN)

0,2643

0,2783

0,2567

0,2610

0,2486

0,2591

Dollar américain (USD)

0,7296

0,6793

0,7964

0,7593

0,8034

0,8477

Bolivar vénézuélien (VEB)

0,0003

0,0003

0,0004

0,0004

0,0004

0,0004

Rand sud-africain (ZAR)

0,1035

0,0997

0,1173

0,1085

0,1263

0,1340

 

e) Regroupements d’entreprises, goodwill et immobilisations incorporelles.

1) Regroupements d’entreprises.

— Regroupements postérieurs au 1er janvier 2004 : Les regroupements d’entreprises sont comptabilisés en utilisant la méthode de l’acquisition. Ainsi, les actifs, passifs et passifs éventuels identifiables de la société acquise qui satisfont aux critères IFRS de reconnaissance sont comptabilisés à leur juste valeur à la date de l’acquisition, à l’exception des actifs non courants en cours de cession et les passifs liés qui sont comptabilisés à leur juste valeur diminuée des coûts de vente conformément à IFRS 5.

Le coût d’un regroupement d’entreprises correspond :

– à la juste valeur, à la date de l’échange, des actifs remis, des passifs encourus ou éventuels et des instruments de capitaux propres émis par le Groupe, en échange du contrôle de l’entreprise acquise ; et

– au montant des coûts directement attribuables au regroupement d’entreprises.

La différence entre le coût du regroupement d’entreprises et la part d’intérêt de l’acquéreur dans la juste valeur nette des actifs et passifs identifiés à la date d’acquisition est comptabilisée en goodwill.

Lorsqu’il en résulte une différence négative (goodwill négatif), elle est comptabilisée immédiatement en résultat.

Lorsque le Groupe prend le contrôle d’une entreprise en une seule opération, la part des actifs et des passifs revenant aux minoritaires est également comptabilisée à sa juste valeur.

— Acquisition complémentaire après la prise de contrôle : Les normes IFRS n’apportant pas de précision sur le sujet, le Groupe a choisi d’appliquer le traitement suivant :

– Lorsque le Groupe acquiert ultérieurement des actifs et des passifs auprès des minoritaires d’une entité contrôlée, aucun ajustement complémentaire lié à la réévaluation à la juste valeur de ceux-ci n’est comptabilisé ;

– L’écart entre le coût d’acquisition et la valeur comptable des actifs et passifs acquis est comptabilisé en goodwill.

Lorsqu’un goodwill est déterminé de façon provisoire à la clôture de l’exercice au cours duquel l’acquisition est réalisée, le Groupe comptabilise les ajustements de ces valeurs provisoires dans un délai d’un an à compter de la date d’acquisition. Si les changements entre les valeurs provisoires et les valeurs finales affectent matériellement la présentation des états financiers, l’information comparative présentée pour la période précédant la finalisation des justes valeurs est retraitée comme si les valeurs avaient été finalisées dès la date d’acquisition.

— Règles spécifiques à la première adoption des IFRS : Le Groupe n’a pas, conformément à l’option offerte par IFRS 1, revisité les calculs de goodwill effectués lors des acquisitions réalisées avant le 1er janvier 2004.

Pour mémoire depuis le 1er janvier 1989, tous les regroupements d’entreprises avaient été comptabilisés en utilisant la méthode de l’acquisition selon les principes comptables applicables en France dans cette période. La principale différence de traitement avec les dispositions de la norme IFRS 3 concernait l’amortissement des goodwill sur la durée d’utilité sans que cette durée puisse excéder 40 ans.

2) Goodwill. — Conformément aux dispositions des normes IFRS 3 "Regroupements d’entreprises" et IAS 36 "Dépréciation d’actifs", les goodwill ne sont plus amortis depuis le 1er janvier 2004 mais sont sujets à un test de perte de valeur au minimum une fois par an pour détecter d’éventuelles pertes de valeur (cf Note 2 paragraphe (l) 1) Pertes de valeurs des actifs immobilisés).

3) Immobilisations incorporelles non amortissables comptabilisées lors des regroupements d’entreprises. — En normes françaises, des immobilisations incorporelles non amortissables, telles que les positions commerciales, avaient été comptabilisées lors de l’affectation du prix d’acquisition des regroupements d’entreprises réalisés par le Groupe avant le 1er janvier 2004. Les éléments reconnus ne satisfaisant pas les critères de comptabilisation tels que définis par la norme IAS 38 "Immobilisations incorporelles" (notamment les positions commerciales) ont été reclassés en goodwill au 1 er janvier 2004.

 

f) Comptabilisation des produits des activités ordinaires. — Les produits des activités ordinaires sont composés de la valeur hors taxes des biens et services vendus par les sociétés intégrées dans le cadre normal de leur activité après élimination des ventes intra-Groupe.

Le chiffre d’affaires est comptabilisé à la date où la majorité des risques et avantages inhérents à la propriété sont transférés (généralement, à la date du transfert de propriété des produits).

Le chiffre d’affaires est évalué à la juste valeur de la contrepartie reçue ou à recevoir nette des remises ou rabais commerciaux.

Les coûts de transport et de manutention facturés aux clients sont compris dans les produits des activités ordinaires. Les coûts de transport supportés par le Groupe sont inclus dans le coût des biens vendus.

 

g) Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres. — Le Groupe présente un sous total intitulé "résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres" dans le compte de résultat consolidé. Ce sous total exclut donc du résultat d’exploitation les éléments dont le montant et/ou la fréquence sont par nature imprévisibles, telles que les plus-values de cession, les pertes de valeur d’actifs et les charges de restructuration. Même si ces éléments ont été constatés lors d’exercices précédents et qu’ils peuvent l’être à nouveau lors des exercices à venir, les montants constatés historiquement ne sont pas représentatifs de la nature et/ou du montant de ces éventuels éléments à venir. Le Groupe estime donc que le sous total "résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres" présenté de manière distincte dans le compte de résultat, facilite la compréhension de la performance opérationnelle courante, et permet aux utilisateurs des états financiers de disposer d’éléments utiles dans une approche prévisionnelle des résultats.

Par ailleurs, le résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres est une composante majeure du principal indicateur de rentabilité du Groupe, le retour sur capitaux employés. Ce ratio résulte de la somme du résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres, après impôt et du résultat des sociétés mises en équivalence, rapportée à la moyenne des capitaux employés. Le Groupe utilise cet agrégat en interne pour : a) gérer et évaluer les résultats de ses activités et branches d’activité, b) prendre des décisions d’investissement et d’allocation des ressources, et c) évaluer la performance du personnel d’encadrement. Compte tenu des limites liées à l’utilisation de cet agrégat exposées ci-après, le Groupe restreint l’utilisation de cet agrégat à ces objectifs.

Ce sous total présenté de manière distincte du résultat d’exploitation n’est pas nécessairement comparable aux indicateurs de même intitulé utilisés par d’autres groupes. En aucun cas, il ne saurait être considéré comme équivalent au résultat d’exploitation du fait que les plus-values de cession, les pertes sur actifs, les restructurations et autres ont un impact sur notre résultat d’exploitation et notre trésorerie. Ainsi, le Groupe présente, dans le compte de résultat consolidé, le résultat d’exploitation qui comprend l’ensemble des éléments ayant un impact sur le résultat opérationnel du Groupe et sa trésorerie.

 

h) Produits et charges financiers. — Les produits et charges financiers comprennent :

– les charges ou produits d’intérêts sur les emprunts obligataires, la partie dette des instruments hybrides, les autres passifs financiers (y compris dette sur contrat de location financement) et la trésorerie et équivalents de trésorerie ;

– Les autres frais payés aux banques sur les opérations financières ;

– Les dividendes reçus des participations non consolidées ;

– L’effet de désactualisation des provisions (hors avantages du personnel) ;

– Le résultat de change sur opérations financières ;

– Les pertes et gains réalisés sur instruments dérivés ;

– Les variations de valeur des instruments dérivés détenus à des fins de transaction.

 

i) Résultats par action. — Le résultat de base par action est calculé en divisant le résultat part du Groupe par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation, au cours de l’exercice.

Le résultat dilué par action est calculé en divisant le résultat part du Groupe retraité par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation, majoré de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives.

Les actions ordinaires potentielles dilutives comprennent notamment les stock-options et les obligations convertibles en actions émises par le Groupe.

 

j) Immobilisations incorporelles. — Conformément aux critères établis par la norme IAS 38, un actif est enregistré à l’actif du bilan :

– S’il est identifiable ;

– S’il est contrôlé par l’entreprise du fait d’événements passés ;

– S’il est probable que les avantages économiques futurs liés à l’actif iront au Groupe et qu’il peut être mesuré de manière fiable.

Les immobilisations incorporelles comprennent essentiellement des éléments amortissables, tels que les logiciels, les droits d’exploitation des carrières et les droits de promotion immobilière.

Les immobilisations incorporelles sont amorties par annuités constantes sur une durée de trois à cinq ans, à l’exception des droits de foretage qui sont amortis sur la durée d’exploitation des carrières au prorata des tonnes extraites et des droits de promotion immobilière qui sont amortis sur la durée des programmes.

La charge d’amortissement est comptabilisée pour partie en "Coûts des biens vendus" et pour partie en "Frais administratifs et commerciaux" en fonction de la nature de l’actif sous-jacent.

— cas particulier des frais de Recherche & Développement : Selon la norme IAS 38 les frais de développement sont immobilisés dès que l’entreprise peut démontrer :

– la faisabilité technique nécessaire à l’achèvement de l’immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de sa vente ;

– son intention d’achever l’immobilisation incorporelle et de l’utiliser ou de la vendre ;

– sa capacité à vendre ou à utiliser l’immobilisation incorporelle ;

– la façon dont l’immobilisation incorporelle générera des avantages économiques futurs probables ;

– la disponibilité des ressources (techniques, financières et autres) appropriées pour réaliser le projet ;

– sa capacité à évaluer de façon fiable les dépenses attribuables à l’immobilisation incorporelle au cours de son développement.

Le Groupe a pour ambition d’améliorer ses processus de fabrication, de maintenir la qualité de ses produits et de répondre aux besoins présents et futurs de sa clientèle. Pour atteindre ces objectifs, il a instauré un certain nombre de programmes de Recherche & Développement. Dans le cadre des activités du Groupe, les coûts engagés sont considérés comme des coûts de recherche dans la mesure où ils ne remplissent pas les critères énoncés ci dessus.

Les immobilisations incorporelles à durée de vie finie sont comptabilisées à leur coût diminué des amortissements et pertes de valeur.

 

k) Immobilisations corporelles. — Les immobilisations corporelles sont évaluées au coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur.

Conformément à l’interprétation IFRIC 4 "Déterminer si un accord contient un contrat de location", les accords comportant des transactions qui confèrent le droit d’utiliser un actif ou dont l’exécution dépend de l’utilisation d’un actif spécifique sont analysés afin d’apprécier si de tels accords contiennent un contrat de location et si les dispositions de la norme IAS 17 "Contrats de location" doivent être appliquées.

Conformément à la norme IAS 17, les biens acquis en location financement sont immobilisés lorsque les contrats de location ont pour effet de transférer au Groupe la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété de ces biens. Les critères d’évaluation des contrats de location sont fondés sur :

– le rapport entre la durée d’utilité des actifs loués et leur durée de vie ;

– le total des paiements futurs rapporté à la juste valeur de l’actif financé ;

– l’existence d’un transfert de propriété ;

– l’existence d’une option d’achat favorable ;

– le caractère spécifique de l’actif.

Dans ce cas, lors de la comptabilisation initiale, l’actif loué est comptabilisé pour un montant égal à la juste valeur du bien loué ou, si celle-ci est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. Après comptabilisation initiale, l’actif est comptabilisé selon la méthode comptable applicable à ce type d’actif.

Tout autre contrat de location est un contrat de location simple. Les actifs loués ne sont pas, dans ce cas, comptabilisés au bilan du Groupe.

Les coûts d’emprunt liés au financement des investissements importants, encourus pendant la période de construction, sont considérés comme un élément du coût d’acquisition.

Les subventions d’investissement sont enregistrées en déduction de la valeur des immobilisations corporelles.

Les valeurs résiduelles sont revues et ajustées, le cas échéant, à chaque clôture.

Les méthodes d’amortissement des immobilisations corporelles sont les suivantes :

– les terrains de carrières sont amortis en fonction des tonnages extraits pendant l’exercice rapportés à la capacité d’extraction totale estimée de la carrière sur sa durée d’exploitation ;

– les autres terrains ne sont pas amortis ;

– les bâtiments sont amortis linéairement sur leur durée d’utilité estimée allant de vingt ans jusqu’à cinquante ans pour les bâtiments administratifs ;

– les matériels, équipements et installations sont amortis linéairement sur leur durée de vie estimée allant de huit à trente ans.

Les actifs sont découpés en plusieurs composants, chaque composant ayant une durée d’amortissement spécifique, en ligne avec la durée d’utilité des actifs. Les durées d’utilité sont revues régulièrement et les changements d’estimation sont comptabilisés sur une base prospective.

Le coût de remplacement d’un composant d’une immobilisation corporelle est comptabilisé dans la valeur comptable de cette immobilisation s’il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif iront au Groupe et son coût peut être évalué de façon fiable. Les coûts d’entretien courant et de maintenance sont comptabilisés en charges au moment où ils sont encourus.

La charge d’amortissement est comptabilisée pour partie en "Coût des biens vendus" et pour partie en "Frais administratifs et commerciaux" en fonction de la nature de l’actif sous-jacent.

 

l) Pertes de valeur des actifs immobilisés.

1) Goodwill. — Conformément aux dispositions de la norme IAS 36, la valeur des goodwill fait l’objet d’un test de perte de valeur chaque année. Ce test, dont l’objectif est de prendre en compte des éléments ayant pu impacter la valeur recouvrable de ces actifs, est effectué au cours du deuxième semestre de chaque année. La valeur recouvrable est définie comme le plus haut de la juste valeur (diminuée du coût de cession) et de la valeur d’utilité.

Pour les besoins de ce test, les valeurs d’actifs sont regroupées par Unité Génératrice de Trésorerie ("UGT"). Une UGT est le plus petit groupe d’actifs générant des flux de trésorerie de manière autonome et correspond au niveau auquel le Groupe organise ses activités et analyse ses résultats dans son reporting interne. Elle correspond généralement à l’activité d’une des trois branches du Groupe dans un pays donné.

Dans la mise en oeuvre des tests de perte de valeur des goodwill, le Groupe combine une approche par multiples de marché (estimation de la juste valeur diminuée du coût de cession) et une approche par les flux de trésorerie estimés (estimation de la valeur d’utilité). Dans l’approche par multiples de marché, le Groupe compare la valeur nette comptable des UGT avec un multiple du résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres, avant amortissement et dépréciation des immobilisations. Dans le cas où il en ressort un risque de perte de valeur pour une UGT, une approche par les flux de trésorerie estimés est mise en oeuvre, laquelle consiste à déterminer la juste valeur de l’UGT par actualisation des flux de trésorerie estimés sur une période de 10 ans. Cet horizon permet de refléter les caractéristiques de nos activités dans lesquelles les actifs ont une durée de vie longue et où les évolutions de produits sont lentes. Lorsque la valeur d’utilité de l’UGT se révèle inférieure à sa valeur nette comptable, une perte de valeur des goodwill est comptabilisée en "autres produits et charges d’exploitation" afin de ramener la valeur nette comptable des actifs de l’UGT à leur valeur recouvrable, définie comme le plus haut de la juste valeur (diminuée du coût de cession) et de la valeur d’utilité.

Les évaluations effectuées lors des tests de perte de valeur des goodwill sont sensibles aux hypothèses retenues en matière d’évolution des prix de vente et des coûts futurs, de tendances économiques dans le secteur de la construction nationale et internationale, de développement à long terme des marchés en croissance et autres facteurs. Ces évaluations sont également sensibles au taux d’actualisation et de croissance à l’infini retenus, le Groupe retenant pour chaque UGT un taux d’actualisation spécifique par pays basé sur le coût moyen pondéré du capital.

Conformément à la norme IAS 36, les pertes de valeur relatives aux goodwill ne sont pas réversibles.

2) Immobilisations corporelles et immobilisations incorporelles amortissables. — Lorsque des événements ou des situations nouvelles indiquent que la valeur comptable d’un actif est susceptible de ne pas être recouvrable, un test de dépréciation est réalisé. Ce test consiste à comparer la valeur nette comptable de l’actif avec sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est déterminée pour chaque actif pris individuellement, à moins que l’actif considéré ne génère pas d’entrées de trésorerie largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par d’autres actifs ou groupes d’actifs. Le cas échéant, la valeur recouvrable est déterminée pour le groupe d’actifs ou l’Unité Génératrice de Trésorerie auquel l’actif appartient.

La valeur recouvrable est définie comme le montant le plus élevé de la juste valeur (diminuée du coût de cession) et de sa valeur d’utilité, celle-ci étant calculée comme la somme actualisée des flux de trésorerie estimés futurs attendus de l’utilisation des actifs et de leur cession éventuelle. Lorsque la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable, une dépréciation est comptabilisée en "autres produits et charges d’exploitation".

Lorsqu’une perte de valeur est constatée au niveau d’une Unité Génératrice de Trésorerie elle est affectée d’abord à la réduction de la valeur comptable de tout goodwill affecté à l’Unité Génératrice de Trésorerie, puis à la réduction de la valeur comptable des autres actifs de l’unité au prorata de la valeur comptable de chaque actif de l’unité.

Après dépréciation, la nouvelle valeur de l’actif est amortie prospectivement sur la nouvelle durée de vie résiduelle de l’actif.

Pour les actifs ayant subi une perte de valeur au cours des périodes antérieures, la reprise éventuelle de la perte de valeur est examinée à chaque clôture annuelle. La valeur comptable de l’actif, modifiée en raison de l’augmentation de sa valeur recouvrable, ne doit pas être supérieure à la valeur comptable qui aurait été déterminée (nette des amortissements) si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée pour cet actif au cours des exercices antérieurs. La reprise de perte de valeur est immédiatement comptabilisée en résultat.

 

m) Autres actifs financiers. — Les autres actifs financiers sont composés de titres de sociétés non consolidées, d’actions de sociétés cotées, de prêts et créances financières à long terme et de positions de trésorerie soumises à restriction.

Les actifs financiers sont analysés et classés en quatre catégories : détenus à des fins de transaction (titres achetés et détenus principalement dans le but de les revendre à court terme), détenus jusqu’à leur échéance (titres donnant droit à des paiements déterminés ou déterminables et à échéance fixée, que le Groupe a la capacité et l’intention expresse de conserver jusqu’à maturité), prêts et placements long terme (actifs financiers non dérivés à paiements déterminés ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif) et disponibles à la vente (tous les actifs financiers non classés dans l’une des catégories précédentes). La classification dépend des raisons ayant motivé l’acquisition des actifs financiers. La classification est déterminée lors de la comptabilisation initiale.

Les titres de participation dans des sociétés non consolidées sont classés comme des titres disponibles à la vente et sont comptabilisés en juste valeur (définie par le cours de Bourse lorsqu’il est disponible). En l’absence d’un marché actif, le Groupe détermine la juste valeur en recourant à des techniques de valorisation. Parmi celles-ci, le Groupe se réfère à des transactions de gré à gré, à d’autres instruments présentant des caractéristiques similaires, à l’analyse de flux de trésorerie actualisés. Les pertes et gains latents, correspondant aux variations de valeurs temporaires de ces actifs, sont enregistrés dans les capitaux propres ("Autres réserves"), Lorsque les titres sont cédés ou dépréciés, les pertes et gains latents cumulés, précédemment enregistrés en capitaux propres, sont alors comptabilisés dans le compte de résultat ("Charges financières" - "Produits financiers").

Une indication objective de perte de valeur d’un actif disponible à la vente comprend notamment une diminution des flux de trésorerie futurs estimés de cet actif financier, des difficultés importantes de l’émetteur, une baisse importante de la rentabilité attendue ou une diminution prolongée de la juste valeur de l’actif financier.

Si une perte de valeur est constatée, alors une dépréciation est comptabilisée.

Les pertes de valeur comptabilisées en résultat sur les actifs disponibles à la vente ne peuvent jamais faire l’objet d’une reprise au compte de résultat.

Les actifs financiers disponibles à la vente sont classés en actifs non courants, sauf si le Groupe a l’intention de les vendre dans les douze mois suivant la date de clôture.

Les prêts et placements long terme sont évalués au coût amorti suivant la méthode du taux d’intérêt effectif. Ils peuvent faire l’objet d’une provision pour dépréciation s’il existe une indication objective de perte de valeur.

Les actifs financiers désignés comme détenus jusqu’à leur échéance sont évalués au coût amorti, suivant la méthode du taux d’intérêt effectif.

Les titres détenus à des fins de transaction sont évalués en juste valeur et les pertes et profits latents sont comptabilisés au compte de résultat en produits ou charges financiers. Les actifs de cette catégorie sont classés parmi les actifs courants.

L’ensemble des actifs financiers fait l’objet d’une revue annuelle pour déterminer s’il existe un indice de perte de valeur.

Les achats et ventes d’actifs financiers sont comptabilisés à la date de la transaction.

 

n) Décomptabilisation des actifs financiers. — Les actifs financiers tels que définis par la norme IAS 39 – « Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation » sont décomptabilisés du bilan en tout ou partie lorsque le Groupe n’attend plus de flux de trésorerie futurs et qu’il transfère substantiellement tous les risques et avantages liés aux actifs.

Pour les créances commerciales, la cession avec recours contre le cédant en cas de défaut de paiement du débiteur (sous forme de dépôt réservé ou de recours direct) ne permet pas la décomptabilisation des créances cédées.

 

o) Stocks et travaux en cours. — Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût des stocks est déterminé selon la méthode du coût unitaire moyen pondéré et comprend les coûts d’acquisition, de production et de transformation des stocks. Pour les stocks fabriqués et les travaux en cours, le coût comprend une quote-part appropriée de frais généraux fondés sur la capacité normale de production.

La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et des coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente.

 

p) Clients. — Les créances clients sont initialement comptabilisées à leur juste valeur, puis ultérieurement évaluées au coût amorti à l’aide de la méthode du taux d’intérêt effectif, déduction faite des provisions pour dépréciation.

Une provision pour dépréciation de créances clients est constituée lorsqu’il existe un indicateur objectif de l’incapacité du Groupe à recouvrer l’intégralité des montants dus dans les conditions initialement prévues lors de la transaction.

Le montant de la provision représente la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur des flux de trésorerie futurs estimés, actualisée au taux d’intérêt effectif initial. Le montant de la perte est comptabilisé au compte de résultat.

 

q) Trésorerie et équivalents de trésorerie. — La trésorerie et équivalents de trésorerie se décomposent en soldes bancaires, caisse, et placements et équivalents de trésorerie non soumis à des variations significatives de valeur, offrant une grande liquidité, dont la date d’échéance est généralement inférieure à trois mois.

Les comptes bancaires faisant l’objet de restrictions (comptes bloqués) autres que celles liées à des réglementations propres à certains pays (contrôle des changes, etc.) sont exclus de la trésorerie et équivalents de trésorerie au bilan et dans le tableau des flux de trésorerie et sont classés en actifs non courants sur la ligne "Autres actifs financiers".

 

r) Capital.

1) Actions ordinaires. — Les coûts accessoires directement attribuables à l’émission d’actions ordinaires ou d’options sur actions sont comptabilisés en déduction des capitaux propres.

2) Actions d’autocontrôle. — Les actions de la société mère qui sont détenues par la société mère ou l’une de ses filiales intégrées sont comptabilisées en réduction des capitaux propres pour leur coût d’acquisition. Les variations de juste valeur au cours de la période de détention ne sont pas comptabilisées. Les résultats de cession de ces titres sont imputés directement en capitaux propres et ne contribuent pas au résultat de l’exercice.

 

s) Passifs financiers et instruments dérivés.

1) Évaluation et comptabilisation des passifs financiers. — Les emprunts et passifs financiers sont comptabilisés au coût amorti calculé sur la base du taux d’intérêt effectif.

Les intérêts courus sur emprunt sont présentés sur la ligne "Autres créditeurs" du bilan.

Les passifs financiers couverts par des swaps de taux documentés dans le cadre de relations de couverture de juste valeur sont réévalués au bilan à leur juste valeur au titre du risque couvert (risque lié à la fluctuation des taux d’intérêt). Les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat de la période et sont compensées, à hauteur de la part efficace, par les variations symétriques des justes valeurs des swaps adossés.

2) Instruments hybrides. — Certains instruments financiers contiennent à la fois une composante de passif financier et une composante de capitaux propres. C’est notamment le cas des emprunts obligataires convertibles en actions. Les différentes composantes de ces instruments sont comptabilisées dans les capitaux propres et dans les passifs financiers pour leurs parts respectives, telles que définies dans la norme IAS 32 "Instruments financiers : Présentation".

La composante classée en passif financier est évaluée en date d’émission. Elle correspond à la valeur des flux futurs de trésorerie contractuels (incluant les coupons et le remboursement) actualisés au taux de marché (tenant compte du risque de crédit à l’émission) d’un instrument similaire présentant les mêmes conditions (maturité, flux de trésorerie) mais sans option de conversion ou de remboursement en actions.

La composante classée en capitaux propres est évaluée par différence entre le montant de l’émission et la composante passif financier comme définie précédemment.

3) Évaluation et comptabilisation des instruments dérivés. — Le Groupe détient des instruments financiers dérivés uniquement dans le but de réduire son exposition aux risques de taux d’intérêt, de change et sur matières premières sur ses engagements fermes ou hautement probables.

Des contrats à terme de devises et des swaps de change sont utilisés pour couvrir l’exposition au risque de change.

Le Groupe utilise également des swaps de taux et des options pour gérer son exposition aux risques de taux. L’objectif de ces swaps est de convertir des instruments financiers soit de taux fixe à taux variable, soit de taux variable à taux fixe.

Le Groupe utilise des swaps et des options pour couvrir l’exposition aux risques de matière première.

Les instruments dérivés sont comptabilisés au bilan en juste valeur. La comptabilisation des variations de juste valeur dépend de l’intention d’utilisation de l’instrument dérivé et du classement qui en résulte. Le Groupe désigne ses instruments dérivés conformément aux critères établis par la norme IAS 39 "Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation".

Dans le cas d’une couverture de juste valeur, les variations de valeur du dérivé sont enregistrées dans le résultat de la période, venant ainsi compenser les pertes ou gains latents reconnus sur l’instrument couvert à hauteur de la part efficace.

Dans le cas d’une couverture de flux de trésorerie, les variations de valeur du dérivé sont enregistrées en capitaux propres pour la part efficace et en résultat de la période pour la part inefficace. Le montant enregistré en capitaux propres est reclassé en résultat lorsque l’élément couvert affecte ce dernier.

Les dérivés incorporés non clairement et étroitement liés aux contrats hôtes sont comptabilisés à leur juste valeur au bilan. Leurs variations de juste valeur sont comptabilisées dans le résultat de la période.

4) Options de vente consenties à des tiers sur actions de filiales consolidées. — Selon les normes IAS 27 et IAS 32, les options de vente consenties aux tiers minoritaires de filiales consolidées globalement doivent être considérées comme un passif financier du Groupe.

Le Groupe enregistre les options de vente consenties aux tiers minoritaires en passif financier pour la juste valeur de l’option, avec pour contrepartie une réduction des intérêts minoritaires. Lorsque la valeur de l’option excède le montant des intérêts minoritaires, le Groupe comptabilise le solde en goodwill.

La dette est estimée en fonction des prix ou formules définis dans les contrats. Lorsque les formules sont basées sur un multiple de résultat après déduction de la dette, le montant de la dette relative à l’option est estimé en fonction du résultat de la période réalisé par l’entité et de sa dette à la clôture de l’exercice. Les variations de juste valeur de ces instruments sont enregistrées en goodwill.

Aucun impact n’est enregistré en compte de résultat consolidé.

 

t) Régimes de retraite, indemnités de cessation de service et autres avantages postérieurs à l’emploi.

1) Régimes à cotisations définies. — Le Groupe comptabilise en charges les cotisations à payer lorsqu’elles sont encourues (dans le "Coût des biens vendus" ou dans les "Frais administratifs et commerciaux", en fonction des bénéficiaires du plan).

2) Régimes à prestations définies. — Les estimations des obligations du Groupe au titre des régimes de retraite à prestations définies et des indemnités de cessation de service sont calculées annuellement, conformément à la norme IAS 19 "Avantages du personnel", par des actuaires indépendants en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode prend en compte, sur la base d’hypothèses actuarielles, la probabilité de durée de service future du salarié, le niveau de rémunération futur, l’espérance de vie et la rotation du personnel.

L’obligation est actualisée en utilisant un taux d’actualisation approprié pour chaque pays où sont situés les engagements. Elle est comptabilisée au prorata des années de service des salariés.

Lorsque les prestations sont préfinancées au travers de fonds externes, les actifs détenus au travers de ces fonds sont évalués à leur juste valeur à la date de clôture de l’exercice.

Pour la grande majorité des plans du Groupe, les changements d’hypothèses actuarielles qui affectent l’évaluation des obligations, ainsi que l’écart entre le rendement attendu à long terme des investissements des fonds de pension et le rendement réellement obtenu sont traités comme des gains et pertes actuariels.

Au compte de résultat sont reportés le coût des services rendus qui constate l’augmentation des obligations liée à l’acquisition d’une année d’ancienneté supplémentaire et la charge d’intérêt sur l’obligation qui traduit la désactualisation des obligations. Le rendement long terme attendu des investissements des fonds de pensions est porté en déduction de ces charges.

L’ensemble de ces effets est comptabilisé dans le résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres (en "Coût des biens vendus" ou en "Frais administratifs et commerciaux", en fonction des bénéficiaires du plan).

Les écarts actuariels résultent des changements d’hypothèses actuarielles retenues d’une année sur l’autre dans l’évaluation des engagements et des actifs de couverture ainsi que des conditions de marché effectivement constatées par rapport à ces hypothèses. Ces écarts sont immédiatement enregistrés dans la période de leur constatation en contrepartie des capitaux propres, le Groupe appliquant l’option proposée par l’amendement IAS 19.

L’effet des modifications de plans sur les obligations des sociétés du Groupe est généralement reconnu au compte de résultat :

– L’année de la modification pour la part correspondant à des droits acquis ;

– Sur la durée de vie résiduelle d’acquisition des droits pour la part ne correspondant pas à des droits acquis.

En cas de couverture excédentaire des passifs d’un régime par ses actifs, le Groupe applique les règles de limitation de l’actif pouvant être reconnu telles que définies par la norme IAS 19.

3) Autres avantages postérieurs à l’emploi. — Certaines filiales offrent une participation à la couverture médicale complémentaire et d’autres prestations post-emploi à certains de leurs retraités et de leurs proches. Le coût de ces avantages est déterminé par calcul actuariel et comptabilisé en résultat sur la durée de service des salariés (en "Coût des biens vendus" ou en "Frais administratifs et commerciaux", en fonction des bénéficiaires du plan).

Règles spécifiques à la première adoption des IFRS

Le Groupe a choisi, dans le cadre des options ouvertes dans ce domaine par la norme IFRS 1, de reconnaître par capitaux propres au 1er janvier 2004, toute différence existant à cette date entre les passifs et les actifs de préfinancement liés aux différents régimes d’avantages sociaux du Groupe, à l’exception du coût des services passés en étalement ne correspondant pas à des droits acquis par les bénéficiaires. En conséquence, au 1er janvier 2004, dans ses comptes établis en conformité aux IFRS, le Groupe n’avait aucun écart actuariel non comptabilisé relatif aux engagements de retraite.

 

u) Provisions. — Le Groupe comptabilise une provision lorsqu’il existe une obligation légale ou implicite, résultant d’événements passés et dont l’extinction devrait se traduire par une sortie de ressources représentative d’avantages économiques du Groupe.

1) Provisions pour restructuration. — Une provision pour restructuration est comptabilisée quand un plan de restructuration formalisé et détaillé a été approuvé par l’organe compétent, et quand le Groupe a créé, chez les personnes concernées, une attente fondée que ce plan sera mis en oeuvre soit en commençant à exécuter le plan soit en leur annonçant ses principales caractéristiques. La provision inclut uniquement les dépenses directement liées au plan comme notamment les indemnités de licenciement, les préretraites, les préavis non effectués et les autres coûts directement liés aux fermetures de sites.

2) Provisions pour réaménagement des sites. — Lorsqu’une obligation légale, contractuelle ou implicite rend nécessaire le réaménagement des terrains de carrières, une provision pour frais de remise en état est comptabilisée en coûts des biens vendus. Elle est comptabilisée sur la durée d’exploitation de la carrière en fonction du niveau de production et d’avancement de l’exploitation du site. La provision évaluée site par site est estimée à partir de la valeur actuelle des coûts attendus des travaux de réaménagement.

3) Provisions pour risque environnemental. — Les coûts engagés pour limiter ou prévenir des risques environnementaux et qui engendrent des avantages économiques futurs, tels que l’allongement des durées de vie des immobilisations, l’accroissement de la capacité de production et l’amélioration du niveau de sécurité, sont immobilisés. Lorsque le Groupe estime qu’il a une obligation légale ou implicite liée à un risque environnemental dont l’extinction devrait se traduire par une sortie de ressources, une provision correspondant aux coûts futurs estimés est comptabilisée sans tenir compte des indemnités d’assurance éventuelles (seules les indemnités d’assurance quasi certaines sont comptabilisées à l’actif du bilan). Lorsque l’effet du passage du temps est non significatif, l’évaluation de ces provisions se fait sur la base des coûts non actualisés.

Les autres coûts environnementaux sont comptabilisés en charges lors de leur réalisation.

 

v) Fournisseurs. — Les fournisseurs sont initialement comptabilisés à leur juste valeur et ultérieurement évalués à leur coût amorti à l’aide de la méthode du taux d’intérêt effectif.

 

w) Impôts. — L’impôt sur le résultat (charge ou produit) comprend la charge (le produit) d’impôt exigible et la charge (le produit) d’impôt différé. L’impôt est comptabilisé en résultat sauf s’il se rattache à des éléments qui sont comptabilisés directement en capitaux propres ; auquel cas il est comptabilisé en capitaux propres.

L’impôt exigible est (i) le montant estimé de l’impôt dû au titre du bénéfice imposable d’une période, déterminé en utilisant les taux d’impôt qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture, et (ii) tout ajustement du montant de l’impôt exigible au titre des périodes précédentes.

L’impôt différé est déterminé et comptabilisé selon l’approche bilancielle de la méthode du report variable pour toutes les différences temporelles entre la valeur comptable des actifs et passifs et leurs bases fiscales. Les éléments suivants ne donnent pas lieu à la constatation d’impôt différé : (i) la comptabilisation initiale du goodwill, (ii) la comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif dans une transaction qui n’est pas un regroupement d’entreprises et qui n’affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice imposable et (iii) les différences temporelles liées à des participations dans des filiales et des coentreprises dans la mesure où elles ne s’inverseront pas dans un avenir prévisible.

Les actifs et passifs d’impôts différés sont évalués aux taux d’impôts dont l’application est attendue sur la période au cours de laquelle l’actif sera réalisé et le passif réglé, sur la base des réglementations fiscales qui ont été adoptées ou quasi adoptées à la date de clôture.

Un actif d’impôt différé n’est comptabilisé que dans la mesure où il est probable que le Groupe disposera de bénéfices futurs imposables sur lesquels la différence temporelle correspondante pourra être imputée. Les actifs d’impôts différés sont examinés à chaque date de clôture et sont réduits dans la proportion où il n’est plus désormais probable qu’un bénéfice imposable suffisant sera disponible. L’impôt supplémentaire qui résulte de la distribution de dividendes est comptabilisé lorsque les dividendes à payer sont comptabilisés au passif.

 

x) Paiements fondés sur des actions. — Le Groupe réalise régulièrement des opérations d’octroi d’options de souscription ou d’achat d’actions à un prix unitaire convenu et des augmentations de capital réservées aux salariés. Pour la première fois en 2007, le Groupe a également mis en oeuvre un plan d’attribution d’actions gratuites.

Conformément aux prescriptions de la norme IFRS 2 "Paiements fondés sur des actions", le Groupe comptabilise une charge compensatoire pour tous les instruments sur actions propres octroyés à ses salariés.

1) Plans de souscription et d’achat d’actions octroyées aux salariés, plans d’attributions d’actions gratuites et SAR (Stock Appreciation Rights). —

Lors de l’octroi d’options ou d’actions, le Groupe évalue la juste valeur des instruments octroyés à partir du modèle mathématique Black & Scholes. Toutefois selon que ces instruments sont dénoués par émission d’actions ou remise de numéraire, le mode d’évaluation de la charge est différent.

Si le dénouement de l’instrument est réalisé par émission d’actions Lafarge, alors la valeur des instruments attribués est estimée et figée à la date d’attribution, puis constatée linéairement en compte de résultat sur la durée d’acquisition des droits (en fonction des caractéristiques des instruments) par contrepartie des capitaux propres.

Si le dénouement de l’instrument est réalisé par remise de numéraire (applicable pour les SAR), alors la valeur des instruments attribués est estimée à la date de l’attribution dans un premier temps, puis réestimée à chaque clôture et la charge ajustée en conséquence au prorata des droits acquis à la clôture considérée. La charge est étalée sur la durée d’acquisition des droits (en fonction des caractéristiques des instruments) par contrepartie des provisions non courantes.

Conformément aux dispositions des normes IFRS 1 et IFRS 2, seuls les plans octroyés après le 7 novembre 2002 et dont les droits ne sont pas acquis le 1er janvier 2004 sont évalués et comptabilisés en charges de personnel.

2) Plans d’épargne salariale. — Lorsque le Groupe réalise des opérations d’augmentation de capital réservées aux salariés et dans la mesure où les conditions de l’offre sont différentes des conditions courantes de marché, le Groupe comptabilise une charge compensatoire.

Cette charge est évaluée à la date d’attribution des droits, qui correspond à la date à laquelle le Groupe et les salariés ont une compréhension commune des caractéristiques et conditions de l’accord.

L’évaluation de cette charge tient compte des versements réalisés par l’employeur dans le plan ("abondement"), de l’éventuelle décote accordée sur le prix des actions minorée du coût d’incessibilité généralement supporté par le salarié dans le cadre de ces opérations (les actions étant bloquées).

La charge calculée est comptabilisée en totalité l’année de l’opération si aucune condition d’acquisition des droits n’est prévue, l’opération rémunérant dans ce cas un service passé.

 

y) Comptabilisation des quotas d’émission. — Dans l’attente d’une position de l’IASB sur la comptabilisation des quotas d’émission négociables dans le cadre de plans de réduction d’émission des gaz à effet de serre, le Groupe applique le traitement suivant :

– les quotas d’émission reçus à titre gratuit dans le cadre des plans nationaux d’allocation ne sont pas enregistrés au bilan (coût nul) ;

– les produits de cession de quotas d’émission sont enregistrés en diminution du coût des biens vendus ;

– les achats de quotas d’émission sur le marché sont enregistrés en coût des biens vendus dès lors qu’ils couvrent des émissions réelles de la période. Ils sont constatés en immobilisations incorporelles s’ils couvrent des émissions à réaliser sur les périodes ultérieures ou si l’intention du Groupe est de les vendre ;

– une provision est comptabilisée (en coûts des biens vendus) si les émissions réelles excédent les quotas détenus (alloués ou achetés).

Aucun autre impact n’est enregistré au compte de résultat ou au bilan.

 

z) Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités cédées ou en cours de cession. — Un actif immobilisé ou un groupe d’actifs et de passifs, est détenu en vue de la vente quand sa valeur comptable sera recouvrée principalement par le biais d’une vente et non d’une utilisation continue. Pour que tel soit le cas, l’actif doit être disponible en vue de sa vente immédiate et sa vente doit être hautement probable. Ces actifs ou groupes d’actifs sont présentés séparément des autres actifs ou groupe d’actifs, sur la ligne "Actifs en cours de cession" du bilan dès lors qu’ils sont matériels. Ces actifs ou groupes d’actifs sont mesurés au plus bas de la valeur comptable ou du prix de cession estimé, net des coûts relatifs à la cession. Les passifs d’un groupe d’actifs détenus en vue de la vente sont présentés sur la ligne "Passifs liés aux actifs en cours de cession" du bilan.

Une activité cédée ou en cours de cession est définie comme un composant de l’entreprise faisant l’objet soit d’une cession, soit d’un classement en actifs détenus en vue de la vente, qui :

– représente une activité ou une zone géographique significative pour le Groupe ;

– fait partie d’un plan global de cession d’une activité ou d’une zone géographique significative pour le Groupe, ou

– est une filiale significative acquise uniquement dans le but de la revente.

Les éléments du résultat et du tableau de flux de trésorerie relatifs à ces activités abandonnées sont isolés dans les états financiers pour toutes les périodes présentées s’ils présentent un caractère matériel. Les éléments bilantiels relatifs aux années antérieures présentées ne sont pas isolés, seuls les éléments de la dernière période précédant celle au cours de laquelle la cession a lieu, sont classés en actifs et passifs en cours de cession.

 

aa) Normes et interprétations publiées mais non encore entrées en vigueur.

— Nouvelles normes dont l’application anticipée est permise :Le Groupe a décidé de ne pas appliquer par anticipation les textes suivants, publiés par l’IASB et approuvés par l’Union européenne, dont la date d’application obligatoire est postérieure au 1er janvier 2007 :

– IFRS 8, Secteurs opérationnels (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2009) ;

– IFRIC 11 IFRS 2 – Actions propres et transactions intragroupe (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er mars 2007).

— Norme dont l’application pourrait avoir une incidence sur la présentation des états financiers du Groupe :

– Norme IAS 1 révisée, Présentation des états financiers (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2009) ;

– Norme IFRS 3 révisée, Regroupements d’entreprises (applicable aux regroupements d’entreprises dont la date d’acquisition est sur le premier exercice ouvert à compter du 1er juillet 2009) ;

– Norme IAS 27 révisée, États financiers consolidés et individuels (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er juillet 2009) ;

– Amendement à IFRS 2, Paiement fondé sur des actions : conditions d’acquisition des droits et annulations (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2009).

— Amendement et interprétations dont l’application ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les états financiers du Groupe :

– Amendement à IAS 23, Coûts d’emprunts (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2009) ;

– IFRIC 12, Concessions (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2008) ;

– IFRIC 13, Programme de fidélisation des clients (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er juillet 2008) ;

– IFRIC 14 IAS 19 – Limitation de l’actif au titre de prestations (1) définies, obligations de financement minimum et leur interaction (applicable aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2008).

 

Note 3. — Faits marquants.

a) Acquisition d’Orascom Cement (janvier 2008).

— Description de l’opération : Le Conseil d’administration de Lafarge s’est réuni le 9 décembre 2007, et a approuvé l’acquisition de 100 % du capital et des droits de vote d’Orascom Building Materials Holding S.A.E ("Orascom Cement").

Lors de l’Assemblée générale mixte du Groupe Lafarge qui s’est tenue le 18 janvier 2008, les actionnaires de Lafarge ont approuvé l’ensemble des résolutions qui leur étaient soumises. L’objet des résolutions étant notamment de déléguer la compétence au Conseil d’administration aux fins de réaliser une ou plusieurs augmentations de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires au profit de bénéficiaires dénommés.

Les modalités de l’acquisition d’Orascom Cement, effective le 23 janvier 2008 après obtention notamment de l’approbation de l’augmentation de capital réservée par les actionnaires de Lafarge, sont sans incidence significative sur les états financiers consolidés clos le 31 décembre 2007. La date de prise de contrôle effective le 23 janvier 2008 constituera la date de première consolidation.

Cette acquisition est financée par endettement et par augmentation de capital réservée aux principaux actionnaires fondateurs d’OCI.

— Description des activités d’Orascom Cement : Orascom Cement est un leader cimentier des marchés émergents, avec une position de numéro un sur les marchés d’Égypte, d’Algérie, des Émirats arabes unis et d’Irak, et des positions stratégiques dans d’autres marchés en croissance de la région : Arabie Saoudite, Syrie, Turquie. Orascom Cement est également implanté dans plusieurs marchés à fort potentiel d’Afrique et d’Asie : Afrique du Sud, Nigeria, Pakistan et Corée du Nord.

Fin 2007, Orascom Cement disposait de 11 usines récentes ou neuves d’une capacité de production de 31 millions de tonnes.

— Coût d’acquisition :Le coût d’acquisition des titres Orascom Cement, déterminé de manière provisoire, est de 8 474,8 millions d’euros et se compose :

– Du prix payé aux actionnaires d’Orascom Cement : 5 933,7 millions d’euros (dont 3 487,5 millions en euros et 3 633,1 millions d’USD) ;

– De la juste valeur des 22 500 000 actions nouvelles émises au profit des principaux actionnaires fondateurs d’OCI, déterminée sur la base du cours de l’action Lafarge à la date d’acquisition (cours de clôture de marché : 110,76 euros par action) : 2 492,1 millions d’euros ;

– De coûts provisoires directement attribuables à l’acquisition : 49 millions d’euros.

Ce coût d’acquisition a été déterminé de manière provisoire et pourrait faire l’objet d’ajustements compte tenu des termes du contrat d’acquisition signé entre Lafarge et les actionnaires d’Orascom Cement.

— Valeur comptable des actifs et passifs acquis : Orascom Cement n’a pas établi de comptes consolidés à la date d’acquisition. Dans ce contexte et compte tenu du calendrier de l’opération, les valeurs comptables provisoires des actifs et passifs acquis reposent sur les états financiers consolidés d’Orascom Cement au 31 décembre 2007. En effet, compte tenu de la proximité de la date de clôture et de la date d’acquisition, il est considéré que la variation des actifs et passifs acquis entre ces deux dates est non significative.

Les comptes consolidés du nouvel ensemble Orascom Cement clos le 31 décembre 2007 ont été arrêtés par la direction d’OCI et sont établis selon les normes comptables applicables en Égypte.

La valeur comptable des actifs et passifs apportés à la date d’acquisition telle qu’elle nous a été communiquée par le management d’OCI est présentée ci-après. Compte tenu du calendrier d’acquisition et de la date de publication des comptes du groupe OCI au sein duquel Orascom Cement est consolidé, le Groupe n’a à ce stade effectué aucune revue détaillée des comptes consolidés d’Orascom Cement qui permettrait de déterminer la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels identifiables du groupe Orascom Cement.

 

Non audité

Au 31 décembre 2007

(En millions de livres égyptiennes)

Actif

 

    Actif non courant

19 352

        Dont immobilisations corporelles

10 804

        Dont immobilisations en cours de construction

6 503

    Actif courant

4 348

            Total actif

23 700

Passif

 

    Capital

128

    Réserve légale

6

    Réserves et résultat consolidés

4 454

    Ecarts de conversion

149

        Capitaux propres part du Groupe

4 736

    Intérêts minoritaires

1 758

        Capitaux propres

6 494

    Passif non courant

2 648

        Dont dettes à long terme

2 237

    Passif courant

14 558

        Dont dettes fournisseurs

10 558

    Passifs financiers à moins d’un an

3 906

            Total passif

23 700

 

L’identification et la valorisation des actifs, passifs et passifs éventuels acquis, telles que définis par la norme IFRS 3 "Regroupement d’entreprises", requièrent l’intervention d’experts (internes ou externes), ce qui est en cours de réalisation à ce stade. L’allocation du prix d’acquisition et la détermination de l’écart d’acquisition généré seront finalisées au plus tard dans les 12 mois suivant l’acquisition.

 

b) Cession de l’Activité Toiture (février 2007). — Le 28 février 2007, nous avons finalisé la cession de notre Activité Toiture à un fonds d’investissement géré par PAI Partners au prix de 1,9 milliard d’euros en numéraire pour l’acquisition des titres et avec une reprise par l’acquéreur de la dette financière nette et des engagements de retraite qui s’élevaient à 481 millions d’euros au 31 décembre 2006.

Cette activité est présentée en activité en cours de cession dans le bilan consolidé du Groupe au 31 décembre 2006 et dans les comptes de résultat et tableaux des flux de trésorerie consolidés pour les exercices clos au 31 décembre 2006 et 31 décembre 2005.

Pour l’exercice 2007, la plus-value de cession de cette activité de même que son résultat net jusqu’au jour de la cession sont présentés sur la ligne "Résultat net des activités cédées ou en cours de cession" au compte de résultat consolidé.

Nous avons par ailleurs investi 217 millions d’euros aux côtés du fonds d’investissement géré par PAI Partners dans la nouvelle entité tête de groupe de l’Activité Toiture, conservant ainsi une participation de 35 % dans cette entité. Cette participation est consolidée par mise en équivalence.

Au 31 décembre 2007, le résultat net des activités cédées ou en cours de cession se compose des principaux éléments suivants : le résultat net de l’Activité Toiture du 1er janvier au 28 février 2007 soit 9 millions d’euros et 65 % de la plus-value de cession nette d’impôts et des frais directement liés à la cession soit 109 millions d’euros.

Au 31 décembre 2007, la valeur de la participation de 35 % dans la nouvelle entité comptabilisée en mise en équivalence (présentée sur la ligne "Participations dans des entreprises associées") se monte à 41 millions d’euros. Cela correspond au montant payé (217 millions d’euros) net de 35 % de la plus-value pour la partie conservée et de notre quote-part dans le résultat net de cette entité au titre des mois de mars à décembre correspondant à une perte de 46 millions d’euros incluant notamment des éléments non récurrents.

Les flux de trésorerie liés à l’Activité Toiture jusqu’à la date de cession sont présentés sur des lignes distinctes du tableau des flux de trésorerie : "Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’exploitation des activités cédées ou en cours de cession", "Flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement des activités cédées ou en cours de cession", "Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement des activités cédées ou en cours de cession".

 

Les flux nets de trésorerie attribuables à la branche Toiture sont présentés dans le tableau ci-après :

 

(En Millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Flux nets de trésorerie liés aux activités d’exploitation

-26

184

135

Flux nets de trésorerie liés aux activités d’investissement

-15

-198

-131

Flux nets de trésorerie liés aux activités de financement

41

15

-33

    Total des flux nets de trésorerie

-

1

-29

 

Note 4. — Information sectorielle, par secteur d’activité et zone géographique.

Un secteur d’activité est un sous-ensemble d’une entreprise qui est exposé à des risques et à une rentabilité différents des risques et de la rentabilité des autres secteurs d’activité.

Le Groupe est organisé autour de trois branches d’activités (Ciment, Granulats & Béton, Plâtre) gérées séparément, ayant chacune leurs propres besoins en capitaux et leur propre stratégie marketing. Chaque activité exploite, fabrique et vend des produits spécifiques :

– La branche Ciment produit et vend une large gamme de ciments et de liants hydrauliques adaptés aux besoins du secteur de la construction ;

– La branche Granulats & Béton produit et vend des granulats, du béton prêt à l’emploi, des produits dérivés du béton, et des autres produits et services pour l’activité de revêtement routier ;

– La branche Plâtre produit et vend principalement des doublages et habillages muraux pour les secteurs de la construction à usage commercial et d’habitation.

La direction évalue la performance des activités à partir du résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres et de la quote-part dans le résultat des entreprises associées et des capitaux investis (définis comme la somme des goodwill, des immobilisations incorporelles et corporelles, des participations dans des entreprises associées et du besoin en fonds de roulement).

Le Groupe comprend également des activités résiduelles et des holdings regroupés dans le secteur d’activité "Autres". À partir de 2007 ce secteur inclut également les activités Toiture.

Les principes comptables retenus pour la détermination des résultats des différents secteurs sont identiques à ceux qui sont présentés dans la Note 2 de ce document.

Les ventes et transferts entre les secteurs sont réalisés aux prix de marché.

Dans la mesure où l’information sectorielle primaire du Groupe est l’information par secteur d’activité comme décrit ci-dessus, l’information sectorielle secondaire est présentée par zone géographique et les ventes sont présentées par région ou pays de destination des produits.

 

a) Information sectorielle par secteur d’activité.

 

2007

(En millions d’euros)

Ciment

Granulats & béton

Plâtre

Autres

Total

Compte de résultat

 

 

 

 

 

    Produits des activités ordinaires

10 280

6 597

1 581

16

18 474

    Moins : interbranche

-824

-11

-25

 

-860

        Produits des activités ordinaires

9 456

6 586

1 556

16

17 614

    Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

2 481

721

116

-76

3 242

    Plus- (moins-) values de cession

156

10

 

30

196

    Autres produits (charges) d’exploitation

-128

-38

-32

49

-149

        Dont dépréciation de goodwill et autres actifs

-9

-1

-1

-2

-13

            Résultat d’exploitation

2 509

693

84

3

3 289

    Charges financières

 

 

 

 

-652

    Produits financiers

 

 

 

 

126

    Quote-part dans les résultats des entreprises associées

13

14

19

-46

 

    Impôts

 

 

 

 

-725

        Résultat net des activités poursuivies

 

 

 

 

2 038

Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

 

 

 

118

118

    Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

2 156

Autres informations

 

 

 

 

 

    Dotation aux amortissements des immobilisations

-578

-258

-73

-32

-941

    Autres produits (charges) sectoriels du résultat d’exploitation sans contrepartie de trésorerie

-22

-9

-15

56

10

    Investissements industriels

1 312

541

201

59

2 113

    Capitaux investis

15 399

4 798

1 482

403

22 082

Bilan

 

 

 

 

 

    Actifs sectoriels

18 094

6 065

1 854

2 027

28 040

        Dont participation dans des entreprises associées

115

57

103

56

331

    Actifs non alloués (*)

 

 

 

 

268

        Total actif

 

 

 

 

28 308

Passifs sectoriels

2 334

1 205

368

1 458

5 365

Passifs non alloués (**)

 

 

 

 

22 943

        Total passif

 

 

 

 

28 308

(*) Impôts différés actifs et instruments dérivés.

( **) Impôts différés passifs, passifs financiers, instruments dérivés et capitaux propres.

 

2006

(En millions d’euros)

Ciment

Granulats & béton

Toiture (1)

Plâtre

Autres

Total

Compte de résultat

 

 

 

 

 

 

    Produits des activités ordinaires

9 641

6 449

 

1 632

14

17 736

    Moins : interbranche

-794

-10

 

-22

-1

-827

        Produits des activités ordinaires

8 847

6 439

 

1 610

13

16 909

    Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

2 103

564

 

198

-93

2 772

    Plus- (moins-) values de cession

7

3

 

-8

26

28

    Autres produits (charges) d’exploitation

-114

-12

 

-21

25

-122

        Dont dépréciation de goodwill et autres actifs

-3

-1

 

-19

 

-23

            Résultat d’exploitation

1 996

555

 

169

-42

2 678

    Charges financières

 

 

 

 

 

-582

    Produits financiers

 

 

 

 

 

97

    Quote-part dans les résultats des entreprises associées

3

11

 

16

 

30

    Impôts

 

 

 

 

 

-630

        Résultat net des activités poursuivies

 

 

 

 

 

1 593

    Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

 

 

-4

 

 

-4

        Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

 

1 589

Autres informations

 

 

 

 

 

 

    Dotation aux amortissements des immobilisations

-575

-258

 

-69

-30

-932

    Autres produits (charges) sectoriels du résultat d’exploitation sans contrepartie de trésorerie

-157

-35

 

-24

142

-74

    Investissements industriels

931

436

 

222

50

1 639

    Capitaux investis

15 209

4 585

 

1 433

163

21 390

Bilan

 

 

 

 

 

 

    Actifs sectoriels

17 661

5 295

 

1 695

2 126

26 777

        Dont participation dans des entreprises associées

113

41

 

92

7

253

    Actifs en cours de cession

 

 

2 733

 

 

2 733

    Actifs non alloués *

 

 

 

 

 

331

        Total actif

 

 

 

 

 

29 841

    Passifs sectoriels

2 316

1 174

 

365

1 791

5 646

    Passifs liés aux actifs en cours de cession

 

 

842

 

 

842

    Passifs non alloués **

 

 

 

 

 

23 353

        Total passif

 

 

 

 

 

29 841

(*) Impôts différés actifs et instruments dérivés.

(**) Impôts différés passifs, passifs financiers, instruments dérivés et capitaux propres. (1) Activité cédée, cf. Note 3 (b).

 

2005

(En millions d’euros)

Ciment

Granulats & béton

Toiture (1)

Plâtre

Autres

Total

Compte de résultat

 

 

 

 

 

 

    Produits des activités ordinaires

8 314

5 392

 

1 479

25

15 210

    Moins : interbranche

-690

-10

 

-17

-3

-720

        Produits des activités ordinaires

7 624

5 382

 

1 462

22

14 490

    Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

1 770

398

 

151

-73

2 246

    Plus- (moins-) values de cession

10

14

 

3

13

40

    Autres produits (charges) d’exploitation

-76

-6

 

-8

-15

-105

        Dont dépréciation de goodwill et autres actifs

-53

-4

 

-7

-1

-65

        Résultat d’exploitation

1 704

406

 

146

-75

2 181

    Charges financières

 

 

 

 

 

-498

    Produits financiers

 

 

 

 

 

83

    Quote-part dans les résultats des entreprises associées

8

8

 

15

 

31

    Impôts

 

 

 

 

 

-470

        Résultat net des activités poursuivies

 

 

 

 

 

1 327

    Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

 

 

97

 

 

97

        Résultat net de l’ensemble consolidé

 

 

 

 

 

1 424

Autres informations

 

 

 

 

 

 

    Dotation aux amortissements des immobilisations

-519

-233

 

-71

-26

-849

    Autres produits (charges) sectoriels du résultat d’exploitation sans contrepartie de trésorerie

-88

-11

 

4

175

80

    Investissements industriels

822

358

 

101

32

1 313

    Capitaux investis

13 982

3 932

2 181

1 267

290

21 652

Bilan

 

 

 

 

 

 

    Actifs sectoriels

16 158

5 353

2 432

1 595

1 890

27 428

        Dont participation dans des entreprises associées

115

40

143

71

7

376

    Actifs non alloués *

 

 

 

 

 

467

        Total actif

 

 

 

 

 

27 895

    Passifs sectoriels

2 091

1 143

670

329

1 860

6 093

    Passifs non alloués **

 

 

 

 

 

21 802

        Total passif

 

 

 

 

 

27 895

(*) Impôts différés actifs et instruments dérivés.

(**) Impôts différés passifs, passifs financiers, instruments dérivés et capitaux propres. (1) Activité cédée, cf. Note 3 (b).

 

b) Information sectorielle par zone géographique.

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

 

Produits des activités ordinaires

Investissements industriels

Actifs sectoriels

Produits des activités ordinaires (a)

Investissements industriels (a)

Actifs sectoriels

Produits des activités ordinaires (a)

Investissements industriels (a)

Actifs sectoriels

Europe occidentale

6 285

606

10 872

5 953

501

10 266

5 222

419

11 904

    Dont

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        France

2 676

264

3 628

2 524

255

3 047

2 224

185

3 065

        Allemagne

230

19

374

224

14

272

207

13

723

        Espagne

703

47

994

672

33

1 000

513

36

1 069

        Royaume-uni

1 487

196

2 707

1 387

127

3 100

1 293

129

3 334

Amérique du Nord

4 780

485

7 177

5 116

562

7 296

4 380

431

6 335

    Dont

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        États-unis

2 709

336

5 324

3 216

430

6 192

2 773

319

5 285

        Canada

2 071

149

1 853

1 900

132

1 104

1 607

112

1 050

Bassin méditerranéen

733

122

1 265

807

74

1 240

655

70

1 324

Europe centrale et de l’est

1 467

290

1 992

1 014

112

1 552

752

69

1 370

Amérique latine

876

114

1 502

796

74

1 446

687

100

1 463

Afrique subsaharienne

1 705

217

1 517

1 622

148

1 416

1 381

72

1 372

Asie

1 768

279

3 715

1 601

168

3 561

1 413

152

3 660

    Total

17 614

2 113

28 040

16 909

1 639

26 777

14 490

1 313

27 428

(a) Des activités poursuivies.

 

Note 5. — Plus- et moins-values de cession.

Le poste plus- et moins-values de cession se décompose comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

 

2007

2006

2005

Plus- (moins-) values de cession de titres de filiales, coentreprises et entreprises associées

169

-5

25

Plus- (moins-) values de cession d’actifs à long terme

27

33

15

    Plus- (moins-) values de cession

196

28

40

 

Les "Plus-values de cession de titres de filiales, coentreprises et entreprises associées" s’élèvent à 169 millions d’euros, principalement du fait de la cession à Cimentos de Portugal (Cimpor) le 27 février 2007 de nos opérations de ciment, granulats et béton en Anatolie centrale, (Turquie).

Les "Plus-values de cession d’actifs à long terme" s’élèvent à 27 millions d’euros et sont principalement composées de cessions de terrains.

L’effet d’impôts sur plus- et moins-values de cession est précisé dans la Note 22 (a).

 

Note 6. — Autres produits et charges d’exploitation.

Les autres produits et charges d’exploitation sont composés des éléments suivants :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

 

2007

2006

2005

Dépréciations de goodwill (*)

 

-15

-58

Dépréciations d’actifs corporels

-13

-8

-7

    Dépréciations d’actifs

-13

-23

-65

Coûts de restructuration (**)

-81

-99

-26

Litiges

-58

-27

-21

Autres produits d’exploitation

71

73

52

Autres charges d’exploitation

-68

-46

-45

    Autres produits (charges) d’exploitation

-149

-122

-105

(*) Les dépréciations de goodwill sont détaillées en Note 9 (c).

(**) Les coûts de restructuration sont détaillés en Note 24 (b).

 

2007. — Les "Autres produits d’exploitation" comprennent un produit à recevoir estimé à 45 millions d’euros au titre des indemnisations d’assurances couvrant le sinistre causé par le tsunami du 26 décembre 2004.

Les "Autres charges d’exploitation" comprennent essentiellement une perte de 27 millions d’euros dans nos captives d’assurances liée à la sinistralité exceptionnellement élevée de nos opérations durant l’année.

2006. — Les "Autres produits d’exploitation" comprennent un produit de 17 millions d’euros encaissé par l’Amérique du Nord lié à la redistribution aux cimentiers américains et mexicains de surtaxes imposées historiquement sur les importations de ciment mexicain vers les États-Unis d’Amérique. Cette redistribution fait suite à l’accord trouvé entre les deux gouvernements début 2006. Par ailleurs, une indemnité de 43 millions d’euros a été enregistrée en France suite à une décision de justice favorable.

Les "Autres charges d’exploitation" incluent une charge de 29 millions d’euros liée aux stock-options de Lafarge North America Inc. (cf. Note 20) suite au rachat des minoritaires.

2005. — Les "Autres produits d’exploitation" comprennent un gain de 42 millions d’euros découlant du remboursement partiel de la pénalité versée en 1999 à l’État grec par Heracles, aux termes d’un jugement de l’Union européenne relatif à une aide de l’État reçue au milieu des années 1980.

L’impact sur l’impôt des autres produits et charges d’exploitation est précisé dans la Note 22 (a).

 

Note 7. — Produits et charges financiers.

L’analyse des produits et charges financiers se présente comme suit :

 

(En Millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Charges financières d’intérêt (1)

-603

-591

-486

Charges nettes sur dérivés de taux d’intérêt désignés comme instruments de couverture de flux de trésorerie transférés des autres réserves (2)

-2

-9

-12

Gains et pertes de change

-7

-14

-5

Autres charges financières nettes

-40

32

5

    Charges financières

-652

-582

-498

Produits financiers d’intérêt (3)

102

78

65

Dividendes reçus

24

19

18

    Produits financiers

126

97

83

    Produits (charges) financiers nets (*)

-526

-485

-415

        Dont produits (charges) d’intérêt nets (1)+(2)+(3)

-503

-522

-433

(*) Dont produits (charges) nets sur dérivés de change, de taux d’intérêt et de matières premières

6

-2

 

 

Les charges financières s’entendent après déduction, pour un montant de 18 millions d’euros en 2007 (13 millions d’euros en 2006, 10 millions d’euros en 2005), d’intérêts capitalisés sur les emprunts destinés au financement des unités de production pendant la période de construction. Le taux d’intérêt utilisé pour la capitalisation est le taux effectif de l’emprunt dédié en cas de financement spécifique ou le taux d’intérêt de la dette du Groupe.

Les autres charges financières nettes incluent en 2006 la plus-value réalisée sur la cession de la participation résiduelle dans Materis (44 millions d’euros).

Les produits (charges) nets sur instruments dérivés incluent les gains et pertes liés à la part inefficace des dérivés désignés comme instruments de couverture de flux de trésorerie et de juste valeur. L’impact de ces gains et pertes est non significatif pour les périodes présentées.

 

Note 8. — Résultats par action.

Le calcul des résultats de base et dilué par action pour les exercices clos les 31 décembre 2007, 2006 et 2005 est présenté ci-dessous :

 

(En Millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

 

2007

2006

2005

Numérateur (millions d’euros)

 

 

 

    Résultat des activités poursuivies, part du Groupe

1 791

1 375

998

    Neutralisation des frais financiers sur OCEANE

 

 

46

        Résultat des activités poursuivies, part du Groupe retraité

1 791

1 375

1 044

Dénominateur (milliers d’actions)

 

 

 

    Nombre moyen d’actions

172 718

174 543

171 491

    Effet dilutif des stock-options

2 256

2 308

590

    Effet dilutif de l’emprunt convertible OCEANE

 

 

8 135

        Nombre total d’actions potentielles dilutives

2 256

2 308

8 725

        Nombre moyen d’actions - dilué

174 974

176 851

180 216

    Résultat par action des activités poursuivies (euros)

10,37

7,88

5,82

    Résultat dilué par action des activités poursuivies (euros)

10,24

7,77

5,79

 

Dans la mesure où leur effet aurait été anti-dilutif, 3 267 milliers de stock-options ont été exclues du calcul du résultat dilué par action de 2005. En 2006 et 2007, aucune stock-option n’a été exclue du calcul du résultat dilué par action.

 

Note 9. — Goodwill.

a) Analyse de la variation des goodwill.

 

— Le tableau ci-dessous détaille l’analyse de la variation des goodwill par secteur d’activité :

 

(En millions d’euros)

Ciment

Granulats & béton

Toiture (*)

Plâtre

Autres

Total

Goodwill au 1er janvier 2005

4 346

735

682

199

36

5 998

Acquisitions

115

34

1

2

 

152

Cessions

 

-3

 

-3

 

-6

Réaffectation des goodwill provisoires (**)

-2

-2

12

 

 

8

Dépréciation

-51

 

-7

-7

 

-65

Variation du goodwill lié aux options de vente octroyées aux minoritaires

 

 

 

 

90

90

Écarts de conversion

370

69

17

14

-1

469

    Goodwill au 31 décembre 2005

4 778

833

705

205

125

6 646

Montant brut au 1er janvier 2006

4 837

833

723

212

125

6 730

Dépréciation cumulée

-59

 

-18

-7

 

-84

    Net au 1er janvier 2006

4 778

833

705

205

125

6 646

Acquisitions

1 106

640

 

85

-2

1 829

Cessions

 

 

 

-3

 

-3

Réaffectation des goodwill provisoires (**)

8

4

 

 

 

12

Dépréciation

 

 

 

-15

 

-15

Variation du goodwill lié aux options de vente octroyées aux minoritaires

176

 

 

 

-123

53

Écarts de conversion

-220

-76

 

-10

 

-306

Reclassement en actifs en cours de cession

 

 

-705

 

 

-705

    Goodwill au 31 décembre 2006

5 848

1 401

 

262

 

7 511

Montant brut au 1er janvier 2007

5 906

1 401

 

284

 

7 591

Dépréciation cumulée

-58

 

 

-22

 

-80

    Net au 1er janvier 2007

5 848

1 401

 

262

 

7 511

Acquisitions

198

75

 

 

 

273

Cessions

-58

-9

 

 

 

-67

Réaffectation des goodwill provisoires (**)

-44

54

 

 

 

10

Variation du goodwill lié aux options de vente octroyées aux minoritaires

129

 

 

 

 

129

Écarts de conversion

-275

-99

 

-11

 

-385

    Goodwill au 31 décembre 2007

5 798

1 422

 

251

 

7 471

Montant brut au 31 décembre 2007

5 858

1 422

 

274

 

7 554

Dépréciation cumulée

-60

 

 

-23

 

-83

    Net au 31 décembre 2007

5 798

1 422

 

251

 

7 471

(*) Activité cédée (cf. Note (3b)).

(**) Les goodwill sont constatés à la date d’acquisition sur la base de l’allocation provisoire du prix d’acquisition. Le Groupe ajuste cette allocation provisoire au cours de la période d’allocation (n’excédant pas un an à compter de la date d’acquisition) pour refléter les valeurs finales de certains actifs et passifs comme les actifs industriels, les actifs incorporels, les avantages du personnel, les passifs éventuels et les soldes d’impôt courant et différé.

 

— Au compte de résultat, la dépréciation de goodwill pour les activités poursuivies se présente comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

 

2007

2006

2005

Dépréciation de goodwill

 

15

58

 

b) Acquisitions.

— Acquisition d’opérations cimentières dans la région du Sichuan (Chine) : En 2007, Lafarge a développé, par l’intermédiaire de Lafarge Shui On Cement, son Activité Ciment en Chine en acquérant 100 % des actions de la société Shuangma Investment qui détient elle-même 56,81 % de la société Sichuan Shuangma Cement (Shuangma Cement), cotée à la Bourse de Shenzhen.

Shuangma Cement possède des usines de ciment et d’autres sites de production liés à l’activité cimentière dans les districts de Mianyang et de Yibin dans la province du Sichuan.

Le coût d’acquisition total des actions de la société Shuangma Investment et de ses filiales, payé par Lafarge à travers Lafarge Shui On Cement, s’est élevé à 18 millions d’euros. Cet investissement a généré la consolidation d’une dette brute complémentaire de 28 millions d’euros.

Le goodwill provisoire résultant de cette transaction s’élève à 1 million d’euros.

 

— Acquisition de Feltes Sand & Gravel et de Mellot aux Etats-Unis : En mars 2007, Lafarge North America Inc. a acquis la société Feltes Sand & Gravel, située à Chicago, dans l’Illinois, pour un montant total de 66 millions d’euros. Lafarge devient propriétaire de 100 % des actifs de Feltes Mineral Properties LLC, Feltes Mineral Properties II LLC, et de Feltes Development Properties LLC, comprenant notamment une activité d’extraction de sable et de graviers naturels et 20,4 millions de tonnes de réserves prouvées. Le goodwill provisoire résultant de cette transaction s’élève à 30 millions d’euros.

En octobre 2007, Lafarge North America Inc. acquiert le groupe H.B. Mellot Inc.’s Heritage Division, situé à Hagerstown, dans l’état du Maryland, pour un coût total de 38 millions d’euros. Lafarge a acheté 100 % des actifs qui incluent quatre carrières en activité, une carrière inactive représentant 36 millions de tonnes de réserves probables ainsi que trois sociétés de béton prêt à l’emploi. Le goodwill provisoire résultant de cette transaction s’élève à 21 millions d’euros.

 

— Acquisition d’actions auprès des intérêts minoritaires de la société Heracles General Cement : En avril 2007, Lafarge Cementos a acquis un bloc d’environ 18,5 millions d’actions de la société Heracles General Cement auprès de la Banque Nationale de Grèce, accroissant ainsi le pourcentage de détention du Groupe dans cette filiale de 53,17 % à 79,17 %. Cette transaction s’est effectuée au prix de 17,40 euros par action, ce qui représente un coût total de 321,9 millions d’euros.

Nous avons poursuivi nos acquisitions d’actions Heracles au cours de l’année 2007 pour un total cumulé de 417 millions d’euros portant ainsi le pourcentage de détention du Groupe à 86,73 % au 31 décembre 2007.

 

Le goodwill résultant de ces opérations s’élève à 171 millions d’euros.

 

Acquisition d’opérations cimentières dans la région du Yunnan (Chine)

En 2006, Lafarge a développé, par l’intermédiaire de Lafarge Shui On Cement, son Activité Ciment en Chine en acquérant 80 % des actions de Yunnan Shui On Construction Materials Investment Holdings Ltd. ("Yunnan JV"). Yunnan JV possède cinq filiales distinctes : Yunnan State Property Cement Honghe Co., Ltd., Yunnan State Property Cement Dongjun Co., Ltd., Yunnan Kaixin Building Materials Industries Co. Ltd., Yunnan State Property Cement Chuxiong Co., Ltd. et Yunnan State Property Cement Kunming Co. Ltd. Le coût d’acquisition total de Yunnan JV et de ses filiales s’élève à 17 millions d’euros. Cet investissement a généré la consolidation d’une dette brute complémentaire de 76 millions d’euros.

Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 12 millions d’euros.

 

— Acquisition d’Activités Granulats en Pologne : En mai et juin 2006, Lafarge Pologne a acquis 100 % des actions de trois sociétés intervenant dans l’exploitation de carrières, pour un montant total de 30 millions d’euros.

Les goodwill résultant de ces transactions s’élèvent à 16 millions d’euros.

 

— Acquisition d’Activités Granulats en Amérique du Nord : En octobre 2006, Lafarge North America Inc. a acquis Western Sand & Gravel Inc., situé à Chicago, pour un montant total de 53 millions d’euros. Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 22 millions d’euros.

En septembre 2006, Lafarge North America Inc. a acquis Sun State Rock & Materials Corporation Inc., situé en Arizona, pour un montant total de 26 millions d’euros. Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 2 millions d’euros.

En janvier 2006, Lafarge North America Inc. a acquis les activités granulats de Rein Schultz & Dahl of Illinois Inc., situé à Chicago, pour un montant total de 58 millions d’euros. Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 39 millions d’euros.

 

— Acquisition des minoritaires de Lafarge North America Inc. : Le 6 février 2006 le Groupe a annoncé son intention de lancer une offre d’achat en numéraire sur les 46,8 % du capital de Lafarge North America Inc. détenus par les actionnaires minoritaires. L’offre s’est concrétisée le 16 mai 2006. À l’issue de cette opération, le Groupe détient 100 % des actions Lafarge North America Inc.

Les coûts supplémentaires directement attribuables à l’acquisition des intérêts minoritaires de Lafarge North America Inc. ont été intégrés au coût d’acquisition. Il s’agit essentiellement d’honoraires versés dans le cadre de missions juridiques, comptables et bancaires. Le coût d’acquisition net s’élève à environ 2,8 milliards d’euros.

Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 1,6 milliard d’euros.

Lafarge North America Inc. étant préalablement à cette opération consolidée selon la méthode d’intégration globale, la méthode reste inchangée.

 

— Acquisition de Betecna : En décembre 2005, Lafarge Asland a acquis les 50 % d’intérêts non encore détenus dans Betecna, producteur portugais de granulats et de béton, pour un montant total de 41 millions d’euros (hors trésorerie acquise pour un montant de 9 millions d’euros). Betecna était consolidée par intégration proportionnelle en 2004 alors qu’elle est consolidée par intégration globale à fin 2005. Ce changement de méthode de consolidation n’a pas d’effet significatif sur les comptes du Groupe.

Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 14 millions d’euros.

 

— Acquisition de Ritchie Corporation : En novembre 2005, Lafarge North America Inc., a acquis les Activités Granulats & Béton prêt à l’emploi de la société Ritchie Corporation situées à Wichita, au Kansas, pour un montant de 43 millions d’euros.

Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 16 millions d’euros.

 

— Acquisition des opérations cimentières de Shui On ("Shui On") : Le 11 août 2005, le Groupe et Shui On Construction And Materials Limited ("SOCAM") ont signé un accord de partenariat sous la forme d’une coentreprise visant à regrouper leurs opérations cimentières en Chine. SOCAM est un cimentier majeur du Sud-Ouest de la Chine. Le 9 novembre 2005, les deux parties ont constaté la réalisation des conditions qui rendent définitifs leurs accords et la coentreprise, appelée Lafarge Shui On Cement a été établie, détenue à 55 % par le Groupe. Selon les accords de partenariat, le contrôle de Lafarge Shui On Cement est exercé conjointement par le Groupe et SOCAM ; les décisions stratégiques, financières et opérationnelles liées à l’activité requièrent le consentement des deux parties. En conséquence, la coentreprise est, selon le principe comptable décrit en Note 2 (b) consolidée selon la méthode proportionnelle sur la base du pourcentage de détention du Groupe dans la société (55 %).

La valeur d’apport de Shui On dans la coentreprise Lafarge Shui On Cement s’élève à 137 millions d’euros, soit 75 millions d’euros au niveau du Groupe. Cette acquisition a été comptabilisée selon la méthode de l’acquisition. Le coût d’acquisition a été alloué aux actifs et passifs acquis sur la base des justes valeurs estimées. L’affectation du coût d’acquisition est la suivante :

 

 

(En Millions d’euros)

Coût d’acquisition

75

Juste valeur des actifs et des passifs acquis

-72

    Goodwill

3

 

— Acquisition de Cementos Esfera : En juin 2005, Lafarge Asland a acquis 75 % des actions de Cementos Esfera, une station de broyage de ciment située en Espagne pour un montant de 32 millions d’euros (hors trésorerie acquise pour un montant de 2 millions d’euros).

Le goodwill résultant de cette transaction s’élève à 24 millions d’euros.

 

— Acquisition de minoritaires dans nos sociétés asiatiques : En janvier 2005, Lafarge a procédé au rachat des participations minoritaires détenues par le State of Wisconsin Investment Board dans les activités cimentières en Corée du Sud, en Inde et au Japon. Cette transaction comprend :

– l’acquisition de 20,3 % de titres complémentaires de la filiale coréenne Lafarge Halla Cement pour un montant de 88 millions d’euros ;

– l’acquisition de 23,6 % de titres complémentaires de la filiale indienne Lafarge India Private Ltd. pour un montant de 14 millions d’euros ;

– l’acquisition de 43 % de titres complémentaires de la holding Lafarge Japan Holdings qui détient 39,4 % de Lafarge Aso Cement pour un montant de 5 millions d’euros.

 

— Autres acquisitions : Au cours des exercices 2007, 2006 et 2005, le Groupe a réalisé d’autres acquisitions de moindre importance que celles décrites ci-dessus. Le coût global de ces acquisitions représente 65 millions d’euros au 31 décembre 2007, 93 millions d’euros au 31 décembre 2006 et 183 millions d’euros au 31 décembre 2005.

 

c) Test de perte de valeur des goodwill. — La méthodologie appliquée par le Groupe pour effectuer les tests annuels de perte de valeur des goodwill est décrite en Note 2 (l).

Le montant de goodwill constaté dans les comptes consolidés du Groupe est alloué à des Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) telles que définies en Note 2 (l) (correspondant généralement à une activité dans un pays).

Les taux d’actualisation sont des taux après impôt appliqués à des flux de trésorerie après impôt. L’utilisation de ces taux donne des valeurs recouvrables identiques à celles qui seraient obtenues en utilisant des taux avant impôt appliqués à des flux de trésorerie avant impôt, comme requis par IAS 36 – Dépréciations d’actifs.

 

Les taux d’actualisation et de croissance à l’infini en monnaie forte utilisés pour la valorisation de la principale UGT pour l’approche par les flux de trésorerie ainsi que le montant de goodwill associé sont les suivants :

 

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Unité Génératrice de Trésorerie

Valeur du goodwill associé (millions d’euros)

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Valeur du goodwill associé (millions d’euros)

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Valeur du goodwill associé (millions d’euros)

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Ciment Royaume-Uni

961

7,7 %

2,0 %

1 055

7,8 %

2,0 %

1 032

6,8 %

2,0 %

 

Au 31 décembre 2007, les goodwill de ciment Amérique du Nord (1 446 millions d’euros) et de granulats et béton Amérique du Nord (969 millions d’euros) ont été testés sur la base de la méthode des multiples de marché. Les goodwill alloués aux autres UGT représentent individuellement des montants inférieurs à 10 % de la valeur totale du goodwill.

 

Les principales hypothèses utilisées dans l’évaluation des UGT sont comprises dans les intervalles suivants :

 

 

Au 31 décembre

 

2007

2006

2005

Multiple de résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration, et autres et avant prise en compte des dépréciations et des amortissements (approche juste valeur)

8,0 - 11,3

7,8 - 9,4

6,2 - 7,9

Taux d’actualisation (approche valeur d’utilité)

7,7 % - 10,2 %

7,4 % - 9,5 %

6,7 % - 9,9 %

Taux de croissance à l’infini (approche valeur d’utilité)

2,0 % - 2,5 %

2,0 %

1,5 % - 2,0 %

 

Dans le cadre des tests de dépréciation, les taux d’actualisation et de croissance à l’infini utilisés pour l’évaluation des principales UGT présentant un risque de dépréciation sont les suivants :

 

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Unité Génératrice de Trésorerie

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

Ciment Royaume-Uni

7,7 %

2,0 %

7,8 %

2,0 %

6,8 %

2,0 %

Ciment Philippines

10,2 %

2,0 %

9,5 %

2,0 %

9,9 %

2,0 %

Ciment Malaisie

9,2 %

2,0 %

8,5 %

2,0 %

7,8 %

2,0 %

 

Au 31 décembre 2007, la sensibilité des valeurs recouvrables à une modification d’un point du taux d’actualisation ou de croissance à l’infini est la suivante :

 

Unité Génératrice de Trésorerie

(En millions d’euros) 

Écart entre la valeur recouvrable et la valeur comptable 

Impact d’une augmentation / diminution d’un point de

Taux d’actualisation

Taux de croissance à l’infini

+1 PT

-1 PT

+1 PT

-1 PT

Ciment Royaume-Uni

286

-269

378

62

-47

Ciment Philippines

470

-124

158

52

-42

Ciment Malaisie

112

-73

95

24

-19

 

La somme des goodwill associés à ces UGT s’élève à 1 489 millions d’euros.

Le Groupe a pris en considération les risques potentiels spécifiques à l’activité et les sensibilités détaillées ci-dessus. Sur la base de cette analyse, le Groupe n’a pas comptabilisé de dépréciation de goodwill pour les UGT ci-dessus.

En 2007, le Groupe n’a pas reconnu de dépréciation de goodwill.

En 2006, le Groupe a reconnu une dépréciation de goodwill sur l’UGT Plâtre Pologne (15 millions d’euros). Cette dépréciation a été déterminée sur la base de la valeur d’utilité de cette UGT.

En 2005, le Groupe a reconnu des dépréciations de goodwill sur les UGT Ciment Philippines (50 millions d’euros) et Plâtre Allemagne (7 millions d’euros). Ces dépréciations ont été déterminées sur la base de la valeur d’utilité de ces UGT.

 

Note 10. — Immobilisations incorporelles. 

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

Valeur nette comptable au 1er janvier

426

355

308

Acquisitions

143

97

81

Cessions

-5

-4

-2

Amortissements

-64

-66

-64

Dépréciations

-10

 

 

Principales acquisitions par regroupement d’entreprises

51

33

10

Autres variations

-40

49

-10

Écarts de conversion

-29

-25

32

Reclassement en actifs en cours de cession

 

-13

 

    Valeur nette comptable au 31 décembre

472

426

355

 

— La dotation aux amortissements relative aux immobilisations incorporelles et la dépréciation des actifs incorporels se présentent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006 (*)

2005 (*)

Dotation aux amortissements

64

66

53

Dépréciations

10

 

 

    Total

74

66

53

(*) Pour les activités poursuivies.

 

Aucune reprise de perte de valeur n’a été constatée sur les exercices présentés.

 

— Les immobilisations incorporelles se décomposent comme suit :

 

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

(En millions d’euros)

Valeur brute

Amortissements et dépréciations cumulés

Valeur nette

Valeur brute

Amortissements et dépréciations cumulés

Valeur nette

Valeur brute

Amortissements et dépréciations cumulés

Valeur nette

Logiciels

384

226

158

376

201

175

356

204

152

Droits de promotion immobilière

99

61

38

109

64

45

107

60

47

Droits d’exploitation des carrières

161

32

129

115

32

83

103

34

69

Autres immobilisations incorporelles

205

58

147

183

60

123

150

63

87

    Total

849

377

472

783

357

426

716

361

355

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

Pour les périodes présentées, les "Autres immobilisations incorporelles" ne comprennent que des actifs à durée d’utilité finie.

Les frais de Recherche et de Développement des activités poursuivies du Groupe sont comptabilisés en charges pour un montant de 44 millions d'euros en 2007, 41 millions d’euros en 2006 et 36 millions d’euros en 2005.

 

Note 11. — Immobilisations corporelles.

a) Variation des immobilisations corporelles.

 

(En millions d’euros)

Terrains de carrières et autres terrains

Bâtiments

Matériel, équipements, et installations

Immobilisations en cours

Total avant subventions d’investissement

Subventions d’investissement

Total

Valeur brute au 1er janvier 2005

1 970

3 025

13 877

644

19 516

 

 

Amortissements cumulés

-326

-1 585

-6 892

-10

-8 813

 

 

    Valeur nette comptable au 1er janvier 2005

1 644

1 440

6 985

634

10 703

-116

10 587

Acquisitions

72

36

384

881

1 373

 

1 373

Cessions

-12

-9

-51

-3

-75

 

-75

Principales acquisitions par regroupement d’entreprises

5

15

156

18

194

 

194

Autres variations de périmètre

31

44

-89

30

16

 

16

Amortissements

-70

-140

-703

 

-913

4

-909

Dépréciations

-5

 

-15

 

-20

 

-20

Autres variations

35

288

323

-661

-15

2

-13

Écarts de conversion

142

125

687

70

1 024

-6

1 018

    Valeur nette comptable au 31 décembre 2005

1 842

1 799

7 677

969

12 287

-116

12 171

Valeur brute au 1er janvier 2006

2 258

3 494

15 419

976

22 147

 

 

Amortissements cumulés

-416

-1 695

-7 742

-7

-9 860

 

 

    Valeur nette comptable au 1er janvier 2006

1 842

1 799

7 677

969

12 287

-116

12 171

Acquisitions

75

62

256

1 149

1 542

 

1 542

Cessions

-28

-16

-37

-4

-85

 

-85

Principales acquisitions par regroupement d’entreprises

26

11

53

73

163

 

163

Autres variations de périmètre

-5

-3

-8

-11

-27

 

-27

Amortissements

-68

-118

-687

 

-873

7

-866

Dépréciations

-2

-1

-5

 

-8

 

-8

Autres variations

32

223

723

-993

-15

 

-15

Écarts de conversion

-82

-54

-374

-71

-581

-7

-588

Reclassement en actifs en cours de cession

-153

-245

-640

-71

-1 109

5

-1 104

    Valeur nette comptable au 31 décembre 2006

1 637

1 658

6 958

1 041

11 294

-111

11 183

Valeur brute au 1er janvier 2007

2 069

3 107

13 826

1 081

20 083

 

 

Amortissements cumulés

-432

-1 449

-6 868

-40

-8 789

 

 

 

(En millions d’euros)

Terrains de carrières et autres terrains

Bâtiments

Matériel, équipements, et installations

Immobilisations en cours

Total avant subventions d’investissement

Subventions d’investissement

Total

Valeur nette comptable au 1er janvier 2007

1 637

1 658

6 958

1 041

11 294

-111

11 183

Acquisitions

45

53

360

1 512

1 970

 

1 970

Cessions

-42

-6

-39

-14

-101

 

-101

Principales acquisitions par regroupement d’entreprises

35

17

41

13

106

 

106

Autres variations de périmètre

38

-5

-20

-6

7

 

7

Amortissements

-53

-131

-700

 

-884

7

-877

Dépréciations

-1

-1

-1

 

-3

 

-3

Autres variations

74

152

794

-926

94

 

94

Écarts de conversion

-65

-56

-292

-66

-479

4

-475

    Valeur nette comptable au 31 décembre 2007

1 668

1 681

7 101

1 554

12 004

-100

11 904

Valeur brute au 31 décembre 2007

2 106

3 231

14 044

1 556

20 937

 

 

Amortissements cumulés

-438

-1 550

-6 943

-2

-8 933

 

 

 

b) Amortissements et dépréciations.

 

— La dotation aux amortissements relative aux immobilisations corporelles et la dépréciation des actifs se présentent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006 (*)

2005 (*)

Dotation aux amortissements

877

866

796

Dépréciations

3

8

7

    Total

880

874

803

(*) Pour les activités poursuivies.

 

Aucune reprise de perte de valeur n’a été constatée sur les exercices présentés.

 

c) Location financement. — La valeur brute des immobilisations corporelles comprend 89 millions d’euros d’immobilisations en location financement au 31 décembre 2007 (105 millions d’euros au 31 décembre 2006, 67 millions d’euros au 31 décembre 2005). La dette résiduelle correspondante s’élève à 46 millions d’euros au 31 décembre 2007 (63 millions d’euros au 31 décembre 2006, 35 millions d’euros au 31 décembre 2005).

 

Note 12. — Participations dans des entreprises associées.

a) Variation des participations dans des entreprises associées.

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

Au 1er janvier

253

376

372

Quote-part dans les résultats des entreprises associées

 

30

38

Dividendes reçus des participations dans des entreprises associées

-29

-20

-28

Acquisitions ou augmentations de capital

133 (*) 

10

10

Cessions et diminutions de pourcentages d’intérêts

 

 

-3

Changement de méthode de consolidation

-9

11

-13

Reclassement en actifs en cours de cession

 

-143

 

Autres

-17

-11

 

    Au 31 décembre

331

253

376

(*) Incluent principalement en 2007 l’Activité Toiture, comptabilisée en participations dans les entreprises associées à partir du 28 février 2007 (cf. Note 3 (b)).

 

— Information relative au compte de résultat.

 

Le tableau ci-dessous présente la quote-part du Groupe dans les résultats des entreprises associées :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006 (*)

2005 (*)

Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

115

57

48

Plus- (moins-) values de cession

 

 

1

Autres produits (charges) d’exploitation

-37

 

 

Produits (charges) financiers

-54

-7

-3

Impôts

-24

-20

-15

    Quote-part dans les résultats des entreprises associées

 

30

31

(*) Des activités poursuivies.

 

b) Information relative au bilan et au compte de résultat des entreprises associées.

 

— Information relative au bilan (à 100 %)

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Actif non courant

3 027

752

969

Actif courant

1 449

503

642

    Total actif

4 476

1 255

1 611

Capitaux propres

1 129

537

772

Passif non courant

2 387

268

216

Passif courant

960

450

623

    Total passif

4 476

1 255

1 611

(*) Des activités poursuivies.

 

— Information relative au compte de résultat (à 100 %)

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006 (*)

2005 (*)

Produits des activités ordinaires

2 343

881

721

Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

316

173

118

Résultat d’exploitation

215

175

121

Résultat net consolidé de l’ensemble

-16

58

78

(*) Des activités poursuivies.

 

Note 13. — Participations dans des co-entreprises.

Le Groupe détient des intérêts dans des coentreprises (cf. Note 35). Comme indiqué dans la Note 2 (b), ces participations sont consolidées suivant la méthode de l’intégration proportionnelle.

L’impact de l’intégration proportionnelle de ces participations dans des co‑entreprises sur les états financiers consolidés du Groupe est résumé dans les tableaux ci-dessous :

 

— Impact sur le bilan

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Actif non courant

1 347

1 267

1 416

Actif courant

506

523

516

Passif non courant

253

265

291

Passif courant

533

414

368

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

— Impact sur le compte de résultat

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006 (*)

2005 (*)

Produits des activités ordinaires

922

856

716

Résultat d’exploitation avant plus-values de cession, perte de valeur sur actifs, restructuration et autres

166

163

143

Résultat d’exploitation

168

166

142

Résultat net de l’ensemble consolidé

132

121

124

(*) Des activités poursuivies.

 

Note 14. — Autres actifs financiers.

Les autres actifs financiers se présentent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Prêts et créances à plus d’un an

194

154

153

Actifs financiers disponibles à la vente

780

628

444

Charges de retraite payées d’avance

104

31

15

Trésorerie soumise à restrictions

18

17

14

    Total

1 096

830

626

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

En avril 2006, nous avons vendu notre participation de 7,27 % dans Materis Holding Luxembourg S.A. Pour le Groupe, le montant net de cette opération s’est élevé à 44 millions d’euros. Nous n’avons plus aucune participation dans Materis Holding Luxembourg S.A. ni dans le groupe Materis en général.

 

Le tableau ci-dessous présente une information résumée sur le principal actif financier disponible à la vente détenu par le Groupe, pour lequel existe une cotation, les titres Cimentos de Portugal (Cimpor) :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Coût d’acquisition

611

392

392

Dépréciations cumulées définitives comptabilisées en résultat

-4

-4

-4

Gains latents

90

146

7

Pertes latentes

 

 

 

    Valeur de marché

697

534

395

 

La variation des gains et pertes latents sur les titres Cimentos de Portugal (CIMPOR) a été comptabilisée dans les "autres réserves". Cette variation représente une diminution des capitaux propres part du Groupe de 56 millions d’euros (avant impôts) en 2007, une augmentation de 139 millions d’euros en 2006 et une augmentation de 42 millions d’euros en 2005.

En 2000, le Groupe avait acquis 9,99 % des actions ordinaires de Cimentos de Portugal (Cimpor) (producteur cimentier portugais) pour un prix de 319 millions d’euros, soit une moyenne de 4,75 euros par titre. La valeur de marché de cette participation a décru dans le temps, atteignant au 31 décembre 2002 une valeur de 214 millions d’euros. En décembre 2003, le Groupe achetait 2,65 % complémentaires des titres de Cimpor à un prix de 4,06 euros l’action, portant ainsi sa participation dans le capital de Cimpor à 12,64 % au 31 décembre 2006. En avril et mai 2007 le Groupe achetait 4.64 % complémentaires des titres de Cimpor pour un montant total de 219 millions d’euros et à un prix de 6,99 euros l’action, portant ainsi sa participation dans le capital de Cimpor à 17,28 %. La valeur de marché de cette participation est évaluée, sur la base du cours de Bourse, à 697 millions d’euros au 31 décembre 2007, soit 86 millions d’euros au-dessus du coût historique d’acquisition (611 millions d’euros comme indiqué ci-dessus).

 

Note 15. — Stocks et travaux en cours.

Les stocks et travaux en cours se présentent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Matières premières

374

365

382

Travaux en cours

19

16

16

Produits finis et semi-finis

777

710

893

Pièces détachées et fournitures

710

643

708

    Stocks bruts

1 880

1 734

1 999

Provisions

-119

-115

-142

    Stocks nets

1 761

1 619

1 857

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

La provision pour stocks et travaux en cours concerne essentiellement les pièces détachées et fournitures (92 millions d’euros au 31 décembre 2007, 93 millions d’euros au 31 décembre 2006 et 88 millions d’euros au 31 décembre 2005).

 

Note 16. — Clients.

— Le poste clients se présente comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Clients et comptes rattachés bruts

2 706

2 868

2 940

Provisions pour créances douteuses

-191

-194

-203

    Clients

2 515

2 674

2 737

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

— La variation des provisions pour créances douteuses s’analyse comme suit :

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

Au 1er Janvier

-194

-203

-190

Dotations de l’exercice (*)

-53

-51

-52

Utilisations de l’exercice

46

31

42

Reprises sans objet (*)

8

7

16

Autres variations

 

1

-3

Écarts de conversion

2

8

-16

Reclassement en actifs en cours de cession

 

13

 

    Au 31 décembre

-191

-194

-203

(*) Dont dotations de l’exercice nettes des reprises sans objet sur les activités poursuivies

 

 

33

 

— Programmes de cession de créances (Titrisation) : En janvier 2000, le Groupe a conclu en France des programmes pluriannuels de cession de créances commerciales, sans recours, sous forme de titrisation. Le programme a été reconduit en 2005 pour une période de cinq ans.

Dans le cadre de ces contrats, les filiales ont convenu de vendre, sur une base renouvelable, certaines de leurs créances clients. Conformément aux dispositions des contrats, les filiales ne conservent pas le contrôle sur les créances cédées et il n’existe aucun droit ou obligation de racheter les créances cédées. Dans ces contrats, l’acheteur des créances, pour assurer son risque, ne finance qu’une partie des créances qui lui sont cédées, comme usuellement pratiqué dans le cadre de transactions commerciales similaires. Ainsi, les risques et avantages ne pouvant être considérés comme intégralement transférés, les créances clients ne peuvent pas être déconsolidées et ces opérations sont traitées comme un financement sécurisé.

Le poste "Clients" comprend donc un encours de créances cédées pour un montant de 265 millions d’euros au 31 décembre 2007 (265 millions d’euros au 31 décembre 2006, 265 millions d’euros au 31 décembre 2005).

La part à moins d’un an des passifs financiers comprend 230 millions d’euros au titre de ces programmes au 31 décembre 2007 (230 millions d’euros au 31 décembre 2006, 230 millions d’euros au 31 décembre 2005).

Les programmes font l’objet de dépôts subordonnés s’élevant à 35 millions d’euros au 31 décembre 2007 (35 millions d’euros au 31 décembre 2006, 35 millions d’euros au 31 décembre 2005).

Le Groupe ne détient pas de titres des véhicules de titrisation.

 

Note 17. — Autres débiteurs.

Les autres débiteurs se décomposent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2 005

État impôts et taxes

320

303

281

Charges constatées d’avance

194

126

120

Intérêts à recevoir

17

29

36

Autres

530

668

488

    Autres débiteurs

1 061

1 126

925

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

Le poste "Autres" inclut des indemnités à recevoir (notamment sinistres assurés, litiges), les avances payées aux fournisseurs d’immobilisation, les créances liées aux cessions d’actifs et les dépôts courts termes.

 

Note 18. — Trésorerie et équivalents de trésorerie.

La trésorerie du Groupe, qui ressort à 1 429 millions d’euros au 31 décembre 2007, comprend des valeurs mobilières de placement pour un montant de 119 millions d’euros, évaluées à leur juste valeur.

 

Note 19. — Capitaux propres part du Groupe.

a) Capital. — Au 31 décembre 2007, le capital social est composé de 172 564 575 actions d’un nominal de 4 euros chacune.

Compte tenu des droits de vote double qui sont conférés aux actions détenues en nominatif depuis plus de deux ans, le nombre total de droits de vote théoriques attachés au capital est, au 31 décembre 2007, de 188 440 796.

 

b) Réduction de capital. — Suite au programme de rachat d’actions de 500 millions d’euros qui s’est achevé le 14 septembre 2007, le Groupe a procédé à deux réductions de capital consécutives :

– 2 973 073 titres annulés le 1er août 2007 ;

– 2 056 332 titres annulés le 17 décembre 2007.

 

c) Augmentation de capital. — Le 15 juillet 2005, le Groupe a procédé à l’émission de 576 125 actions dans le cadre d’une augmentation de capital réservée aux salariés. Le produit de l’émission s’est élevé à environ 31 millions d’euros et une prime complémentaire de 2 millions d’euros a été constatée en contrepartie de la charge compensatoire sans contrepartie de trésorerie relative à ce plan comptabilisée dans le compte de résultat du Groupe en 2005.

 

d) Dividendes. — Le tableau ci-dessous présente le montant du dividende par action payé par le Groupe au titre des exercices 2005 et 2006 ainsi que le montant par action au titre de l’exercice 2007 proposé par le Conseil d’administration pour approbation en Assemblée générale ordinaire le 7 mai 2008. Tout actionnaire qui justifie, à la clôture d’un exercice, d’une inscription nominative depuis deux ans au moins et du maintien de celle-ci à la date de mise en paiement du dividende versé au titre dudit exercice, bénéficie d’une majoration du dividende revenant aux actions ainsi inscrites, égale à 10 % du dividende versé aux autres actions. Le nombre d’actions éligibles à ces majorations ne peut excéder, pour un même actionnaire, 0,5 % du capital social à la date de clôture de l’exercice considéré.

 

(En euros)

2007 (*)

2006

2005

Dividende total payé (millions)

784

521

447

Dividende par action

4,00

3,00

2,55

Dividende majoré par action

4,40

3,30

2,80

(*) Dividende proposé. Dans la mesure où ce dividende est soumis à l’approbation de l’Assemblée générale, il n’a pas été considéré comme une dette dans les états financiers au 31 décembre 2007. Le montant total du dividende proposé tient compte des nouvelles actions à émettre dans le cadre de l’augmentation de capital réservée approuvée par l’assemblée générale des actionnaires du 18 janvier 2008.

 

e) Autres réserves. — L’analyse du mouvement des autres réserves est la suivante :

 

(En millions d’euros)

Couverture de flux de trésorerie

Actifs financiers disponibles à la vente, nets d’impôt

Composante capitaux propres des instruments hybrides, nette d’impôt

Gains et pertes actuariels

Total

Au 1er janvier 2005

-17

-24

73

-42

-10

Transfert au compte de résultat

12

 

 

 

12

Variations de juste valeur constatées en capitaux propres

4

42

 

 

46

Charges et produits comptabilisés en capitaux propres

 

 

 

-65

-65

Variation nette d’impôt différé

-6

-14

 

 

-20

    Au 31 décembre 2005

-7

4

73

-107

-37

Transfert au compte de résultat

9

 

 

 

9

Variations de juste valeur constatées en capitaux propres

-47

145

(*) -73

 

25

Charges et produits comptabilisés en capitaux propres

 

 

 

18

18

Variation nette d’impôt différé

14

2

 

 

16

    Au 31 décembre 2006

-31

151

 

-89

31

Transfert au compte de résultat

-1

 

 

 

-1

Variations de juste valeur constatées en capitaux propres

13

-29

 

 

-16

Charges et produits comptabilisés en capitaux propres

 

 

 

19

19

Variation nette d’impôt différé

-6

9

 

 

3

    Au 31 décembre 2007

-25

131

 

-70

36

(*) Reclassement de la composante capitaux propres de l’Océane en réserves.

 

f) Gestion des Fonds Propres. — Le Groupe s’attache à gérer ses fonds propres dans une optique de long terme avec le souci d’assurer sa pérennité et au-delà, de maintenir une structure financière optimale en termes de coût du capital, de rentabilité pour ses actionnaires et de sécurité pour l’ensemble des contreparties avec lesquelles il est en relation.

Dans ce contexte, le Groupe se réserve la possibilité, avec l’accord de ses actionnaires, d’émettre de nouvelles actions ou au contraire de réduire son capital. Il peut par ailleurs adapter sa distribution de dividendes selon que le Groupe souhaite faire évoluer globalement ses performances financières, et en particulier son résultat par action.

Conformément à une pratique courante des marchés, le Groupe gère sa structure financière avec le souci de maintenir un ratio de cash-flow opérationnel sur dette nette dans une fourchette prédéfinie.

Sur la base des comptes consolidés au 31 décembre 2007, le ratio cash-flow opérationnel sur dette nette ressort à 32 %, 26,8 % à fin 2006 et 28,9 % à fin 2005.

La section 4.1 "Vue d’ensemble" dans le paragraphe "Réconciliation de mesures non comptables" du présent Document de Référence présente la définition du Groupe pour les indicateurs de dette nette, capitaux propres et cash-flow opérationnel.

La section 4.4 "Trésorerie et capitaux" du présent Document de Référence présente dans le paragraphe "Dette nette et ratio sur dette nette" le niveau des ratios d’endettement net sur capitaux propres et cash-flow opérationnel sur capitaux propres pour chacune des périodes présentées.

 

Note 20. — Paiements fondés sur des actions.

a) Charges constatées relativement aux paiements fondés sur des actions.

 

— Le Groupe enregistre une charge compensatoire au titre des paiements fondés sur des actions, analysée comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

 

2007

2006

2005

Plans de stock-options

26

59

23

Augmentations de capital réservées aux salariés

 

 

14

Plans d’actions gratuites

3

 

 

Plans de "Stock Appreciation Rights" (SAR)

3

 

 

    Charge constatée au titre des paiements fondés sur des actions

32

59

37

 

La charge relative aux plans de stock-options constatée en 2005 comprend 25 % de la juste valeur des options octroyées en 2002, 2003 et 2004 du fait des dispositions transitoires d’IFRS 2 décrites en Note 2 (x).

En 2006, cette charge comprend l’amortissement de la juste valeur de tous les plans en cours et non encore exerçables, pour un montant de 30 millions d’euros. Par ailleurs, dans le cadre du rachat des minoritaires de LNA, les options restantes en date du 12 mai ont été rachetées, après déblocage le cas échéant, à leur valeur intrinsèque (calculée comme la différence entre le prix d’exercice et le prix offert par le Groupe), l’intégralité de la juste valeur restant à amortir a été enregistrée pour un montant de 29 millions d’euros.

En 2007, cette charge comprend l’amortissement de tous les plans en cours et non encore exerçables pour un montant de 28 millions d’euros. De plus, une charge exceptionnelle de 4 millions d’euros, représentative de 65 % (pourcentage cédé) de la juste valeur des options octroyées aux salariés de l’Activité Toiture, a également été constatée.

 

— La charge relative aux plans de stock-options, d’actions gratuites et de SAR est constatée au compte de résultat comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Coût des biens vendus

8

7

7

Frais administratifs et commerciaux

20

23

30

Autres produits et charges d’exploitation

 

29

 

Résultat net des activités cédées ou en cours de cession

4

 

 

    Charge constatée au titre des paiements fondés sur des actions

32

59

37

 

La charge compensatoire non reconnue au titre des options, actions gratuites et SAR octroyées et non encore exerçables, s’élève à 66 millions d’euros (dont 7 millions d’euros au titre des SAR) qui seront comptabilisés au fur et à mesure de l’acquisition des droits de 2008 à 2011.

 

b) Plans dénoués par émission d’actions.

— Plans de stock-options : Lafarge S.A. octroie des options d’achat ou de souscription d’actions. Ces options sont attribuées aux cadres dirigeants et aux cadres supérieurs ainsi qu’aux cadres ou autres salariés qui ont contribué de façon remarquable aux performances du Groupe. Le prix d’exercice des options est proche de la valeur de marché des actions à la date d’attribution. Les options sont attribuées pour dix ans. Les droits sont acquis quatre ans après et expirent dix ans après la date d’attribution des options.

Par ailleurs, comme déjà mentionné en (a), les plans de stock-options antérieurement maintenus par Lafarge North America Inc. ont été rachetés à l’issue de l’opération de rachat des minoritaires le 12 mai 2006.

 

L’information relative aux options accordées par Lafarge S.A. est synthétisée dans le tableau ci-dessous :

 

 

2007

2006

2005

 

Options

Prix d’exercice moyen pondéré (en euros)

Options

Prix d’exercice moyen pondéré (en euros)

Options

Prix d’exercice moyen pondéré

Options restantes au 1er janvier

7 501 294

80,10

7 917 523

76,83

7 309 902

74,87

Options octroyées

540 050

128,15

817 075

97,67

1 278 155

72,63

Options exercées

-1 204 540

75,96

-1 076 977

69,40

-543 602

44,41

Options annulées et expirées

-25 395

45,91

-156 327

80,03

-126 932

60,55

    Options restantes au 31 décembre

6 811 409

84,77

7 501 294

80,10

7 917 523

76,83

Options exerçables au 31 décembre

3 533 624

82,12

3 516 479

85,46

3 700 765

80,20

Cours moyen de l’action à la date d’exercice des options

 

120,83

 

101,69

 

73,51

Cours moyen de l’action à la date d’octroi des options (octroyées au cours de l’exercice)

 

131,02

 

92,80

 

75,60

Juste valeur moyenne pondérée des options octroyées au cours de l’exercice

 

38,93

 

22,86

 

20,85

 

L’information relative aux options Lafarge S.A. restantes au 31 décembre 2007 est synthétisée dans le tableau ci-dessous :

 

Prix d’exercice

(En euros)

Nombre d’options restantes

Durée de vie moyenne pondérée (mois)

Nombre d’options exerçables

74,72

24 015

4

24 015

74,18

42 649

9

42 649

82,70

591 136

23

591 136

79,74

253 586

35

253 586

102,12

12 754

41

12 754

96,16

897 904

47

897 904

101,79

366 295

53

366 295

74,48

290 194

59

290 194

65,95

1 055 091

72

1 055 091

70,79

671 000

84

 

72,63

1 253 510

96

 

97,67

813 225

101

 

128,15

540 050

113

 

 

6 811 409

 

3 533 624

 

— Plans de stock-options de Lafarge North America Inc. et ses filiales : Les plans de stock-options de Lafarge North America Inc. (rachetés en 2006) sont libellés en dollars américains et sont à ce titre présentés en dollars américains dans ce document.

 

 

2007

2006

2005

Options

Prix d’exercice moyen pondéré (dollars américains) 

Options

Prix d’exercice moyen pondéré (dollars américains)

Options

Prix d’exercice moyen pondéré(dollars américains) 

Options restantes au 1er janvier

 

 

4 102 732

41,26

4 881 266

35,23

Options octroyées

 

 

1 105 000

64,00

1 166 500

54,50

Options exercées

 

 

-1 183 454

37,32

-1 665 496

33,66

Règlement en espèces

 

 

-4 013 216

48,67

 

 

Options annulées

 

 

-11 062

41,73

-279 538

36,68

    Options restantes au 31 décembre

 

 

 

 

4 102 732

41,26

Options exerçables au 31 décembre

 

 

 

 

1 291 796

34,07

Cours moyen de l’action à la date d’exercice des options

 

 

 

61,80

 

60,03

Cours moyen de l’action à la date d’octroi des options (octroyées au cours de l’exercice)

 

 

 

64,00

 

54,50

Juste valeur moyenne pondérée des options octroyées au cours de l’exercice

 

 

 

14,69

 

14,67

 

— Juste valeur des options octroyées : Comme décrit en Note 2 (x), la juste valeur des options est calculée à la date d’octroi d’après le modèle Black & Scholes. Les changements ultérieurs dans la juste valeur de l’instrument ne sont pas considérés.

 

Le Groupe a déterminé la juste valeur des options octroyées en 2007, en 2006 et en 2005 sur la base des hypothèses suivantes :

 

Exercice clos le 31 décembre

Options Lafarge S.A.

Options Lafarge North America Inc.

2007

2006

2005

2007

2006

2005

Taux de dividende attendu

2,3 %

3,1 %

2,7 %

 

1,5 %

1,6 %

Volatilité attendue de l’action

25,2 %

28,3 %

28,6 %

 

24,4 %

30,0 %

Taux d’intérêt sans risque

4,7 %

3,8 %

3,3 %

 

4,4 %

4,2 %

Durée de vie estimée des options (années)

8,0

8,0

8,0

 

4,2

4,5

 

Le taux de rendement des dividendes attendu est estimé sur la base des attentes du marché.

L’hypothèse de volatilité attendue à long terme a été déterminée sur la base d’une observation de la volatilité historique du titre sur des périodes correspondant à la durée de vie attendue des options octroyées, partiellement corrigée des écarts de cours les plus extrêmes pour mieux refléter une tendance à long terme.

Le Groupe considère que le taux d’intérêt sans risque est le taux de clôture, le dernier jour coté de l’exercice, des emprunts d’état ayant une maturité similaire à la durée de vie estimée des options.

Le plan de stock-options de Lafarge S.A. est actif depuis le 29 novembre 1989. Le Groupe détermine la durée de vie estimée des options sur la base du nombre d’options historiquement exercées et annulées depuis la mise en place du plan.

 

— Plans d’attribution d’actions gratuites : Pour la première fois en 2007, Lafarge a mis en œuvre un plan d’attribution gratuite d’actions. Ces actions sont attribuées aux cadres supérieurs, et à certains collaborateurs dont le management souhaite reconnaître les performances et l’engagement. Pour les résidents fiscaux français, ces actions sont acquises au bénéficiaire au terme d’une période de deux ans et demeurent indisponibles pendant une période de deux ans suivant la date d’acquisition. Pour les non-résidents fiscaux français, ces actions sont acquises au bénéficiaire au terme d’une période de quatre ans.

 

L’information relative aux plans d’actions gratuites accordées par Lafarge S.A. est synthétisée dans le tableau ci-dessous :

 

 

2007

2006

2005

Actions au 1er janvier

 

 

 

Actions octroyées

143 090

 

 

Actions annulées

1 205

 

 

Actions acquises définitivement

70

 

 

Actions restantes au 31 décembre

141 815

 

 

Cours moyen de l’action à la date d’octroi des actions

131,02

 

 

 

Le Groupe a déterminé la juste valeur des actions octroyées en 2007 sur la base des hypothèses suivantes :

 

 

Exercice clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Taux de dividende attendu

2,3 %

 

 

Décote d’illiquidité

4,0 %

 

 

 

Le taux de rendement des dividendes attendu est estimé sur la base des attentes du marché.

La décote d’illiquidité a été appliquée sur les actions gratuites attribuées à ses bénéficiaires résidents en France pour la période postérieure à l’acquisition (deux ans).

 

c) Plans dénoués en numéraire. — En 2007, Lafarge a accordé à ses salariés résidents américains des instruments spécifiques appelés "stock appreciation rights" (SAR) dont le dénouement est exclusivement réalisé en numéraire. Les bénéficiaires recevront lors de l’exercice de leurs droits un paiement en numéraire fondé sur le cours de l’action Lafarge, égal à la différence entre la valeur de l’action lors de la levée des SAR et le prix d’exercice fixé à la date d’attribution.

Le prix d’exercice des SAR est proche de la valeur de marché des actions à la date d’attribution. Les SAR sont attribuées pour dix ans. L’acquisition des droits se fait par quart à la date anniversaire de l’attribution.

 

L’information relative aux SAR accordées par Lafarge North America Inc. est synthétisée dans le tableau ci-dessous :

 

 

2007

2006

2005

Nombre de SAR

Prix d’exercice moyen pondéré (euros)

Nombre de SAR

Prix d’exercice moyen pondéré (euros)

Nombre de SAR

Prix d’exercice moyen pondéré (euros)

SAR restantes au 1er janvier

 

 

 

 

 

 

SAR octroyées

260 675

124,50

 

 

 

 

SAR exercées

 

 

 

 

 

 

SAR annulées et expirées

 

 

 

 

 

 

    SAR restantes au 31 décembre

260 675

124,50

 

 

 

 

SAR exerçables au 31 décembre

 

 

 

 

 

 

Cours moyen de l’action à la date d’exercice des SAR

 

 

 

 

 

 

Cours moyen de l’action à la date d’octroi des SAR

 

115,90

 

 

 

 

Juste valeur moyenne pondérée des SAR octroyées au cours de l’exercice

 

32,24

 

 

 

 

 

Comme décrit en Note 2 (x), la juste valeur des options est calculée à la date d’octroi d’après le modèle Black & Scholes. La valeur des SAR sera réestimée à chaque clôture et la charge ajustée en conséquence au prorata des droits acquis à la clôture des comptes considérée.

 

Le Groupe a déterminé la juste valeur des SAR octroyées en 2007 sur la base des hypothèses suivantes :

 

 

Exercice clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Taux de dividende attendu

2,3 %

 

 

Volatilité attendue de l’action

28,4 %

 

 

Taux d’intérêt sans risque

4,4 %

 

 

Durée de vie estimée des SAR (années)

7,5

 

 

 

Le taux de rendement des dividendes attendu est estimé sur la base des attentes du marché.

L’hypothèse de volatilité attendue à long terme a été déterminée sur la base d’une observation de la volatilité historique du titre sur des périodes correspondant à la durée de vie attendue des SAR octroyées, partiellement corrigée des écarts de cours les plus extrêmes pour mieux refléter une tendance à long terme.

Le Groupe considère que le taux d’intérêt sans risque est le taux de clôture, le dernier jour coté de l’exercice, des emprunts d’état ayant une maturité similaire à la durée de vie estimée des SAR.

 

Note 21. — Intérêts minoritaires.

Au 31 décembre 2007 les principaux minoritaires du Groupe sont présents chez, Associated Pan Malaysia Cement Sdn Bhd, Lafarge Halla Cement Corporation, West African Portland Cement Company plc, Ashakacem plc, Jordan Cement Factories Company PSC et Heracles General Cement Company S.A.

L’acquisition supplémentaire des intérêts minoritaires de Heracles General Cement Company S.A. (33,56 %) et la réduction de capital de Associated Pan Malaysia Cement Sdn Bhd ont entraîné respectivement une diminution de 246 millions d’euros et 45 millions d’euros de ce poste en 2007 par rapport à 2006.

L’acquisition en 2006 des intérêts minoritaires restants de Lafarge North America Inc. a entraîné une réduction de 1,1 milliard d’euros de ce poste par rapport à 2005.

 

Note 22. — Impôts.

a) Impôts sur les bénéfices.

 

— Le Groupe détermine sa charge d’impôt courant et différé conformément aux principes décrits en Note 2 (w).

— La charge d’impôt de l’exercice pour les activités poursuivies se décompose de la manière suivante :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Impôts courants

575

467

599

Sociétés françaises

32

25

32

Sociétés étrangères

543

442

567

    Impôts différés

150

163

-129

Sociétés françaises

98

104

-168

Sociétés étrangères

52

59

39

    Impôts

725

630

470

 

— La typologie de la charge d’impôt s’analyse comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Impôts courants

575

467

599

Impôt courant de la période

546

485

547

Ajustement sur l’impôt des périodes précédentes

15

-33

17

Retenue à la source sur dividendes

15

17

25

Autres

-1

-2

10

    Impôts différés

150

163

-129

Impôts différés sur génération et reversement de différences temporelles

196

220

-133

Effet des changements de taux d’impôt

-17

-6

 

Actifs d’impôts utilisés sur la période et non reconnus précédemment

 

 

-1

Réestimation des actifs d’impôt différé

-26

-51

-4

Autres

-3

 

9

    Impôts

725

630

470

 

— En complément de la charge d’impôt constatée au compte de résultat :

– Une charge différée de 10 millions d’euros (produit de 18 millions d’euros en 2006 et produit de 16 millions d’euros en 2005) a été comptabilisée en contrepartie des capitaux propres au cours de la période. Cette charge concerne l’impôt différé calculé sur les gains et pertes actuariels comptabilisés en capitaux propres (charge de 14 millions d’euros en 2007, charge de 4 millions d’euros en 2006 et produit de 36 millions d’euros en 2005), sur la variation de juste valeur des instruments dérivés désignés comme instruments de couverture de flux de trésorerie (charge de 5 millions d’euros en 2007, produit de 19 millions d’euros et charge de 6 millions d’euros en 2006 et 2005 respectivement) et sur la variation de juste valeur des titres disponibles à la vente (produit de 9 millions d’euros en 2007, produit de 3 millions d’euros et charge de 14 millions d’euros en 2006 et 2005 respectivement) ;

– En 2006, un produit d’impôt courant provenant de l’exercice des stock-options de Lafarge North America Inc. a par ailleurs été comptabilisé en contrepartie des capitaux propres pour 38 millions d’euros.

Une analyse de la charge (produit) d’impôt différé est présentée par nature de différences temporelles dans le paragraphe (c) "Impôts différés".

 

— Taux effectif d’impôt : Pour les exercices 2007, 2006 et 2005, la réconciliation du taux effectif d’impôt du Groupe a été effectuée sur la base du taux d’imposition en vigueur en France, soit respectivement 34,43 %, 34,43 %, et 34,93 %, comme suit :

 

(%)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Taux d’imposition en vigueur

34,4

34,4

34,9

Effet fiscal lié au rapatriement par Lafarge North America de 1,1 milliard de dollars américains du Canada vers les Etats-Unis (*)

 

 

3,2

Réévaluations (*)

 

 

-2,8

Changement de taux d’imposition voté *

-0,5

-0,3

-0,1

Restructurations internes*

 

-1,7

-8,6

Plus-values imposées à taux réduits (*) (**)

-1,5

 

 

Incidence du différentiel de taux d’imposition à l’étranger

-5,9

-5,1

-5,4

Effet des provisions sur actifs d’impôts différés

-1,0

0,9

1,4

Non déductibilité de la dépréciation du goodwill

 

0,1

1,1

Effet de présentation de la quote-part dans les résultats des entreprises associées

 

-0,4

-0,6

Divers

0,7

0,4

3,1

    Taux effectif d’impôt

26,2

28,3

26,2

(*) Ces composantes ont un impact de 2,1 % sur le taux effectif d’impôt 2007 (2,0 % en 2006, 8,3 % en 2005) et représentent un montant global de 57 millions d’euros d’économies d’impôt non récurrentes (44 millions d’euros en 2006 et 155 millions d’euros en 2005). Ces économies découlent des effets fiscaux favorables de certaines restructurations, des plus-values imposées à taux réduits, de la réévaluation d’actifs autorisés dans plusieurs pays et de l’entrée en vigueur de taux d’imposition plus bas. Par ailleurs, en 2005, elles sont limitées par l’impôt associé à la distribution de dividendes canadiens d’un montant de 1,1 milliard de dollars. En l’absence de ces économies d’impôt non récurrentes, le taux effectif serait de 28,3 % en 2007, 30,3 % en 2006 et de 34,5 % en 2005.

(**) Les plus-values imposées à taux réduits correspondent à la cession d’Ybitas (Turquie) pour laquelle 75 % de la plus-value a été exonérée d’impôt.

 

b) Variation des impôts différés actifs et passifs. — Les actifs et passifs d’impôts différés ont été compensés au bilan en conformité avec les principes par IAS 12. La variation des impôts différés actifs et passifs durant les périodes présentées s’analyse comme suit :

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

Impôts différés passifs, nets au 1er janvier

328

195

336

Constatés en capitaux propres (hors gains et pertes actuariels)

-4

-22

20

Gains et pertes actuariels

14

4

-36

Charge (produit)

150

163

-206

Écarts de conversion

-35

-29

33

Autres

31

-4

48

Reclassement en actifs en cours de cession

 

21

 

    Impôts différés passifs, nets au 31 décembre

484

328

195

        Dont Impôts différés passifs

695

529

515

        Dont Impôts différés actifs

-211

-201

-320

 

c) Impôts différés.

 

— Les impôts différés actifs et passifs sont composés des éléments suivants :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Provisions pour indemnités de départ à la retraite et autres avantages du personnel postérieurs à l’emploi

191

359

380

Gains et pertes actuariels

34

48

52

Immobilisations corporelles

310

299

477

Provisions et autres dettes

283

459

144

Provisions pour restructuration

16

14

6

Actifs d’impôts liés aux déficits reportables

264

345

541

Actifs d’impôts liés aux moins-values long terme

353

471

448

    Impôts différés actifs

1 451

1 995

2 048

Provisions pour dépréciation des impôts différés actifs

-388

-600

-554

    Impôts différés actifs, nets

1 063

1 395

1 494

Immobilisations corporelles

1 371

1 490

1 664

Autres, nets

176

233

25

    Impôts différés passifs

1 547

1 723

1 689

    Impôts différés passifs, nets

484

328

195

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

— La charge / (produit) d’impôt différé des périodes concernées se décompose comme suit :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Provisions pour indemnités de départ à la retraite et autres avantages du personnel postérieurs à l’emploi

106

9

19

Immobilisations corporelles

-26

-12

-65

Provisions et autres dettes

4

-12

21

Provisions pour restructuration

4

-9

4

Actifs d’impôts liés aux déficits reportables et moins-values long terme

78

116

-9

Autres, nets

-16

71

-99

    Total

150

163

-129

 

Le Groupe étant en mesure de contrôler la date à laquelle les différences temporelles liées à des participations dans des filiales et co-entreprises s’inverseront, il n’est par conséquent pas requis de reconnaître les impôts différés relatifs à ces différences. De plus, au regard du nombre de scénarii possibles pour le reversement de ces différences temporelles et de la complexité de la législation fiscale, il n’est pas possible de déterminer les montants des différences temporelles liées à ces investissements. Le Groupe n’a pas constaté d’impôts différés sur les résultats non distribués de ses filiales en raison d’un réinvestissement systématique de ces résultats dans ses filiales. Le Groupe n’a pas l’intention de distribuer ces résultats et n’a pas de ce fait comptabilisé de provision à ce titre.

 

d) Réestimation des actifs d’impôts différés. — La provision pour dépréciation des actifs d’impôts différés évolue comme suit :

 

(En millions d’euros)

2007

2006

2005

Au 1er janvier

600

554

523

Dotation de l’exercice

19

82

30

Utilisations de l’exercice

-173

-43

-30

Autres variations

-28

18

-1

Écarts de conversion

-30

5

32

Reclassement en actifs en cours de cession

 

-16

 

    Au 31 décembre

388

600

554

 

e) Suivi des déficits reportables et moins-values long terme. — Au 31 décembre 2007, les déficits reportables du Groupe et les moins-values long terme s’élèvent respectivement à 979 millions d’euros et 1 152 millions d’euros. Le détail par nature et date de maturité est détaillé ci-après :

 

(En millions d’euros)

Déficits reportables

Moins-values long terme

Total

2008

25

 

25

2009

98

 

98

2010

14

 

14

2011

9

 

9

2012 et postérieur à 2012

833

1 152

1 985

    Total

979

1 152

2 131

 

Les impôts différés actifs ont été reconnus sur tous les déficits reportables et une dépréciation a été constatée lorsqu’il n’existe pas d’assurance raisonnable de récupération de ces actifs d’impôts différés dans un futur prévisible.

 

Note 23. — Régimes de retraite, indemnités de cessation de service et autres avantages postérieurs à l’emploi.

Les avantages postérieurs à l’emploi accordés par le Groupe varient en fonction des obligations légales et de la politique de chaque filiale en la matière. Ils comportent des régimes à cotisations définies et des régimes à prestations définies.

En ce qui concerne les régimes à cotisations définies, les obligations du Groupe se limitent au paiement de cotisations périodiques à des organismes extérieurs qui en assurent la gestion administrative et financière. Les charges comptabilisées relatives à ces plans correspondent aux cotisations payées pendant la période de référence. Les charges comptabilisées au titre des années 2007 et 2006 pour les activités poursuivies (à l’exclusion des régimes de base) s’élèvent respectivement à 25 millions d’euros et 33 millions d’euros.

Seuls les régimes à prestations définies créent des engagements futurs pour le Groupe. Ils sont constitués à 95 % d’obligations résultant de régimes de retraite et d’indemnités de cessation de service le solde correspondant pour l’essentiel à des engagements de type couverture médicale postérieure à l’emploi. Ces engagements font l’objet d’évaluations périodiques par des actuaires indépendants, sur la base d’hypothèses qui peuvent varier au cours du temps. Ces obligations sont dans la plupart des cas préfinancées par des cotisations employeurs et employés au travers de fonds externes, constituant des entités légales séparées dont les investissements sont soumis aux fluctuations des marchés financiers. Ces entités sont généralement administrées par des conseils paritaires comportant des représentants du Groupe ainsi que des salariés et bénéficiaires. Chaque conseil adopte sa propre stratégie d’investissement qui a en général pour objectif, sur la base d’études spécifiques conduites par des experts externes, de rechercher la meilleure adéquation entre passifs à financer et actifs investis, combinée à une diversification permettant de limiter les risques d’investissement. L’exécution de cette stratégie dépend des opportunités de marché, et est généralement réalisée par des gestionnaires spécialisés sélectionnés par les conseils. Les actifs sont le plus souvent investis en valeurs mobilières cotées (actions et obligations), et le recours aux dérivés ou aux autres classes d’actifs est limité. À ce jour, ces fonds externes ne détiennent pas de titres du Groupe (actions ou obligations).

 

Le tableau ci-dessous présente l’allocation d’actifs pour les principaux régimes préfinancés situés au Royaume-Uni et en Amérique du Nord :

 

(%)

Amérique du Nord

Royaume-uni

2007

2006

2007

2006

Actions

70

70

53

59

Obligations

30

30

41

34

Autres

 

 

6

7

    Total

100

100

100

100

 

Dans le tableau ci-après, les Incidences comptables des régimes de retraite à prestations définies et d’indemnités de cessation de services sont reportées au sein de la colonne "Régimes de retraite", celles concernant les autres engagements sont détaillées dans la colonne "Autres avantages". Les années 2005 et 2006 ont été retraitées de l’application rétrospective de l’option retenue par le Groupe de reconnaissance des écarts actuariels et effets de la limitation des surplus par capitaux propres.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

Régimes de retraite

Autres avantages

TOTAL

2007

2006

2005

2007

2006

2005

2007

2006

2005

Composantes de la charge nette comptabilisée au compte de résultat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Coût des services rendus au cours de l’exercice

98

121

98

8

7

8

106

128

106

    Effet de l’actualisation

254

254

241

15

14

14

269

268

255

    Rendement attendu des actifs du régime

-295

-276

-243

 

 

 

-295

-276

-243

    Amortissement du coût des services passés

-1

9

1

5

-1

-3

4

8

-2

    Indemnités spéciales de départ

25

8

4

 

 

 

25

8

4

    (Gain) / Perte lié à une réduction

-38

-3

-3

1

 

 

-37

-3

-3

(Gain) / Perte lié à une liquidation

4

1

1

 

 

 

4

1

1

        Charge nette relative aux régimes à prestations définies comptabilisée dans le compte de résultat

47

114

99

29

20

19

76

134

118

            Dont charges nettes relatives aux régimes à prestations définies comptabilisées au compte de résultat pour les activités en cours de cession

 

24

 

 

 

 

 

24

 

            Dont charges nettes relatives aux régimes à prestations définies comptabilisées au compte de résultat pour les activités poursuivies

 

94

 

 

15

 

 

109

 

Variation de la valeur actualisée de l’obligation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeur actualisée de l’obligation au 1er janvier

5 315

5 207

4 358

253

256

234

5 568

5 463

4 592

    Écarts de conversion

-308

-57

240

-14

-27

36

-322

-84

276

    Coût des services rendus au cours de l’exercice

98

121

98

8

7

8

106

128

106

    Effet de l’actualisation

254

254

241

15

14

14

269

268

255

    Cotisations salariés

8

9

8

2

 

 

10

9

8

    Modifications de plans

-2

8

1

13

 

-10

11

8

-9

    Réduction de régimes

-26

-4

-2

1

 

 

-25

-4

-2

    Liquidation de régimes (a)

-123

 

 

 

 

 

-123

 

 

    Regroupements d’entreprises / Cession

-308

1

11

-2

 

 

-310

1

11

    Indemnités spéciales de départ

25

8

4

 

 

 

25

8

4

Prestations versées

-293

-279

-242

-16

-16

-15

-309

-295

-257

    (Gains) / Pertes actuariels liés à des changements d’hypothèses

-240

7

438

-2

14

10

-242

21

448

    (Gains) / Pertes actuariels liés à des effets d’expérience

119

40

52

-7

5

-21

112

45

31

        Valeur actualisée de l’obligation au 31 décembre

4 519

5 315

5 207

251

253

256

4 770

5 568

5 463

            Dont Valeur actualisée de l’obligation au 31 décembre pour les activités en cours de cession

 

308

 

 

2

 

 

310

 

            Dont Valeur actualisée de l’obligation au 31 décembre pour les activités poursuivies

 

5 007

 

 

251

 

 

5 258

 

(a) Au titre de l’externalisation partielle de certains régimes de retraites complémentaires en France en 2007.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

Régimes de retraite

Autres avantages

Total

2007

2006

2005

2007

2006

2005

2007

2006

2005

Variation de la juste valeur des actifs du régime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Juste valeur des actifs du régime au 1er janvier

4 201

3 954

3 204

 

 

 

4 201

3 954

3 204

    Écarts de conversion

-308

-36

192

 

 

 

-308

-36

192

    Rendement attendu des actifs du régime

295

276

243

 

 

 

295

276

243

    Gains / (Pertes) actuariels d’expérience

-26

76

360

 

 

 

-26

76

360

    Cotisations employeur (*)

374

139

128

 

 

 

374

139

128

    Cotisations salariés

8

9

8

 

 

 

8

9

8

    Prestations versées

-224

-214

-197

 

 

 

-224

-214

-197

    Liquidation de régimes

-126

-2

-2

 

 

 

-126

-2

-2

    Regroupements d’entreprises / Cessions

-46

-1

18

 

 

 

-46

-1

18

        Juste valeur des actifs du régime au 31 décembre

4 148

4 201

3 954

 

 

 

4 148

4 201

3 954

    Rendement Réel des actifs du régime

269

352

603

 

 

 

269

352

603

        Dont Juste valeur des actifs du régime au 31 décembre pour les activités en cours de cession

 

46

 

 

 

 

 

46

 

        Dont Juste valeur des actifs du régime au 31 décembre pour les activités poursuivies

 

4 155

 

 

 

 

 

4 155

 

Composantes des montants inscrits dans les comptes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Situation financière nette

-371

-1 114

-1 253

-251

-253

-256

-622

-1 367

-1 509

    Coût des services passés non comptabilisés

6

8

9

-7

-9

-10

-1

-1

-1

    Actifs non reconnus au titre des règles de limitation des excédents reconnus

-76

-42

-46

 

 

 

-76

-42

-46

        (Passif) / Actif net comptabilisé au bilan

-441

-1 148

-1 290

-258

-262

-266

-699

-1 410

-1 556

            Dont Charges de retraite payées d’avance pour les activités en cours de cession

 

1

 

 

 

 

 

1

 

            Dont Charges de retraite à payer pour les activités en cours de cession

 

-263

 

 

-2

 

 

-265

 

        Montant net comptabilisé au bilan pour les activités en cours de cession

 

-262

 

 

-2

 

 

-264

 

            Dont Charges de retraite payées d’avance pour les activités poursuivies

104

31

15

 

 

 

104

31

15

            Dont Charges de retraite à payer pour les activités poursuivies

-545

-917

-1 305

-258

-260

-266

-803

-1 177

-1 571

        Montant net comptabilisé au bilan pour les activités poursuivies

-441

-886

-1 290

-258

-260

-266

-699

-1 146

-1 556

(*) Inclut :

– les versements exceptionnels de 22 millions, 29 millions et 45 millions de dollars américains effectués en 2007, 2006 et 2005, respectivement, auprès des fonds de pension nord-américains ;

– le versement exceptionnel au fonds de pension anglais en 2007 de 96 millions de livres sterling au titre de la cession de l’Activité Toiture ; 

– les versements exceptionnels de 18 millions de livres sterlings effectué en 2007, 2006 et 2005 auprès du fonds au Royaume-Uni ;

– et le versement de 126 millions d’euros au titre de l’externalisation partielle de certains régimes de retraites complémentaires en France en 2007.

 

— Les montants reconnus par capitaux propres (Sorie) sont présentés ci-après (avant impôts et intérêts minoritaires) :

 

(En millions d’euros)

Régimes de retraite

Autres avantages

Total

2007

2006

2005

2007

2006

2005

2007

2006

2005

Gains / (Pertes) actuariels cumulés au 31 décembre

-96

-178

-232

16

8

34

-80

-170

-198

Montants reconnus au cours de l’exercice

46

33

-142

10

-19

11

56

14

-131

    Dont Gains / (Pertes) actuariels

87

29

-130

10

-19

11

97

10

-119

    Dont Limitations des excédents

-41

4

-12

 

 

 

-41

4

-12

 

Le Groupe n’a reconnu aucun droit à remboursement au titre des périodes présentées.

 

— La valeur actualisée de l’obligation pour les activités poursuivies présentée dans le tableau ci-dessus s’analyse comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Plans non financé

630

665

908

Plans partiellement ou entièrement financés

4 140

4 593

4 555

    Valeur actualisée de l’obligation

4 770

5 258

5 463

 

— Les principales hypothèses actuarielles utilisées pour la comptabilisation des régimes de retraite et indemnités de cessation de service sont les suivantes :

 

(%)

États-unis

Canada

Royaume-uni

Zone euro

2007

 

 

 

 

    Taux d’actualisation au 31 décembre

6,20

5,20

5,80

4,75 à 5,25

    Taux de croissance des salaires au 31 décembre

4,00

4,50

4,90

2,50 à 4,00

    Taux de rendement long terme attendus sur les actifs au 1er janvier

8,00

8,00

6,90

4,50 à 5,00

2006

 

 

 

 

    Taux d’actualisation au 31 décembre

5,85

4,95

5,10

4,25 à 4,50

    Taux de croissance des salaires au 31 décembre

4,00

3,50

4,60

2,50 à 4,00

    Taux de rendement long terme attendus sur les actifs au 1er janvier

8,00

8,00

6,90

3,80 à 4,50

2005

 

 

 

 

    Taux d’actualisation au 31 décembre

5,70

5,25

4,70

4,20

    Taux de croissance des salaires au 31 décembre

4,00

3,50

4,80

2,00 à 4,00

    Taux de rendement long terme attendus sur les actifs au 1er janvier

8,25

8,25

7,10

4,60 à 6,00

 

Les taux de rendement à long terme attendus sur les actifs des fonds de pension sont déterminés sur la base des performances historiques, des perspectives actuelles et à long terme et de la composition des actifs des fonds de pension.

Les taux d’actualisation sont déterminés par référence aux taux de rendement des obligations privées à long terme de bonne qualité.

 

— Pour 2008, les taux de rendement long terme attendus sur les actifs sont de :

 

États-unis

8,00

Canada

8,00

Royaume-uni

6,90

Zone euro

4,25 à 4,75

 

Les hypothèses de rendement à long terme attendu sur les actifs, et les taux d’actualisation retenus pour l’estimation des obligations du Groupe ont été définies à partir des recommandations d’experts indépendants.

 

a) Régimes de retraite. — Les principaux régimes de retraite à prestations définies offerts dans les activités poursuivies du Groupe sont situés essentiellement au Royaume-Uni et en Amérique du Nord (États-Unis et Canada). Ils contribuent respectivement à hauteur de 62 % et 26 % aux obligations totales des régimes à prestations définies du Groupe.

Au Royaume-Uni, les obligations du Groupe sont gérées, pour l’essentiel, au sein d’un unique fonds de pension administré par un conseil paritaire indépendant. Les droits à pension de retraite sont calculés en fonction des salaires de fin de carrière et du nombre d’années d’ancienneté dans le Groupe, selon des formules généralement linéaires. Ce fonds est alimenté par des cotisations employeur et employés, dont le taux est déterminé en moyenne tous les trois ans par des actuaires indépendants, de telle sorte que les minima de solvabilité réglementaires soient satisfaits et, au-delà, que le financement à long terme des prestations soit assuré. À l’occasion de l‘actualisation de cette étude en 2005, il avait été décidé d’appeler des contributions exceptionnelles de 18 millions de livres sterling par an de 2005 à 2007. Pour la période 2008-2012, un appel de cotisations exceptionnelles de 10 millions de livres sterling pourra être effectué en fonction de la situation de financement du fonds au 30 juin de chaque année, situation déterminée sur la base des travaux des actuaires. Le niveau attendu des cotisations employeur en 2008 est d’environ 17 millions de livres sterling. À fin 2007, les actifs de ces fonds de pension étaient investis en actions pour environ 53 %, compte tenu du caractère long terme des prestations à financer, pour environ 41 % en obligations et placements monétaires et pour 6 % en placements immobiliers.

En Amérique du Nord (États-Unis et Canada), les droits à retraite proviennent de divers régimes pour lesquels le taux de cotisation employeur est encadré par des minima et des maxima de déductibilité au titre de l’impôt sur les sociétés. À fin 2007, environ 70 % des actifs des fonds étaient investis en actions, et 30 % en obligations. Le niveau attendu des cotisations employeur au titre des différents régimes de retraite est d’environ 41 millions de dollars américains en 2008. En 2005, 2006 et 2007, la Société a choisi, pour des raisons d’optimisation fiscale et financière, de réaliser un abondement spécifique de 45 millions, 29 millions et 22 millions de dollars américains, respectivement, auprès de ses fonds de pension nord-américains.

Conformément aux principes comptables du Groupe (cf. Note 2 (t)), les écarts constatés entre les rendements attendus à long terme des investissements des fonds de pension et les rendements réels obtenus sont traités comme des gains ou pertes actuariels.

Comme décrit dans la Note 2 (t), l’adoption des normes IFRS a conduit à la reconnaissance de la totalité des pertes actuarielles en étalement au 1er janvier 2004 en contrepartie des capitaux propres.

 

b) Indemnités de cessation de service. — Les indemnités de cessation de service sont, en règle générale, des indemnités forfaitaires calculées en fonction du nombre d’années de service du salarié et de son salaire annuel au moment de son départ à la retraite, de son départ volontaire ou de son licenciement. Les principaux régimes de cette nature concernent les salariés des entités françaises, grecques, coréennes et chiliennes du Groupe.

 

c) Autres avantages postérieurs à l’emploi. — En Amérique du Nord et, dans une moindre mesure, en France et en Jordanie, certaines sociétés du Groupe octroient des avantages post-emploi consistant principalement en une participation à la couverture médicale des retraités. Ces obligations ne font pas l’objet de préfinancements, mais les subventions fédérales américaines attendues au cours des prochaines années (réforme du Medicare) ont significativement réduit les engagements à la charge du Groupe.

En Amérique du Nord, le taux estimé d’évolution des coûts médicaux utilisé dans le calcul des engagements est différent pour les plans aux États-Unis et au Canada. Fin 2007, les taux utilisés étaient de 9 %, diminuant jusqu’à 5 % en 2012, pour les plans situés aux États-Unis, et de 8,4 %, diminuant jusqu’à 4,7 % en 2012, pour les plans canadiens.

Fin 2006, les taux utilisés étaient de 9 %, diminuant jusqu’à 5 % en 2011, pour les plans situés aux États-Unis, et de 8,7 %, diminuant jusqu’à 4,7 % en 2014, pour les plans canadiens. Fin 2005, les taux utilisés étaient de 10 %, diminuant jusqu’à 5 % en 2011, pour les plans situés aux États-Unis et 8,4 %, diminuant jusqu’à 4,7 % en 2011, pour les plans canadiens.

Le taux estimé d’évolution des coûts Medicare était le même au Canada et aux États-Unis.

 

Les hypothèses de taux d’évolution des coûts médicaux ont un effet significatif sur l’évaluation des engagements liés. Une augmentation ou une diminution d’1 point dans ce taux d’évolution des coûts médicaux aurait les effets suivants :

 

(En millions d’euros)

Variation de 1 point

Augmentation

Diminution

Augmentation (diminution) de la valeur actualisée de l’obligation au 31 décembre 2007

32

-27

Augmentation (diminution) du coût des services rendus et de l’effet de l’actualisation pour l’exercice 2007

3

-3

 

Note 24. — Provisions.

a) Variation des provisions.

 

(En Millions d’euros)

Provisions pour restructuration

Provisions pour réaménagement de sites et risque environnemental

Autres

Total

Au 1er janvier 2005

48

231

759

1 038

Dotation nette de l’exercice (*)

56

46

144

246

Utilisations de l’exercice

-63

-24

-60

-147

Reprises sans objet (*)

-3

-18

-68

-89

Autres variations

-1

2

5

6

Écarts de conversion

1

16

36

53

    Au 31 décembre 2005

38

253

816

1 107

        Dont part à moins d’un an

 

 

 

123

        Dont part à plus d’un an

 

 

 

984

    Au 1er janvier 2006

38

253

816

1 107

Dotation nette de l’exercice

101

58

99

258

Utilisations de l’exercice

-35

-41

-24

-100

Reprises sans objet

-2

-18

-66

-86

Autres variations

6

4

58

68

Écarts de conversion

-1

-9

-17

-27

Reclassement en passifs liés aux actifs cédés ou en cours de cession

-21

-7

-125

-153

    Au 31 décembre 2006

86

240

741

1 067

        Dont part à moins d’un an

 

 

 

132

        Dont part à plus d’un an

 

 

 

935

    Au 1er janvier 2007

86

240

741

1 067

Dotation nette de l’exercice

106

51

206

363

Utilisations de l’exercice

-89

-28

-102

-219

Reprises sans objet

-25

-9

-29

-63

Autres variations

 

4

-69

-65

Écarts de conversion

-5

-9

60

46

    Au 31 décembre 2007

73

249

807

1 129

        Dont part à moins d’un an

 

 

 

201

        Dont part à plus d’un an

 

 

 

928

(*) Dont dotations de l’exercice nettes des reprises sans objet sur les activités poursuivies

 

 

 

117

 

Les autres provisions incluent :

– La provision pour risque concurrence pour un montant de 335 millions d’euros (340 millions d’euros au 31 décembre 2006, 330 millions d’euros au 31 décembre 2005) dont 51 millions d’euros d’intérêts de retard (40 millions d’euros d’intérêts au 31 décembre 2006, 30 millions d’euros au 31 décembre 2005). Voir également la Note 29 Procédures judiciaire et d’arbitrage ;

– Les provisions relatives aux captives d’assurance et de réassurance pour un montant de 124 millions d’euros (101 millions d’euros au 31 décembre 2006, 73 millions d’euros au 31 décembre 2005).

 

b) Variation des provisions pour restructuration.

 

— Les coûts de restructuration des activités poursuivies sont analysés ci-dessous :

 

(En Millions d’euros)

Indemnités de fin de contrat de travail

Coûts de rupture de contrat

Autres coûts de restructuration

Total

Au 1er janvier 2005

26

3

19

48

Dotations de l’exercice (**)

49

2

5

(*) 56

Utilisations de l’exercice

-47

-2

-14

(*) -63

Reprises sans objet (**)

-2

 

-1

-3

Autres variations

 

 

-1

-1

Écarts de conversion

 

 

1

1

    Au 31 décembre 2005

26

3

9

38

Dotations de l’exercice

91

4

6

(*) 101

Utilisations de l’exercice

-26

-1

-8

(*) -35

Reprises sans objet

 

 

-2

-2

Autres variations

3

 

3

6

Écarts de conversion

-1

 

 

-1

Reclassement en passifs liés aux actifs cédés ou en cours de cession

-21

 

 

-21

    Au 31 décembre 2006

72

6

8

86

Dotations de l’exercice

97

5

4

(*) 106

Utilisations de l’exercice

-75

-6

-8

(*) -89

Reprises sans objet

-24

-1

 

-25

Autres variations

-2

-1

3

 

Écarts de conversion

-4

 

-1

-5

    Au 31 décembre 2007

64

3

6

73

(*) Dont 47 millions d’euros en 2007 (23 millions d’euros en 2006 et 28 millions d’euros en 2005) de coûts encourus et payés sur la période.

 

 

 

 

(**) Dont dotations de l’exercice nettes des reprises sans objet sur les activités poursuivies

 

 

 

26

 

— Les coûts de restructuration de l’année 2007, essentiellement liés aux plans de réduction de coûts dans le cadre de la mise en oeuvre de notre plan stratégique Excellence 2008, sont analysés ci-dessous :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Indemnités de fin de contrat de travail

73

91

25

Coûts de rupture de contrat

4

4

 

Autres coûts de restructuration

4

4

1

    Total coûts de restructuration

81

99

26

 

— Les principaux plans concernent :

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Ciment

 

 

 

    Jordanie

21

16

 

    Royaume-uni

7

18

3

    Grèce

6

33

 

    Amérique du Nord

3

4

2

    France

3

 

1

    Afrique du Sud

1

 

 

    Brésil

1

1

 

    Chine

1

2

 

    Corée

1

2

10

    Malaisie

1

 

 

    Serbie

1

1

 

    Turquie

1

 

 

    Nigeria

 

4

 

    Chili

 

2

 

    Mexique

 

1

 

    Inde

 

 

3

    Maroc

 

 

2

Granulats et béton

 

 

 

    Amérique du Nord

9

3

 

    France

7

3

 

    Royaume-uni

1

1

2

    Singapour

 

 

1

Plâtre

 

 

 

    Amérique du Nord

9

 

 

    France

1

 

 

    Pologne

 

1

 

    Allemagne

 

 

1

Autres

 

 

 

    Amérique du Nord

5

5

 

    Autres plans de moins d’un million d’euros

2

2

1

        Total coûts de restructuration

81

99

26

 

– Ciment Grèce : les coûts de restructuration comprennent pour leur majorité les indemnités de fin de contrat liées aux départs négociés des employés dans le cadre de la réorganisation de ces entités. La charge de cette année comprend de nouvelles provisions pour les coûts prévus en 2008 compensés par la reprise de la part sans objet de la provision 2006.

– Ciment Jordanie : les coûts de restructuration comprennent pour leur majorité les indemnités de fin de contrat liées aux départs négociés des employés dans le cadre de la réorganisation de ces entités. La charge de cette année comprend de nouvelles provisions pour les coûts prévus en 2008.

– Ciment Royaume-Uni : les coûts de restructuration incluent des frais d’indemnisation pour fin de contrat ainsi que d’autres coûts essentiellement consécutifs au déplacement du siège social.

– Granulats & Béton Amérique du Nord : en 2007, les coûts de restructuration incluent principalement les coûts de départ, paiements de bonus et autres coûts résultant de la suppression de certaines fonctions supports suite à la fusion de deux unités opérationnelles.

– Plâtre Amérique du Nord : en 2007, les coûts de restructuration incluent principalement les coûts liés à la fermeture de l’usine de Cornerbrook, Canada, et à la réduction des opérations à l’usine de Newark, États-Unis.

– Ciment Corée du Sud : en 2005, les coûts de restructuration correspondent principalement à des indemnités de fin de contrat de travail relatives au départ de 233 employés suite à la mise en sommeil de l’usine de SINGI et à la sous-traitance de l’exploitation de la carrière.

 

Note 25. — Passifs financiers.

— Les passifs financiers se décomposent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires, part à plus d’un an

8 025

9 215

6 856

Options de vente octroyées aux minoritaires, part à plus d’un an

322

206

72

    Passifs financiers, part à plus d’un an

8 347

9 421

6 928

Passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires, part à moins d’un an

1 614

1 553

1 886

Options de vente octroyées aux minoritaires, part à moins d’un an

148

111

191

    Passifs financiers, part à moins d’un an

1 762

1 664

2 077

    Total passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires

9 639

10 768

8 742

Total options de vente octroyées aux minoritaires

470

317

263

    Total passifs financiers

10 109

11 085

9 005

 

a) Analyse des passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires par nature.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Emprunt obligataire convertible

 

 

482

Emprunts obligataires

5 652

6 138

5 050

Emprunts bancaires et tirages sur lignes de crédit

1 406

1 457

1 871

Billets de trésorerie et papier commercial

1 193

2 188

524

Autres titres de créance

985

522

158

Autres dettes

403

463

657

    Total passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires

9 639

10 768

8 742

 

— Emprunt obligataire convertible : Le 29 juin 2001, le Groupe a émis 10 236 221 obligations convertibles en actions ordinaires (OCEANEs) pour un montant nominal de 1 300 000 067 euros, portant intérêt à un taux annuel de 1,5 %. La possibilité de conversion expirait le 21 décembre 2005, date à laquelle un nombre très faible d’obligations (590) avait été converti en 619 actions. Au cours de l’année 2005, le Groupe a procédé au rachat de 6 772 429 obligations (soit un montant nominal total de 860 098 483 euros). Cette obligation convertible est arrivée à échéance le 1er janvier 2006, date à laquelle le Groupe a remboursé 3 463 202 obligations représentant un nominal de 440 millions d’euros.

— Emprunts obligataires : Au 31 décembre 2007, le portefeuille d’emprunts obligataires est composé d’emprunts libellés notamment en euros, dollars américains et livres sterling portant un taux d’intérêt moyen (toutes devises confondues) de 6,2 % (6,7 % au 31 décembre 2006 et 6,3 % au 31 décembre 2005). Leurs dates d’échéance s’échelonnent de 2008 à 2036, leur année d’échéance moyenne étant 2016 (soit une maturité moyenne de 8 ans et 3 mois). En juin 2007, le Groupe a émis un emprunt obligataire de 500 millions d’euros, de maturité 10 ans et portant un taux d’intérêt facial de 5,375 %.

Par ailleurs, le Groupe dispose d’un programme d’émission de titres de créance à moyen et long terme (EMTN), dont le plafond s’élève à 7 000 millions d’euros. Au 31 décembre 2007, le montant de titres émis dans le cadre de ce programme est de 4 162 millions d’euros, dont 3 302 millions d’euros d’emprunts obligataires et 860 millions d’euros émis sous forme de placements privés classés en autres titres de créance. Le taux moyen instantané des émissions réalisées dans le cadre de ce programme est de 5,4 % au 31 décembre 2007 et leurs échéances s’échelonnent de 2008 à 2020.

— Emprunts bancaires : Au 31 décembre 2007, l’encours des emprunts bancaires s’élève à 1 401 millions d’euros pour l’essentiel répartis sur les filiales du Groupe en devises locales.

Le taux d’intérêt moyen des emprunts bancaires est d’environ 6,4 % au 31 décembre 2007 (6,1 % au 31 décembre 2006 et 5,7 % au 31 décembre 2005).

— Lignes de crédit confirmées à moyen et long terme : Au 31 décembre 2007, les tirages sur lignes de crédit confirmées à moyen et long terme sont de 5 millions d’euros sur un montant total de lignes confirmées à moyen et long terme de 3 074 millions d’euros. Ces tirages, essentiellement en baht thaïlandais, dong vietnamien et roupie indonésienne, portent un taux moyen de 8,4 % au 31 décembre 2007 (5,7 % au 31 décembre 2006, taux qui résulte de tirages en dollars américains et 3,7 % au 31 décembre 2005, taux lié à des tirages en dollars canadiens).

Les lignes de crédit sont affectées en priorité à la couverture des financements court terme du Groupe, et contribuent à assurer sa liquidité. La commission moyenne de non-utilisation des lignes de crédit confirmées est de 8 points de base au 31 décembre 2007 (8 points de base au 31 décembre 2006 et 10 points de base au 31 décembre 2005).

En décembre 2007, le Groupe a mis en place une ligne d’acquisition de 7,2 milliards d’euros pour l’achat des titres d’Orascom Cement. Cette ligne porte une commission moyenne de non-utilisation de 19 points de base au 31 décembre 2007.

— Billets de trésorerie et papier commercial : Au 31 décembre 2007, Lafarge dispose d’un programme de billets de trésorerie lui permettant d’émettre jusqu’à 3 000 millions d’euros, utilisable en euros, dollars américains, dollars canadiens, francs suisses et livres sterling. À la date de clôture de l’exercice 2007, l’encours de billets de trésorerie s’élève à 1 193 millions d’euros. Ces billets de trésorerie portent un taux d’intérêt moyen proche du taux interbancaire européen ("Euribor") pour des maturités s’étalant généralement de 1 à 3 mois. Le taux moyen du portefeuille de billets de trésorerie au 31 décembre 2007 est de 4,7 % (3,6 % au 31 décembre 2006 et 2,4 % au 31 décembre 2005).

— Autres titres de créance : Le portefeuille des autres titres de créance est principalement constitué de titres en euros. À la date de clôture de l’exercice 2007, le taux d’intérêt moyen des autres titres de créance s’élève à 5,1 % (4,6 % au 31 décembre 2006 et 6,2 % au 31 décembre 2005).

 

b) Analyse des passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires par date d’échéance.

 

Au 31 décembre 2007, 1 193 millions d’euros de passifs financiers à moins d’un an (exclusivement des billets de trésorerie) ont été classés en passifs financiers à plus d’un an par adossement à des lignes de crédit confirmées, le Groupe ayant la capacité de les refinancer à moyen et long terme.

 

Au 31 décembre (en millions d’euros)

2007

2008

1 614

2009

419

2010

1 034

2011

506

2012

1 761

À plus de 5 ans

4 305

    Total passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires

9 639

 

c) Analyse des passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires par devise.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Avant swaps

Après swaps

Avant swaps

Après swaps

Avant swaps

Après swaps

 Euro (EUR)

5 623

4 010

6 457

3 969

5 420

3 769

Dollar américain (USD)

1 836

3 542

2 226

3 912

885

2 167

Livre sterling (GBP)

1 280

1 034

1 407

1 963

1 409

1 654

Ringgit malais (MYR)

131

131

83

83

127

127

Dollar canadien (CAD)

115

84

95

234

389

381

Autres

654

838

500

607

512

644

    Total

9 639

9 639

10 768

10 768

8 742

8 742

 

d) Analyse des passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires par type et niveaux de taux d’intérêts.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Avant swaps

Après swaps

Avant swaps

Après swaps

Avant swaps

Après swaps

Taux variable

3 445

4 324

3 942

4 718

2 284

3 007

Taux fixe inférieur à 6 %

3 454

2 581

3 107

2 213

4 274

3 499

Taux fixe entre 6 % et 10 %

2 503

2 497

3 459

3 577

1 910

1 961

Taux fixe supérieur à 10 %

237

237

260

260

274

275

    Total

9 639

9 639

10 768

10 768

8 742

8 742

 

Le taux d’intérêt moyen instantané de l’endettement brut après swaps au 31 décembre 2007 est de 5,8 % (5,8 % au 31 décembre 2006 et 5,5 % 31 décembre 2005). Le taux d’intérêt moyen de l’endettement brut après swaps sur l’année 2007 s’élève quant à lui à 5,8 % (5,5 % sur l’année 2006).

 

e) Clauses particulières dans les contrats d’emprunt.

— Ratios financiers : Les contrats d’emprunt contenant des clauses imposant le respect continu de ratios financiers sont localisés dans les filiales des pays suivants : Afrique du Sud, Bangladesh, Chili, Équateur, Inde, Indonésie, Philippines, Royaume-Uni, Ukraine, Vietnam et représentent de l’ordre de 4 % des passifs financiers consolidés du Groupe hors options de vente octroyées aux minoritaires. Ces clauses n’ont pas été activées au 31 décembre 2007 et ont, pour l’essentiel, une faible probabilité d’être activées.

Compte tenu de la répartition de ces financements sur diverses filiales et de la qualité du dispositif de liquidité du Groupe, l’existence de ces ratios financiers ne constitue pas un risque matériel sur la situation financière du Groupe.

— Clauses de changement de contrôle : Des clauses de changement de contrôle figurent dans un certain nombre de contrats de lignes de crédit confirmées contractées au niveau de la société mère ainsi que sur la ligne spécifique d’acquisition des titres d’Orascom Cement représentant un nominal de 9 886 millions d’euros, soit 97 % de l’encours total de ces lignes. Le changement de contrôle dans le capital de Lafarge annulerait la disponibilité de ces lignes ou en rendrait le remboursement obligatoire en cas de tirage. Des clauses de changement de contrôle figurent également dans un certain nombre d’emprunts obligataires et de placements privés émis dans le cadre du programme EMTN, représentant un nominal de 1 000 millions d’euros. Ces clauses permettraient aux porteurs de ces titres, sous certaines conditions, de demander leur remboursement.

 

f) Options de vente octroyées aux minoritaires. — Dans le cadre de l’acquisition de certaines entités, le Groupe a consenti à des actionnaires tiers des options de vente de leur participation à un prix déterminé en fonction de la valeur de marché. Ces actionnaires sont soit des institutions internationales telles que la Banque européenne de reconstruction et de développement, soit des investisseurs privés financiers ou industriels, voire les anciens actionnaires des entités considérées.

Dans l’hypothèse où l’ensemble de ces options serait exercé, la valeur d’achat, y compris passifs financiers et trésorerie acquis, s’élèverait à 506 millions d’euros en valeur 31 décembre 2007 (354 millions d’euros en 2006, 305 millions d’euros en 2005).

En 2008 et 2009, une partie de ces options est exerçable pour des montants respectifs, en valeur 31 décembre 2007, de 170 millions d’euros et 268 millions d’euros. Le solde, soit 68 millions d’euros, est exerçable à partir de 2010.

Comme indiqué en Note 2 (s), les options de vente octroyées aux minoritaires de sociétés consolidées globalement sont considérées comme une dette du Groupe. Sur le total des options de vente octroyées par le Groupe, celles octroyées à des actionnaires tiers dans des sociétés contrôlées exclusivement représentent respectivement 470 millions d’euros, 317 millions d’euros et 263 millions d’euros au 31 décembre 2007 au 31 décembre 2006 et au 31 décembre 2005, les autres options étant octroyées à des actionnaires d’entreprises associées ou de co-entreprises.

Le traitement retenu a pour effet de constater cette dette en contrepartie d’une réduction des intérêts minoritaires et de la constatation d’un goodwill pour tout écart entre la valeur des minoritaires et la valeur de la dette (respectivement 306 millions d’euros, 177 millions d’euros et 124 millions d’euros au 31 décembre 2007, au 31 décembre 2006 et au 31 décembre 2005).

Les options octroyées à des actionnaires d’entreprises associées ou de co-entreprises sont présentées dans les "Autres engagements", en Note 28 (c).

 

Note 26. — Instruments financiers.

a) Désignation des instruments dérivés en vue de leur comptabilisation comme instruments de couverture. — Le Groupe a recours à des instruments financiers dérivés pour gérer son exposition aux risques de marché. Ces instruments financiers sont destinés uniquement à couvrir les risques sur des transactions futures ou des engagements fermes. Le Groupe n’utilise pas d’instruments dérivés à des fins spéculatives.

Comptablement, certains instruments dérivés sont désignés comme instruments de couverture de flux de trésorerie et de juste valeur en conformité avec les critères établis par la norme IAS 39 – "Instruments financiers : Comptabilisation et Évaluation".

Les autres instruments dérivés, pour lesquels la documentation de la relation de couverture ne répond pas aux exigences de la norme IAS 39 car elle représenterait un rapport coût-bénéfice désavantageux pour le Groupe, ne sont pas désignés comptablement comme des instruments de couverture. Les variations de juste valeur de ces instruments sont comptabilisées en compte de résultat, conformément à IAS 39.

 

b) Justes valeurs.

— Le tableau ci-après détaille la valeur comptable et la juste valeur des instruments financiers comptabilisés au bilan :

 

Instruments financiers au bilan :

 

(En millions d’euros) 

Catégorie IAS 39 

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Valeur comptable

Juste valeur

Valeur comptable

Juste valeur

Valeur comptable

Juste valeur

Actifs

 

 

 

 

 

 

 

    Trésorerie et équivalents de trésorerie

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

1 429

1 429

1 155

1 155

1 735

1 735

Clients

Prêts et créances au coût amorti

2 515

2 515

2 674

2 674

2 737

2 737

    Autres débiteurs

Prêts et créances au coût amorti

1 061

1 061

1 126

1 126

925

925

    Autres actifs financiers

 

1 096

1 096

830

830

626

626

         Placements détenus jusqu’à leur échéance

Placements détenus jusqu’à leur échéance au coût amorti

3

3

1

1

3

3

        Actifs financiers disponibles à la vente

Actifs disponibles à la vente à la juste valeur par capitaux propres

780

780

628

628

444

444

        Actifs financiers détenus à des fins de transaction

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

 

 

 

 

 

 

         Prêts et placements long terme

Prêts et créances au coût amorti

191

191

153

153

150

150

         Charges de retraite payées d’avance

 

104

104

31

31

15

15

        Trésorerie soumise à restriction

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

18

18

17

17

14

14

    Instruments dérivés actifs

cf. ci-dessous

57

57

130

130

147

147

Passifs

 

 

 

 

 

 

 

    Concours bancaires courants

Passifs financiers au coût amorti

483

483

278

278

332

332

    Fournisseurs

Passifs financiers au coût amorti

1 732

1 732

1 598

1 598

1 675

1 675

    Autres créditeurs

Passifs financiers au coût amorti

1 553

1 553

1 668

1 668

1 575

1 575

    Emprunts obligataires

Passifs financiers au coût amorti

5 652

5 520

6 138

6 303

5 532

5 787

    Autres passifs financiers à long terme (y compris la part à moins d’un an)

Passifs financiers au coût amorti

3 504

3 487

4 352

4 339

2 878

2 886

    Options de vente octroyées aux minoritaires

 

470

470

317

317

263

263

    Instruments dérivés passifs

cf. ci-dessous

62

62

45

45

98

98

Instruments dérivés

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés de taux

 

-22

-22

-1

-1

26

26

        Dérivés désignés comme instrument de couverture de flux de trésorerie

 

-15

-15

-2

-2

-10

-10

         Dérivés désignés comme instrument de couverture de juste valeur

 

-8

-8

1

1

36

36

        Dérivés non désignés comptablement comme instrument de couverture

 

1

1

 

 

 

 

    Instruments dérivés de change

 

8

8

35

35

-33

-33

         Dérivés désignés comme instrument de couverture de flux de trésorerie

 

-2

-2

-2

-2

 

 

         Dérivés désignés comme instrument de couverture de juste valeur

 

 

 

 

 

 

 

         Dérivés non désignés comptablement comme instrument de couverture

 

10

10

37

37

-33

-33

    Instruments dérivés sur matières premières

 

9

9

-18

-18

4

4

         Dérivés désignés comme instrument de couverture de flux de trésorerie

 

9

9

-18

-18

4

4

         Dérivés désignés comme instrument de couverture de juste valeur

 

 

 

 

 

 

 

        Dérivés non désignés comptablement comme instrument de couverture

 

 

 

 

 

 

 

    Autres instruments dérivés

 

 

 

69

69

52

52

         Dérivés actions qualifiés de transaction

 

 

 

62

62

13

13

         Dérivés incorporés qualifiés de transaction

 

 

 

7

7

39

39

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

La valeur de marché des instruments utilisés a été déterminée sur la base d’informations de marché disponibles ou à partir d’autres méthodes de valorisation, telle que la valeur actualisée des flux de trésorerie. En tout état de cause, l’estimation des valeurs de marché se fonde sur une certaine interprétation des informations de marché nécessaires à la valorisation. De ce fait, ces estimations ne reflètent pas nécessairement les montants qui pourraient être reçus ou versés en cas de dénouement des instruments sur le marché.

L’utilisation de différentes estimations, méthodes et hypothèses peut avoir un effet important sur les montants estimés de juste valeur. Les méthodes utilisées sont les suivantes :

– Trésorerie et équivalents de trésorerie, clients, fournisseurs et concours bancaires courants : en raison de leur caractère court terme, la valeur comptable de ces éléments est une estimation de leur juste valeur ;

– Autres actifs financiers : pour les titres des sociétés non cotées (37 millions d’euros au 31 décembre 2007), aucune estimation raisonnable de la juste valeur n’a pu être réalisée en raison des coûts excessifs qu’elle engendrerait. L’investissement du Groupe dans Cimentos de Portugal (Cimpor) est comptabilisé à sa valeur de marché. Les plus- et moins-values latentes sont enregistrées dans une composante séparée des capitaux propres ;

– Emprunts obligataires : la juste valeur des emprunts obligataires a été estimée à la valeur de marché des emprunts dès lors que le marché est suffisamment liquide ;

– Autres passifs financiers à long terme : la juste valeur des autres passifs financiers à long terme a été déterminée, en estimant les flux de trésorerie futurs relatifs à chaque emprunt, actualisés avec un taux d’intérêt prenant en considération le risque de crédit du Groupe à la date de clôture pour des emprunts similaires ;

– Instruments dérivés : la juste valeur des instruments dérivés de change, de taux d’intérêt, des dérivés sur matières premières et des dérivés sur actions a été calculée en utilisant les prix de marché que le Groupe devrait payer ou recevoir pour dénouer ces contrats.

 

c) Risque de change. — Dans le cours normal de ses activités, la politique du Groupe est de couvrir tous les risques de change sur ses transactions en devises étrangères par des instruments dérivés dès lors qu’un engagement ferme ou hautement probable en devise étrangère est pris ou connu. Ces instruments dérivés sont limités à des contrats à terme, des swaps et des options de change ayant une maturité initiale généralement inférieure à un an.

Cette politique est d’application dans toutes les filiales du Groupe auxquelles il appartient d’en assurer le suivi. Lorsque la réglementation locale le permet, les filiales doivent couvrir leurs éventuelles expositions avec la trésorerie centrale du Groupe.

Les procédures du Groupe visent à réduire l’exposition au risque de change en imposant que les emprunts et placements des entreprises contrôlées soient libellés dans la même devise que les flux de trésorerie générés par les activités ordinaires, à savoir dans la monnaie fonctionnelle. Le Groupe peut adapter cette règle générale dans des cas particuliers pour tenir compte de la situation économique spécifique d’un pays (forte inflation, taux d’intérêt élevés, convertibilité et liquidité de la monnaie, etc.). Dans le cadre de cette politique, le Groupe est également amené à utiliser des swaps de devises pour convertir en devises étrangères des dettes le plus souvent libellées en euros.

Voir la Section 4.5 (Risques de marché) du Document de Référence pour plus de détails sur notre exposition au risque de change.

 

— Couverture du risque de change : Au 31 décembre 2007, les contrats à terme ont été principalement conclus pour une durée inférieure à un an. Le montant nominal des instruments de couverture de change à la date de clôture de l’exercice est le suivant :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Achats à terme et swaps de change

 

 

 

    Dollar américain (USD)

293

298

460

    Livre sterling (GBP)

428

766

491

    Autres devises

250

235

164

        Total

971

1 299

1 115

Ventes à terme et swaps de change

 

 

 

    Dollar américain (USD)

1 991

1 948

1 716

    Livre sterling (GBP)

293

1 061

729

    Autres devises

289

417

288

        Total

2 573

3 426

2 733

 

— Analyse de la valeur au bilan des instruments dérivés couvrant le risque de change : Au 31 décembre 2007, 2006 et 2005, la plupart des instruments dérivés couvrant le risque de change ne sont pas documentés, sur un plan comptable, comme des instruments de couverture (voir la Note 26 (a) (Désignation des instruments dérivés en vue de leur comptabilisation comme instruments de couverture)) et les variations de juste valeur sont, en conséquence, comptabilisées en compte de résultat. L’impact net comptabilisé en frais financiers en 2007 est présenté en Note 7.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Actifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés non-courants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés courants

43

 

43

49

 

49

47

 

47

    Réévaluation nette des prêts et emprunts financiers en devises

 

 

 

 

 

 

 

24

24

Passifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés non-courants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés courants

35

 

35

14

 

14

80

 

80

    Réévaluation nette des prêts et emprunts financiers en devises

 

16

16

 

46

46

 

 

 

        Impact net sur les capitaux propres

8

-16

-8

35

-46

-11

-33

24

-9

 

d) Risque de taux d’intérêt. — L’exposition du Groupe aux variations de taux d’intérêt recouvre deux natures de risques :

– un risque de prix lié aux actifs et passifs financiers à taux fixe. Les variations de taux d’intérêt influent sur la valeur de marché des actifs et passifs financiers à taux fixe ;

– un risque de flux de trésorerie lié aux actifs et passifs financiers à taux variable. Les variations de taux d’intérêt ont une Incidence directe sur le résultat futur du Groupe.

Le Groupe, dans le cadre de sa politique générale, arbitre entre ces deux natures de risques, en utilisant au besoin des swaps de taux d’intérêt et options.

Les instruments dérivés de taux d’intérêt existant au 31 décembre 2007 sont pour la plupart désignés comme instruments de couverture de :

– flux de trésorerie pour les dérivés couvrant le risque de flux de trésorerie ;

– juste valeur pour les dérivés couvrant le risque de prix.

 

— Couverture du risque de taux d’intérêt :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre 2007

À moins d’un an

De un à cinq ans

À plus de cinq ans

Total

Fixe

Variable

Fixe

Variable

Fixe

Variable

Fixe

Variable

Passifs financiers (*)

679

935

1 308

2 412

4 207

98

6 194

3 445

Trésorerie et équivalents de trésorerie

 

-1 429

 

 

 

 

 

-1 429

    Position nette avant gestion

679

-494

1 308

2 412

4 207

98

6 194

2 016

Produits dérivés

70

-70

-243

243

-706

706

-879

879

    Position nette après gestion

749

-564

1 065

2 655

3 501

804

5 315

2 895

(*) Passifs financiers hors options de vente octroyées aux minoritaires.

 

Le montant notionnel de l’ensemble des instruments dérivés de taux aux dates de clôture est le suivant :

 

— Montant notionnel des contrats par date d’échéance au 31 décembre 2007 (*) :

 

(En millions d’euros)

Taux moyen

2008

2009

2010

2011

2012

> 5 ans

Total

Payeur de taux fixe (couverture de flux de trésorerie)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

6,5 %

70

 

 

 

 

 

70

    Autres devises

7,9 %

 

7

5

13

21

58

104

Payeur de taux variable (couverture de juste valeur)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

4,4 %

 

 

 

 

 

600

600

    Autres devises

6,5 %

 

 

273

 

 

136

409

Autres instruments dérivés de taux

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

 

 

 

 

 

 

 

 

    Autres devises

7,0 %

34

17

 

 

 

 

51

        Total

 

104

24

278

13

21

794

1 234

 

— Montant notionnel des contrats par date d’échéance Au 31 décembre 2006 (*) :

 

(En millions d’euros)

Taux moyen

2007

2008

2009

2010

2011

> 5 ans

Total

Payeur de taux fixe (couverture de flux de trésorerie)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

6,3 %

151

70

 

 

 

 

221

    Autres devises

5,1 %

28

25

8

 

 

 

61

Payeur de taux variable (couverture de juste valeur)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

3,3 %

 

 

 

 

 

600

600

    Autres devises

6,2 %

 

 

 

298

 

152

450

Autres instruments dérivés de taux

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

 

 

 

 

 

 

 

 

    Autres devises

9,5 %

21

7

 

 

 

 

28

        Total

 

200

102

8

298

 

752

1 360

 

— Montant notionnel des contrats par date d’échéance Au 31 décembre 2005 (*) :

 

(En millions d’euros)

Taux moyen

2006

2007

2008

2009

2010

> 5 ans

Total

Payeur de taux fixe (couverture de flux de trésorerie)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

6,1 %

100

151

70

 

 

 

321

    Autres devises

4,8 %

5

4

 

9

 

 

18

Payeur de taux variable (couverture de juste valeur)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Euro

2,1 %

 

 

 

 

 

600

600

    Autres devises

5,5 %

 

 

 

 

292

170

462

        Total

 

105

155

70

9

292

770

1 401

(*) Le montant notionnel des contrats représente la valeur nominale des instruments financiers traités avec des contreparties. Les montants notionnels libellés en devises étrangères sont exprimés en euros au taux de la date de clôture de l’exercice.

 

— Analyse de la valeur au bilan des instruments dérivés couvrant le risque de taux :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Juste valeur des dérivés

Réévaluation du sous-jacent

Impact net

Actifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Instruments dérivés non courants

2

 

2

7

 

7

36

 

36

    Instruments dérivés courants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Passifs financiers, part à plus d’un an

 

-8

-8

 

1

1

 

36

36

    Instruments dérivés non courants

24

 

24

7

 

7

10

 

10

    Instruments dérivés courants

 

 

 

1

 

1

 

 

 

        Impact net sur les capitaux propres

-22

8

-14

-1

-1

-2

26

-36

-10

 

e) Risque sur matières premières. — Le Groupe est exposé au risque de variation des prix de certaines matières premières, notamment sur les marchés de l’électricité, du gaz naturel, du petcoke, du charbon, du fuel, du diesel, du gasoil et du fret maritime.

Le Groupe a recours à des instruments dérivés pour gérer le risque sur matières premières. Au 31 décembre 2007 et 2006, les engagements portent essentiellement sur des swaps et des options. Au 31 décembre 2005, les engagements représentaient un montant non significatif pour le Groupe.

Voir la Section 4.5 (Risques de marché) du Document de Référence pour plus de détails sur notre politique et nos procédures de gestion du risque sur matières premières.

 

— Couverture du risque sur matières premières : Le montant nominal résiduel des instruments dérivés sur matières premières aux dates de clôture est le suivant :

 

– Montant notionnel résiduel des contrats par date d’échéance Au 31 décembre 2007 (*) :

 

(En millions d’euros)

2008

2009

2010

2011

2012

> 5 ans

Total

Gaz naturel (Nymex)

30

18

6

 

 

 

54

Fuel (NYMEX)

31

5

 

 

 

 

36

Autres

22

 

 

 

 

 

22

    Total

83

23

6

 

 

 

112

 

– Montant notionnel résiduel des contrats par date d’échéance Au 31 décembre 2006 (*) :

 

(En millions d’euros)

2007

2008

2009

2010

2011

> 5 ans

Total

Gaz naturel (Nymex)

44

23

8

 

 

 

75

Fuel (NYMEX)

34

4

 

 

 

 

38

Autres

72

12

 

 

 

 

84

    Total

150

39

8

 

 

 

197

(*) Le montant notionnel résiduel des contrats représente la valeur nominale résiduelle au 31 décembre des instruments financiers traités avec des contreparties. Les montants notionnels libellés en devises étrangères sont exprimés en euros au taux de la date de clôture de l’exercice.

 

— Analyse de la valeur au bilan des instruments dérivés couvrant le risque sur matières premières : Les instruments dérivés sur matières premières existant au 31 décembre 2007 et 2006 sont tous désignés comme instruments de couverture de flux de trésorerie.

 

– Les valeurs au bilan des instruments dérivés sur matières premières sont les suivantes :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

Actifs

 

 

    Instruments dérivés non courants

3

1

    Instruments dérivés courants

9

4

Passifs

 

 

    Instruments dérivés non courants

2

13

    Instruments dérivés courants

1

10

    Impact net sur les capitaux propres

9

-18

 

f) Risque de contrepartie sur opérations financières. — Le Groupe est exposé au risque de crédit en cas de défaillance d’une contrepartie. Le Groupe a mis en place des politiques visant à limiter son exposition au risque de contrepartie. Ces politiques reposent sur une sélection rigoureuse des contreparties en fonction de plusieurs critères (notations des agences de notation, actifs et capitaux propres), et selon les échéances des transactions.

L’exposition du Groupe au risque de crédit est limitée et le Groupe considère qu’il n’existe aucune concentration importante de risque avec une contrepartie. Il ne prévoit aucune défaillance de tiers pouvant avoir un impact important sur les états financiers du Groupe.

 

g) Risque de liquidité. — Le Groupe a mis en place des politiques visant à limiter son exposition au risque de liquidité. Conformément à ces politiques, une part importante de l’endettement du Groupe est à long terme. De plus, le Groupe a souscrit des lignes de crédit confirmées auprès de diverses banques, affectées en priorité à la couverture de ses échéances à moins d’un an et de ses financements court terme, afin de garantir la disponibilité de liquidités selon ses besoins.

Voir la Section 4.4 (Trésorerie et capitaux) et la Note 28 du Document de Référence pour plus de détails sur notre exposition au risque de liquidité.

 

Note 27. — Autres créditeurs.

— Les autres créditeurs se décomposent comme suit :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Personnel - rémunérations dues

402

423

425

Intérêts à payer

152

178

163

État - autres impôts et taxes

165

181

192

Dettes sur immobilisations

260

99

90

Autres

574

787

705

Autres créditeurs

1 553

1 668

1 575

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

Le poste "Autres" inclut les dettes vis-à-vis des fournisseurs hors exploitation, les dividendes à payer, les dettes vis-à-vis des entreprises associées et les dettes liées aux développements externes.

 

Note 28. — Engagements hors bilan.

Les procédures mises en place par le Groupe permettent de recenser l’ensemble des principaux engagements du Groupe et de ne pas omettre d’engagements significatifs.

 

a) Hypothèques, nantissements et autres garanties données.

 

— Les nantissements de titres et d’actifs, les hypothèques et les cautions et garanties données représentent les montants suivants :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

 

2007

2006 (*)

2005

Nantissements de titres et d’actifs

43

6

5

Hypothèques

288

354

475

Cautions et autres garanties données

215

241

271

    Total

546

601

751

(*) Des activités poursuivies seulement.

 

— Les principaux nantissements et hypothèques contractés par le Groupe au 31 décembre 2007 sont détaillés ci-après :

 

(En millions d’euros)

Montant d’actif nanti

Total bilan

% Nanti

Immobilisations corporelles

288

11 904

2 %

    À moins d’un an

32

 

 

    De un à cinq ans

187

 

 

    À plus de cinq ans

69

 

 

Immobilisations financières

43

1 427

3 %

    À moins d’un an

6

 

 

    De un à cinq ans

2

 

 

    À plus de cinq ans

35

 

 

        Total

331

13 331

2 %

 

Enfin, le Groupe a été amené à accorder des garanties de passif à l’occasion de cessions d’actifs, pour lesquelles le risque est jugé mineur. Le montant maximum des garanties accordées ayant fait l’objet d’un plafonnement et qui sont toujours en vigueur au 31 décembre 2007 s’élève à 319 millions d’euros.

 

b) Obligations contractuelles.

 

— Le montant des obligations contractuelles est présenté ci-dessous :

 

(En millions d’euros)

Paiements dus par période

Au 31 décembre

À moins d’ 1 an

De 1 à 5 ans

À plus de 5 ans

2007

2006 (1)

2 005

Passifs financiers (2)

1 614

3 720

4 305

9 639

10 768

8 742

Dont obligations en matière de location financement

6

25

15

46

59

35

Paiements d’intérêts prévus (3)

468

1 380

1 507

3 355

3 638

2 260

Paiements nets prévus dans le cadre des swaps de taux d’intérêts (4)

13

27

3

43

-27

-92

Locations d’exploitation

217

435

290

942

857

863

Engagements d’investissements industriels et autres engagements d’achats

1 227

664

392

2 283

1 948

1 902

Autres engagements

91

36

39

166

167

177

    Total

3 630

6 262

6 536

16 428

17 351

13 852

(1) Activités poursuivies seulement.

(2) Les passifs financiers sont présentés hors options de vente octroyées aux minoritaires (cf. Note 25).

(3) Les paiements d’intérêts prévus sont déterminés sur la base des taux en vigueur au 31 décembre et sont calculés hors intérêts sur billets de trésorerie dont les taux sont précomptés. Les paiements d’intérêts prévus incluent les paiements d’intérêts sur les instruments dérivés de change. (4) Les paiements d’intérêts prévus pour la jambe variable des swaps sont calculés sur la base des taux en vigueur au 31 décembre.

 

Le Groupe loue des terrains, carrières, constructions et équipements en location d’exploitation. La charge locative relative aux exercices clos les 31 décembre 2007, 2006 et 2005, s’élève respectivement à 186 millions d’euros, 187 millions d’euros et 134 millions d’euros pour les activités poursuivies.

Les appels de cotisation et les prestations à verser dans le futur au titre des régimes de retraite et autres avantages post-emploi ne sont pas inclus dans le tableau ci-dessus, dans la mesure où les flux de trésorerie afférents sont incertains. Pour plus d’information sur ces éléments, se reporter au montant indiqué comme part à moins d’un an des provisions avantages du personnel indiqué dans le bilan, et en Note 23.

 

c) Autres engagements financiers.

 

— Le montant des autres engagements financiers est présenté ci-dessous :

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006 (*)

2005

Lignes de crédit confirmées et lignes d’acquisitions non utilisées (**)

10 269

3 547

3 467

Obligations de rachat d’intérêt dans des entreprises associées et des co-entreprises

36

37

42

    Total

10 305

3 584

3 509

(*) Des activités poursuivies seulement.

(**) Y compris en 2007 la ligne de crédit de 7,2 milliards d’euros mise en place pour l’acquisition d’Orascom Cement.

 

Note 29. — Procédures judiciaires et d’arbitrage.

Le 3 décembre 2002, Lafarge a fait l’objet d’une décision de la Commission européenne lui imposant une amende de l’ordre de 250 millions d’euros au motif que certaines de ses filiales auraient participé avec leurs concurrents, entre 1992 et 1998, à des répartitions de marché ainsi qu’à des concertations sur les prix de la plaque de plâtre, essentiellement au Royaume-Uni et en Allemagne. Lafarge conteste vigoureusement cette décision et a déposé un recours auprès du tribunal de première instance (TPI) à Luxembourg le 14 février 2003. La procédure devant le TPI est désormais close suite à l’audience de plaidoiries qui s’est tenue le 25 janvier 2007 à Luxembourg, et au cours de laquelle Lafarge et la Commission européenne ont présenté leurs arguments respectifs. Il est probable que la décision du TPI ne sera rendue qu’au cours de l’année 2008. En contrepartie de la fourniture d’une garantie bancaire, aucun paiement ne sera exigible avant la décision du TPI.

À la suite d’enquêtes sur le marché allemand du ciment, les autorités allemandes de la concurrence (le Bundeskartellamt) ont imposé, le 14 avril 2003, des amendes aux principaux cimentiers en Allemagne, dont l’une d’un montant de 86 millions d’euros à Lafarge Zement, la filiale cimentière du Groupe en Allemagne, au titre de prétendues pratiques anticoncurrentielles en Allemagne. Lafarge Zement estime que le montant de l’amende est disproportionné au regard des faits et a formé un recours contre cette décision auprès du tribunal supérieur (le Oberlandesgericht) de Düsseldorf. Le 15 août 2007, Lafarge Zement s’est partiellement désisté de son appel pour certains griefs qui lui avaient été notifiés par le Bundeskartellamt et a en conséquence payé un montant de 16 millions d’euros en date du 2 novembre 2007. La décision du tribunal concernant les griefs pour lesquels Lafarge Zement a maintenu son appel n’est pas attendue avant 2008. Aucun paiement supplémentaire ou garantie n’est dû avant la décision du tribunal.

Un montant de 300 millions d’euros a été provisionné dans les comptes clos au 31 décembre 2002 au titre de ces litiges. Des provisions supplémentaires ont été passées dans les comptes clos chaque année depuis 2003 au titre des intérêts courus sur une partie de cette somme, pour un montant total de 51 millions d’euros au 31 décembre 2007. Suite au paiement de 16 millions euros par Lafarge Zement le 2 novembre 2007, une reprise sur provision correspondante a été effectuée à la clôture du 31 décembre 2007.

Le 5 décembre 2007, le Bundeskartellamt a notifié à Lafarge Dachsystem son intention de condamner les principales entreprises du secteur de la toiture à des amendes pour avoir enfreint les règles de concurrence en Allemagne. Cette procédure fait suite aux investigations conduites par le Bundeskartellamt en décembre 2006 dans les locaux desdites entreprises. Depuis lors, Lafarge Dachsystem a été cédée à PAI Partners mais Lafarge a consenti une garantie d’indemnisation au titre d’éventuelles amendes susceptibles d’être infligées à Lafarge Dachsystem au titre de cette procédure, et ce dans la mesure où les pratiques concernées étaient en vigueur antérieurement à la date de cession. Une provision de 20 millions d’euros a été constituée dans les comptes clos au 31 décembre 2007.

Fin 2005, des demandes collectives (class actions) ont été déposées auprès du Tribunal fédéral de l’État de Louisiane (United States District Court for the Eastern District of Louisiana). Dans leurs allégations, les demandeurs considèrent que notre filiale américaine Lafarge North America Inc. ainsi que d’autres défendeurs sont responsables de décès et de dommages corporels et matériels, y compris environnementaux, subis par des personnes situées à La Nouvelle-Orléans et dans ses environs, en Louisiane, du fait d’une barge qui aurait provoqué la rupture de la digue du Industrial Canal à La Nouvelle-Orléans durant ou à la suite de l’ouragan Katrina. Notre filiale Lafarge North America Inc. à l’intention d’opposer une défense vigoureuse à ces actions. Lafarge North America Inc. estime que ces allégations à son encontre sont sans fondement et que ces actions n’auront pas d’effet significatif défavorable sur les résultats de ces opérations, sur les flux de trésorerie ainsi que sur sa situation financière.

Enfin, certaines filiales du Groupe font l’objet de litiges et de réclamations dans le cours normal de leurs affaires. Le règlement de ces litiges ne devrait pas avoir d’effets significatifs sur la situation financière, les résultats ou les flux de trésorerie de la Société et/ou du Groupe. À la connaissance de la Société, il n’existe pas d’autres procédures gouvernementales, judiciaire ou d’arbitrage qui pourrait avoir, ou a eu récemment, des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Société et/ou du Groupe.

 

Note 30. — Parties liées.

Lafarge n’a pas conclu de transactions avec des parties liées, au sens du paragraphe 9 de la norme IAS 24, à l’exception des informations présentées ci-après et à l’alinéa b) de la Note 31.

Les transactions avec les entreprises associées et les co-entreprises ne sont pas significatives sur l’exercice 2007.

Les transactions intervenues avec d’autres sociétés apparentées au Groupe sont les suivantes : M. Michel Pébereau est administrateur de Lafarge S.A. et Président de BNP Paribas et Mme Hélène Ploix ainsi que M. Alain Joly sont administrateurs de Lafarge S.A. et de BNP Paribas. Lafarge S.A. a conclu et continuera à conclure des opérations courantes à des conditions normales avec BNP Paribas, notamment des mandats d’acquisitions ou de désinvestissements des financements, des contrats de crédit et contrats liés à l’offre de valeurs mobilières. Ces contrats ont été et continueront à être soumis à autorisation préalable du Conseil d’administration de Lafarge S.A. et communiqués à ses commissaires aux comptes et à ses actionnaires conformément à la loi française sur les conventions réglementées.

Lafarge S.A. a conclu une convention de coopération avec Cimentos de Portugal SGPS, S.A. (Cimpor), société dans laquelle le Groupe détient une participation de 17,3 %, dans le domaine de la performance industrielle et technique, l’utilisation de combustibles alternatifs, la gestion des ressources humaines, la formation et le développement produit. Le contrat a été conclu le 12 juillet 2002 pour une durée initiale expirant le 31 mars 2005. Il a fait l’objet d’un renouvellement jusqu’au 31 mars 2009. Le Groupe a reçu un montant total d’environ 1,2 million d’euros de Cimpor en 2007 dans le cadre de cette convention contre 1,2 million d’euros en 2006 et 1,4 million d’euros en 2005. Lafarge S.A. a actuellement un administrateur commun avec Cimpor, qui est M. Jacques Lefèvre. L’un des Directeurs généraux adjoints du Groupe, M. Jean-Carlos Angulo, est également administrateur de Cimpor.

 

Note 31. — Charges de personnel et rémunérations allouées aux membres des organes d’administration et de direction.

a) Effectif et charges de personnel.

 

(En millions d’euros)

Au 31 décembre

2007

2006

2005

Cadres

12 122

12 731

12 217

Non cadres

57 197

70 003

67 929

    Total des effectifs (*)

69 319

82 734

80 146

        Dont activités cédées ou en cours de cession

 

12 058

11 512

        Dont sociétés en intégration proportionnelle

9 397

10 662

8 909

(*) Les effectifs à 100 % des sociétés consolidées contrôlées (selon les méthodes de consolidation globale et proportionnelle) s’élèvent à 77 721 au 31 décembre 2007, 92 466 au 31 décembre 2006 et 88 389 au 31 décembre 2005.

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Total des charges de personnel

2 388

3 203

2 833

    Dont activités cédées ou en cours de cession

 

417

408

    Dont sociétés en intégration proportionnelle

73

116

107

 

b) Rémunérations allouées aux membres des organes d’administration et de direction.

 

(En millions d’euros)

Exercices clos le 31 décembre

2007

2006

2005

Conseil d’administration (1)

0,5

0,5

0,5

Direction

23,2

24,5

23,8

Avantages court terme

10,6

9,0

9,3

Avantages post-emploi (2)

5,7

8,5

9,5

Autres avantages long terme

 

 

0,6

Paiements fondés sur des actions (3)

6,9

7,0

4,4

    Total

23,7

25,0

24,3

(1) Jetons de présence. (2) Variation de la valeur actualisée de l’obligation. (3) Charge de l’exercice évaluée en conformité aux principes décrits en Note 2 (x).

 

Note 32. — Quotas d’émission de gaz à effet de serre.

Le Groupe comptabilise les permis d’émission négociables dans le cadre de plans de réduction d’émission des gaz à effet de serre conformément aux principes décrits en Note 2 (y).

En 2003, l’Union européenne a adopté une directive mettant en oeuvre le Protocole de Kyoto, sur le changement climatique. Cette directive a mis en place un système de quotas d’émissions de CO2 dans l’Union européenne : dans les secteurs industriels concernés par ce système, il est alloué à chaque installation un certain nombre de quotas d’émissions de CO2. Les opérateurs industriels qui parviennent à maintenir leurs émissions de CO2 au-dessous des allocations octroyées pour leurs installations peuvent vendre leurs excès de quotas à d’autres sociétés qui ont émis plus de CO2 que les quotas qui leur avaient été initialement attribués. Une autre disposition permet aux industriels de l’Union européenne d’utiliser des crédits résultant d’investissements dans des projets réduisant les émissions dans des pays en croissance, afin de respecter leurs obligations dans l’Union européenne.

Cette directive sur l’échange des quotas d’émissions est entrée en vigueur le 1er janvier 2005 et chaque État Membre a publié un Plan National d’Allocations de Quotas (PNAQ) déterminant la quantité de quotas attribuée à chaque site industriel. Ces PNAQ ont ensuite été approuvés par la Commission européenne.

L’ensemble de nos cimenteries de l’Union européenne, ainsi que, dans une moindre mesure, notre Activité Plâtre, sont concernées par la directive sur l’échange des quotas d’émissions et ses dispositions. Nous opérons des cimenteries dans 11 des 27 pays de l’Union européenne. Les quotas qui leur ont été alloués représentaient environ 25 millions de tonnes de CO2 par an sur la période 2005-2007. Le Groupe suit ces quotas sur une base annuelle. Les émissions réelles sont suivies et consolidées sur une base mensuelle. Les prévisions de la position annuelle sont régulièrement mises à jour au cours de la période. En cas d’émissions réelles sur l’année supérieures aux quotas alloués pour la même période, des quotas sont achetés sur le marché. En situation inverse, les surplus sont vendus sur le marché.

À fin 2007, sur une base consolidée (après équilibrage des positions déficitaires et excédentaires de nos filiales), le Groupe disposait d’un léger surplus de quotas que nous avons vendus, leur report sur 2008 n’étant pas possible.

Pour l’année 2008, sur la base de nos prévisions actuelles de production, qui peuvent être amenées à évoluer en cas de tendances de marché différentes de celles anticipées aujourd’hui, les quotas reçus dans le cadre du nouveau PNAQ (2008-2012) devraient couvrir nos besoins évalués sur une base consolidée.

 

Note 33. — Informations supplémentaires sur les flux de trésorerie.

Les principales opérations sans contrepartie de trésorerie sont décrites ci-après :

 

a) Constitution de la coentreprise Lafarge Shui On Cement en Chine (en 2005). — Comme décrit en Note 9 (b), le 11 août 2005, le Groupe et Shui On Construction And Materials Limited ("SOCAM") ont signé un accord de partenariat sous la forme d’une coentreprise visant à regrouper leurs opérations cimentières en Chine. SOCAM est un cimentier majeur du sud-ouest de la Chine. Le 9 novembre 2005, les deux parties ont constaté la réalisation des conditions qui rendent définitifs leurs accords et la coentreprise, appelée Lafarge Shui On Cement a été établie, détenue à 55 % par le Groupe. Selon les accords de partenariat, le contrôle de Lafarge Shui On Cement est réparti entre le Groupe et SOCAM ; les décisions stratégiques, financières et opérationnelles liées à l’activité requièrent le consentement des deux parties.

La valeur d’apport de Shui On dans la coentreprise Lafarge Shui On Cement s’élève à 137 millions d’euros, soit 75 millions d’euros au niveau du Groupe. Cette acquisition a été comptabilisée selon la méthode de l’acquisition. Le prix d’acquisition a été alloué de façon préliminaire aux actifs et passifs acquis sur la base des justes valeurs estimées.

Les apports Lafarge ont, eux, été estimés à 168 millions d’euros. La part conservée dans les actifs précédemment détenus (55 %) n’a pas fait l’objet d’une réévaluation et demeure donc en valeur historique dans les états financiers du Groupe.

 

b) Dissolution de la coentreprise Readymix Asland (en 2005). — Le 3 novembre 2005, Lafarge et Cemex signaient une lettre d’intention pour mettre un terme à leur coentreprise à 50/50 dans Readymix Asland SA (RMA) en Espagne. Toutes les conditions suspensives étaient levées au 31 décembre 2005.

Avec 122 centrales à béton et 12 carrières de granulats, RMA était le leader du marché espagnol. Selon les termes de cet accord, Lafarge Asland détient 100 % de RMA et Cemex reçoit en échange 28 centrales à béton, 6 carrières de granulats et a reçu approximativement 50 millions d’euros qui ont été versés, pour la majeure partie en 2006. La valeur des actifs échangés dans le cadre de cette opération était d’environ 150 millions d’euros. Cette opération n’a donné lieu à la comptabilisation d’aucun résultat s’agissant de la distribution d’actifs d’une société entre ses actionnaires.

 

Note 34. — Événements postérieurs à la clôture.

Il n’y a aucun événement postérieur à la clôture à signaler.

 

Note 35. — Liste des principales filiales au 31 décembre 2007.

Sociétés

Pays

Ciment

Granulats & béton

Plâtre

Autres

% D’intérêts

Méthode de consolidation

Lafarge Aggregates South Africa (Pty) ltd

Afrique du Sud

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Gypsum (Pty) Ltd

Afrique du Sud

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge industries South Africa (Pty) ltd

Afrique du Sud

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge South Africa (Pty) Ltd

Afrique du Sud

x

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Gips GmbH

Allemagne

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge Zement Karsdorf GmbH

Allemagne

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Zement Wössingen gmbh

Allemagne

x

 

 

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Plasterboard Pty Ltd

Australie

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge Perlmooser GmbH

Autriche

x

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Surma Cement Limited

Bangladesh

x

 

 

 

29,44

Proportionnelle

Central Béton Ltd

Brésil

 

x

 

 

94,71

Globale

Lafarge Brazil S.A.

Brésil

x

x

 

 

94,72

Globale

Cimenteries du Cameroun

Cameroun

x

 

 

 

54,73

Globale

Lafarge Canada Inc

Canada

x

x

x

 

100,00

Globale

Empresas Melon S.A.

Chili

x

x

 

Mortiers

84,21

Globale

Lafarge Hormigones

Chili

 

x

 

 

84,21

Globale

Lafarge Chongqing Cement Co. Ltd.

Chine

x

 

 

 

38,82

Proportionnelle

Lafarge Dujiangyan Cement Company Limited

Chine

x

 

 

 

41,25

Proportionnelle

Lafarge Shui On (Beijing) Technical Services Co. Ltd.

Chine

x

 

 

 

55,00

Proportionnelle

Sichan Shungma Co Limited

Chine

x

 

 

 

31,25

Proportionnelle

Yunnan Shui On Building Materials Investment Co. Ltd. (Yunnan Dongjun Cement)

Chine

x

 

 

 

44,00

Proportionnelle

Lafarge Halla Cement Corporation

Corée

x

 

 

 

71,47

Globale

Lafarge Plasterboard System Co. Ltd.

Corée

 

 

x

 

50,00

Proportionnelle

Alexandria Portland Cement Company SAE

Égypte

x

 

 

 

49,30

Proportionnelle

Beni Suef Cement Company

Égypte

x

 

 

 

49,95

Proportionnelle

Lafarge Cementos

Équateur

x

 

 

 

98,57

Globale

Lafarge Aridos y Hormigones

Espagne

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Cementos S.A.

Espagne

x

x

 

 

100,00

Globale

Blue Circle North America Inc

États-Unis

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge North America Inc

États-Unis

x

x

x

 

100,00

Globale

Béton Chantier de Bretagne

France

 

x

 

 

58,28

Globale

Granulats Bourgogne Auvergne

France

 

x

 

 

70,00

Globale

Granulats du Midi

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Béton de l’Ouest

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Bétons Sud Est

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Bétons Sud Ouest

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Bétons Vallée de Seine

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Ciments

France

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge CRIC

France

x

 

 

 

82,92

Globale

Lafarge Granulats Seine Nord

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Granulats Sud

France

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Plâtres

France

 

 

x

 

99,97

Globale

Lafarge SOBEX

France

 

x

 

 

93,34

Globale

Société des Ciments Antillais

France

x

x

 

 

69,44

Globale

Heracles General Cement Company S.A.

Grèce

x

 

 

 

86,73

Globale

Lafarge Beton Industrial Commercial S.A.

Grèce

 

x

 

 

86,73

Globale

Lafarge Cementos de CV

Honduras

x

 

 

 

53,00

Globale

Lafarge India PVT Limited

Inde

x

 

 

 

94,38

Globale

P.t. Semen Andalas Indonesia

Indonésie

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Plasterboard (Ireland) Limited

Irlande

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge Adriasebina S.R.L.

Italie

x

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Gessi S.P.A.

Italie

 

 

x

 

100,00

Globale

Jordan Cement Factories Company PSC

Jordanie

x

 

 

 

50,28

Globale

Bamburi Cement Ltd

Kenya

x

 

 

 

58,64

Globale

Financière Daunou 11 (Holding détenant Monier)

Luxembourg

 

 

 

Toiture

35,23

Mise en équivalence (1)

Associated Pan Malaysia Cement Sdn Bhd

Malaisie

x

 

 

 

62,20

Globale

Kedah Cement Holdings Berhad

Malaisie

x

 

 

 

62,20

Globale

Lafarge Malayan Cement Berhad

Malaisie

x

 

 

 

62,20

Globale

Lafarge Ciments

Maroc

x

 

 

 

34,93

Proportionnelle

Lafarge Cementos S.A. de C.V.

Mexique

x

 

 

 

94,72

Globale

Ciment Rezina Moldova

Moldavie

x

 

 

 

93,44

Globale

Ashakacem PLC

Nigéria

x

 

 

 

50,16

Globale

Atlas Cement Company Ltd

Nigéria

x

 

 

 

100,00

Globale

West African Portland Cement PLC

Nigéria

x

 

 

 

60,00

Globale

Hima Cement Ltd

Ouganda

x

 

 

 

71,01

Globale

Lafarge Gips BV

Pays-Bas

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge Philippines

Philippines

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Cement S.A.

Pologne

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Gips Sp. Z O.O.

Pologne

 

 

x

 

100,00

Globale

Lafarge kruszywa Sp. Z.O.O.

Pologne

 

x

 

 

100,00

Globale

Betecna S.P.G.S. S.A.

Portugal

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Cement A.S.

République Tchèque

x

 

 

 

97,12

Globale

Lafarge Agregate Betoane

Roumanie

 

x

 

 

65,86

Globale

Lafarge Ciment (Romania)

Roumanie

x

x

 

 

77,81

Globale

Blue Circle Ebbsfleet Limited

Royaume-Uni

 

 

 

Immobilier

100,00

Globale

Lafarge Aggregates Ltd

Royaume-Uni

 

x

 

 

100,00

Globale

Lafarge Cement Uk PLC

Royaume-Uni

x

 

 

 

100,00

Globale

Lafarge Plasterboard Ltd

Royaume-Uni

 

 

x

 

100,00

Globale

Redland Readymix Holdings Limited

Royaume-Uni

 

x

 

 

100,00

Globale

OSC Lafarge Cement

Russie

x

 

 

 

84,07

Globale

Lafarge Beocinska Fabrika Cementa

Serbie-Monténégro

x

 

 

 

42,02

Globale (2)

Lmcb Holding Pte Ltd

Singapour

x

 

 

 

62,20

Globale

Lafarge Cement D.D.

Slovénie

x

 

 

 

55,92

Globale

Lafarge Mahawelli Cement (Private) Limited

Sri Lanka

x

 

 

 

85,00

Globale

Cementia Trading AG

Suisse

x

 

 

 

100,00

Globale

Marine Cement AG / Ltd

Suisse

x

 

 

 

100,00

Globale

Mbeya Cement Company Limited

Tanzanie

x

 

 

 

62,76

Globale

Lafarge Aslan Cimento A.S.

Turquie

x

x

 

 

97,30

Globale

Lafarge Béton Anonim Sirketi

Turquie

 

x

 

 

100,00

Globale

OJSC Mykolaivcement

Ukraine

x

 

 

 

99,26

Globale

CA Fabrica Nacional de Cementos SACA

Vénézuela

x

x

 

 

62,21

Globale

Lafarge Cement Zambia (ex-Chilanga Cement Plc.)

Zambie

x

 

 

 

84,00

Globale

(1) Bien que le Groupe ait cédé le 28 février 2007 son activité Toiture au fonds d’investissement géré par PAI Partners, il conserve une participation de 35,23 % dans le capital de la Holding Toiture.

(2) Bien que le Groupe ne détienne pas plus de la moitié des actions, Beocinska est une société détenue majoritairement par Lafarge BFC Investment GmbH, qui elle-même est une filiale majoritairement détenue par le Groupe, En conséquence, Beocinska est retenue dans le périmètre de consolidation du Groupe.

 

 

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